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Un vétérinaire alerte : une forme rare et contagieuse de cancer du chien fait son retour

Publié par Elsa Fanjul le 08 Nov 2026 à 17:11
Chien allongé sur une table d'examen vétérinaire

Un cancer vieux de 6 000 ans vient de refaire surface chez les chiens britanniques. Il n’avait plus été observé au Royaume-Uni depuis plus de 50 ans, et des scientifiques lancent un appel aux vétérinaires du pays. Faut-il s’inquiéter pour votre compagnon ? Un vétérinaire répond, et ce qu’il dit des signes à repérer, du traitement et de l’origine du mal a de quoi surprendre.

Ce cancer de chien que le Royaume-Uni croyait disparu depuis 50 ans

Selon LADbible, la tumeur vénérienne transmissible canine, ou CTVT, a été détectée au Royaume-Uni, une première depuis plus d’un demi-siècle. Des chercheurs de l’université de Cambridge demandent désormais à tous les vétérinaires du pays de signaler le moindre cas croisé chez leurs patients.

Les chiens savent parfois nous prévenir d’un cancer : un labrador l’aurait fait pour ses deux propriétaires. Mais ils peuvent aussi en être victimes, et celui-ci a une particularité de taille. Il passe d’un animal à l’autre.

Pourquoi revient-il maintenant ? Ben Simpson-Vernon, qui anime la page « Ben the Vet » sur les réseaux sociaux, explique que la maladie avait été « essentiellement éradiquée » dans le pays. Selon lui, il n’y a pas de chiens errants qui s’accouplent librement au Royaume-Uni, et la plupart des animaux sont stérilisés.

Alors qu’est-ce qui a changé ? Le vétérinaire pointe une évolution simple : les chiens voyagent plus que jamais. Cette circulation est de plus en plus encadrée, comme le montre le document devenu obligatoire pour voyager en Europe avec son chien ou son chat.

Reste à savoir d’où viendrait précisément le problème. Pour le comprendre, il faut regarder vers l’Est, et vers un geste de générosité que de nombreux Britanniques accomplissent.

Les chiens venus d’Europe de l’Est dans le viseur du vétérinaire

« Nous n’en avions pas vu dans ce pays depuis environ 50 ans », résume Ben Simpson-Vernon. Il y voit l’effet d’une mondialisation canine : on déplace aujourd’hui davantage de chiens à travers le monde qu’à aucune autre époque.

Il cite en particulier les animaux venus d’Europe de l’Est, où la maladie serait fréquente chez les chiens errants. Certains sont importés illégalement. D’autres arrivent via des associations de sauvetage, et pourraient rapporter le mal dans leurs bagages sans que personne ne le sache.

La piste est d’autant plus sensible que de plus en plus de futurs maîtres cherchent à ramener des chiens en difficulté de l’étranger. L’élan est généreux, mais il demande de la vigilance. Nos animaux ont d’ailleurs un flair troublant pour la maladie, comme le prouve ce chat qui a repéré le cancer de sa maîtresse adolescente avant les médecins.

Reste la question que tout propriétaire se pose : à quoi ressemble ce cancer ? La réponse est plutôt rassurante, car les signes sont visibles.

La plupart des chiens touchés développent une grosse tumeur rouge autour des parties génitales. Ben Simpson-Vernon parle de « croissances inhabituelles » dans cette zone, souvent accompagnées d’un écoulement anormal. Le mal peut donc se repérer à l’œil nu.

Un simple passage chez un vétérinaire qui sait reconnaître ces signes devrait suffire à écarter la piste ou à poser un diagnostic. Mais le plus vertigineux, dans cette histoire, n’est pas là : c’est l’origine de la maladie.

Chien type husky sur une steppe au lever du jour

Le chien « original » : un husky d’Asie du Nord-Est, il y a 6 000 ans

Lire l’histoire cachée dans l’ADN, les chercheurs savent le faire, comme le montrent les études sur les enfants des premiers intervenants de Tchernobyl. Ici, la génétique raconte quelque chose de plus fou encore.

Selon LADbible, le CTVT remonterait à un seul animal, « l’original dog » : un chien proche du husky, qui vivait en Asie du Nord-Est il y a environ 6 000 ans. L’ADN de la tumeur de ce chien contiendrait les mêmes cellules que celles observées chez les chiens atteints aujourd’hui.

Autrement dit, ce que les scientifiques de Cambridge cherchent à traquer en 2026 aurait pour point de départ un unique animal, apparu des millénaires avant nous. Un cancer qui se transmet de chien en chien, et dont la lignée n’aurait jamais cessé d’exister.

Voilà pour la surprise. Et la bonne nouvelle, c’est que la médecine a elle aussi beaucoup avancé en 6 000 ans.

Si votre chien devait être diagnostiqué, le traitement est bien plus simple que chez l’humain. Une chimiothérapie est prescrite, et la plupart des chiens y répondent bien. La grande majorité des chiens en bonne santé devraient guérir complètement.

Le vétérinaire insiste d’ailleurs sur un point : il ne faut pas céder à la panique. Ce cancer reste rare, et le tabou qui entoure parfois le mot « cancer » au Royaume-Uni ne doit pas faire oublier cette réalité.

Ce que les propriétaires peuvent faire dès maintenant

Selon Ben Simpson-Vernon, « le risque pour la population adulte générale est extrêmement faible ». Les chances que votre propre chien l’attrape sont, d’après lui, extrêmement minces. Le retour du CTVT relève donc du suivi sanitaire plus que de l’épidémie.

Le plus souvent, la maladie passe d’un chien à l’autre par contact sexuel. Faire stériliser son animal peut donc aider à freiner sa diffusion. C’est aussi pour cette raison que le mal avait quasiment disparu du pays.

En cas de doute, il existe une solution concrète. L’université de Cambridge propose des tests gratuits : la biopsie réalisée par votre vétérinaire habituel peut leur être envoyée pour obtenir une certitude absolue.

Si vous songez à adopter un chien à l’étranger, rappelez-vous que beaucoup d’histoires finissent bien, comme celle d’Angus, ce chiot doberman mutilé au bord d’une route qui a fini par trouver une famille. Un passage chez le vétérinaire à l’arrivée reste simplement une bonne habitude.

Ce qu’il faut surveiller ensuite ? Le nombre de cas que les vétérinaires britanniques signaleront à Cambridge, ce qui dira si ce retour est un épisode isolé. Les chiens en détresse suscitent en tout cas une vraie mobilisation, comme cette chienne malade qui montait la garde près d’un sac abandonné l’a montré.

Un cancer né chez un seul husky il y a 6 000 ans, de retour dans nos salons, mais guérissable : voilà l’histoire en une phrase. Vous croyiez que le vivant n’avait plus de secrets ? Demandez-vous plutôt ce que cette protéine pourrait changer à notre espérance de vie. Et pour comprendre ce que votre chat vous raconte en pleine nuit, il y a ce geste étrange de pétrissage que la science vient d’expliquer.

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