Deux femmes agressées en pleine journée dans un parc : leurs 6 chiens font fuir l’assaillant

Une balade tranquille au bord d’un cours d’eau, deux femmes, leurs chiens en laisse. Et puis, en plein jour, l’irruption d’un inconnu surgi des buissons. Ce genre de scène, on l’imagine dans un film, pas un mardi matin ordinaire dans un parc de Melbourne. Sauf que cette fois, ce ne sont pas les secours qui ont fait la différence en premier : ce sont six chiens.
Une agression en plein jour au bord de l’eau
Les faits se déroulent mardi matin à Righetti Oval, un parc situé à Kooyong, dans la banlieue de Melbourne, en Australie. Deux femmes marchent le long de Gardiners Creek avec leurs chiens, un rituel banal, le genre de moment qu’on ne raconte jamais parce qu’il ne se passe rien de particulier.
Sauf que ce mardi-là, un homme surgit des buissons et attrape l’une des deux promeneuses. Elle parvient à se dégager. L’assaillant se tourne alors vers la seconde femme, qui réussit elle aussi à repousser l’attaque. Deux victimes, deux réactions de survie en quelques secondes, dans un lieu public en pleine matinée.
Ce genre de scénario rappelle d’autres faits divers marquants qui ont récemment secoué l’actualité, comme cette journaliste sauvagement agressée dans le tramway. Des situations qui montrent à quel point l’espace public peut basculer en un instant, même dans des zones jugées tranquilles. La suite, à Righetti Oval, va pourtant prendre une tournure inattendue, portée par des réflexes qu’on n’attendrait pas de simples chiens de compagnie.
Six chiens passent à l’attaque pour défendre leurs maîtresses
C’est là que l’histoire bascule. Les chiens des deux femmes, de races et de tailles différentes, se retournent contre l’agresseur. Une vidéo, filmée par l’une des victimes, montre la scène : six chiens aboyant furieusement, fonçant sur l’homme et le poursuivant à travers le parc.
Sur les images, un blue heeler — un chien de berger australien réputé pour son tempérament vif — bondit et se cramponne à la jambe de l’assaillant, déchirant son pantalon. L’homme hurle, tente de se dégager, avant de finalement s’enfuir dans un tunnel situé sous la Monash Freeway.
La scène, aussi brève soit-elle, illustre un phénomène que les éthologues connaissent bien : certains chiens développent un instinct protecteur puissant envers leurs propriétaires, capable de se déclencher en une fraction de seconde face à une menace perçue.
On retrouve d’ailleurs régulièrement des travaux sur le lien affectif entre animaux domestiques et humains, qui rappellent à quel point ce lien peut se traduire par des comportements de défense concrets. Reste que l’homme, malgré la course-poursuite canine, parvient à s’échapper. Et c’est là que l’enquête prend le relais.

L’homme toujours en fuite, la police lance un appel à témoins
Malgré la mobilisation rapide des forces de l’ordre sur ce type d’affaires en Australie, l’assaillant demeure activement recherché. La police enquête désormais sur ce qui est qualifié de tentative d’agression sexuelle, un mot qui pèse et qui explique la gravité de la mobilisation policière autour de ce dossier.
Le signalement diffusé par les autorités australiennes décrit un homme d’apparence africaine, vêtu d’un survêtement noir, d’un haut à capuche gris, portant des chaussettes blanches et des claquettes. Il aurait également été aperçu avec un grand sac à dos bleu vif, un détail qui pourrait s’avérer décisif pour identifier le suspect sur d’autres images de vidéosurveillance du secteur.
Les enquêteurs demandent à toute personne disposant d’informations, d’images de caméras de surveillance ou de vidéos de dashcam prises près de Gardiners Creek ce mardi-là de contacter Crime Stoppers, le service australien dédié aux signalements anonymes.
Un appel classique dans ce type d’enquête, mais qui prend ici une résonance particulière : sans les six chiens, cette agression aurait peut-être suivi un tout autre cours, et l’enquête elle-même n’aurait peut-être jamais pu commencer dans ces conditions.
Il n’existe pas de héros à quatre pattes prévu au programme, juste des chiens qui ont fait ce que leur instinct leur dictait au bon moment. L’enquête, elle, continue : reste à savoir si les images de vidéosurveillance permettront de retrouver l’homme au sac à dos bleu avant qu’il ne recommence ailleurs.