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Un chiot mutilé et retrouvé au bord d’une route après un délit de fuite, trouve l’amour

Publié par Elsa Fanjul le 15 Mai 2026 à 10:00
Angus, chiot Doberman mutilé et renversé à Londres, adopté en 2 secondes par Mark

Un vendredi soir à Pinner, dans la banlieue de Londres, un passant découvre un chiot Doberman de six mois gisant sur le bord de la route, une patte visiblement brisée. L’animal, baptisé Angus, porte aussi les traces de mutilations illégales au Royaume-Uni : oreilles coupées et queue amputée. Pourtant, ce qui aurait pu être la fin de son histoire n’en était que le premier chapitre — celui qui mène droit à une famille prête à tout pour lui.

Un appel de détresse et une clinique vétérinaire mobilisée à Pinner

Quand le téléphone sonne ce soir-là à la clinique Medivet Pinner, la vétérinaire Dr Reena Patel comprend qu’il n’y a pas une seconde à perdre. Un chiot Doberman vient d’être victime d’un délit de fuite. Il est en état de choc, sa patte pend dans un angle inquiétant. L’équipe d’infirmières dépêche une ambulance sur place et ramène Angus immédiatement.

Personne ne songe à rentrer chez soi. « Mon équipe est restée tard dans la nuit », raconte la Dr Patel. Le week-end suivant, un chirurgien intervient en urgence pour stabiliser la fracture. Un plâtre est posé, et Angus reste sous surveillance pendant deux semaines. Quand la clinique parvient enfin à joindre ses propriétaires, ceux-ci déclarent ne plus pouvoir s’en occuper. L’histoire du chiot Doberman, déjà marqué dans sa chair par des décisions humaines cruelles, aurait pu tourner court.

Oreilles coupées, queue amputée : des mutilations interdites depuis 2006 en Angleterre

En examinant Angus, l’équipe de Medivet constate des oreilles taillées au ras du crâne et une queue sectionnée. Au Royaume-Uni, la coupe d’oreilles est un délit depuis le Animal Welfare Act 2006. La RSPCA décrit la procédure comme l’ablation totale ou partielle du pavillon auriculaire — une opération douloureuse, sans aucun bénéfice pour le chien.

Côté queue, la British Veterinary Association (BVA) rappelle que la caudectomie est considérée comme une mutilation aux yeux de la loi anglaise, galloise, écossaise et nord-irlandaise. Seules exceptions : un motif médical validé par un vétérinaire ou certains chiens de travail. Angus ne rentre dans aucune de ces cases. Ces pratiques, souvent liées à des réseaux d’élevage clandestins, continuent pourtant d’exister. La Dr Patel insiste : chaque cas signalé aide à mieux protéger les animaux à l’avenir. Restait une question urgente : qui offrirait à ce chiot meurtri le foyer qu’il méritait ?

Jeune Doberman blotti sur un canapé dans un salon chaleureux

Mark et Dawn adoptent Angus : « En 2 secondes, c’était décidé »

Certaines rencontres n’ont pas besoin d’explication. La Dr Reena présente Angus à Mark, le père d’une de ses infirmières. Le chiot entre dans la pièce, fonce vers Dawn, l’épouse de Mark, puis se tourne vers lui. « C’était réglé », sourit Mark. Le couple sait qu’Angus a été mutilé. Cela ne change rien. « En quelques secondes, on savait qu’il rentrait avec nous. »

Aujourd’hui âgé de huit mois, le Doberman progresse bien. Il enchaîne les promenades tranquilles dans le parc du quartier, se blottit contre ses nouveaux petits-enfants adoptifs et fait rire toute la maisonnée. Mark, bientôt retraité, l’imagine déjà comme compagnon de tous les jours. La Dr Patel résume joliment : « Le voir passer d’un état critique à une famille qui l’adore… C’est une vraie histoire d’amour, non ? »

Angus n’a pas eu le meilleur départ. Il a eu mieux : le meilleur rebond. Son histoire rappelle que derrière chaque animal maltraité, il y a parfois un Mark et une Dawn qui n’attendent qu’un signe de la truffe. Et toi, tu aurais craqué aussi vite ?

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