« C’était mon bébé » : un policier abat son chien de 2 ans sous ses yeux, la cagnotte dépasse 143 000 euros (vidéo)
Samedi soir, à Los Angeles, une infirmière fêtait tranquillement la victoire historique des Knicks en finale NBA. Dix minutes après le coup de sifflet final, son chien de deux ans gisait au sol, abattu par un policier. Ce qui s’est passé entre ces deux moments a bouleversé des millions d’internautes — et déclenché une vague de solidarité hors norme.
La victoire des Knicks, un cri de joie et un signalement qui bascule
Marie Marseille est infirmière. Elle vit dans le quartier de Canoga Park, à Los Angeles. Le soir du 13 juin 2026, elle célèbre chez elle un événement que les fans de basket attendaient depuis 53 ans : le premier titre NBA des New York Knicks.
Elle crie de joie. Un voisin, semble-t-il, interprète ces cris autrement. À 20 h 55, heure locale, des agents du LAPD débarquent à son domicile après un signalement concernant une femme qui criait.
Sur place, son chien Jameson — un croisé golden retriever, saint-bernard et caniche de deux ans — aboie en direction des policiers. Les agents demandent à Marie de sécuriser l’animal. Elle ferme sa porte. Quelques secondes plus tard, elle la rouvre.
Jameson sort. Selon le LAPD, il se serait « précipité vers un officier ». Ce dernier fait usage de son arme. Le chien s’effondre et meurt peu après. Son corps est pris en charge par les services municipaux de protection animale de la ville.
Dix minutes. Il aura fallu dix minutes entre l’euphorie d’un titre NBA historique et un drame que Marie Marseille dit ne toujours pas comprendre.
« Il n’a rien fait » : deux versions irréconciliables
La version de Marie Marseille est diamétralement opposée à celle de la police. L’infirmière affirme que Jameson n’était pas agressif. Il ne montrait pas les dents, ne grognait pas, ne menaçait personne.

Selon elle, le chien s’est simplement dirigé vers le policier. Pas de charge, pas de mâchoire ouverte. Juste un animal curieux qui sortait de chez lui. « Je ne comprends pas pourquoi il a fallu lui tirer dessus. Il n’a rien fait », a-t-elle déclaré à FOX 11.
Une vidéo devenue virale montre la scène d’après. On y voit Marie Marseille au sol, enlaçant le corps de Jameson, entourée de plusieurs policiers. Sa voix est brisée.
« Nous étions simplement heureux. Nous étions juste en train de célébrer les Knicks. C’est complètement fou. Nous n’avons rien fait. » Puis cette phrase, répétée comme une litanie : « C’était mon bébé, mon bébé. Rien de tout cela n’a de sens pour moi. »
Le LAPD a ouvert une enquête pour établir précisément le déroulement des faits. Selon les autorités, aucun riverain ni agent n’a été blessé lors de l’intervention. Mais le débat, lui, est déjà bien lancé : un tir mortel contre un chien de famille était-il proportionné ?
155 000 dollars récoltés : la vague de soutien qui ne faiblit pas
Comme souvent dans les affaires virales, la solidarité a pris une ampleur que personne n’avait anticipée. Une cagnotte GoFundMe a été créée pour « rendre justice à Jameson » et financer ses frais de crémation.
Au moment de la rédaction de cet article, 155 622 dollars — soit environ 143 000 euros — ont déjà été récoltés. La description de la cagnotte résume le sentiment partagé par des milliers de donateurs : « Tous ceux qui l’ont rencontré diraient que c’était le chien le plus doux du monde. »
La somme dépasse largement les simples frais de crémation. Marie Marseille et ses proches espèrent utiliser ces fonds pour engager des poursuites et obtenir des réponses. Pourquoi un tir à balle réelle sur un chien de deux ans ? Existe-t-il un protocole clair au sein du LAPD pour ce type de situation ? L’enquête interne devra trancher.
Ce drame relance un débat récurrent aux États-Unis, où plusieurs associations estiment qu’entre 25 et 30 chiens sont tués chaque jour par des forces de l’ordre. Des chiffres contestés, mais qui alimentent une colère croissante chez les propriétaires d’animaux.
Un golden retriever croisé de deux ans, une soirée de fête, un cri de joie mal interprété : parfois, le drame tient à si peu de choses. Et vous, auriez-vous ouvert la porte ?