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Frappé à la batte de baseball par des ados, ce grand-duc a survécu : cinq mois plus tard, il a repris son envol

Publié par Elsa Fanjul le 29 Oct 2026 à 12:25
Grand-duc d'Amérique posé sur un gant de soigneur

Un rapace, une batte de baseball, un groupe d’adolescents. Voilà la scène qui s’est jouée en Californie, en avril dernier. L’oiseau a été retrouvé dans un état alarmant, avec des blessures internes et une patte brisée. Cinq mois plus tard, une image est venue balayer l’horreur : celle de ce même animal qui reprend enfin le large.

Une agression en avril, un inconnu qui refuse de détourner les yeux

Tout commence au printemps, en Californie. Un grand-duc d’Amérique, encore jeune, se retrouve face à un groupe d’adolescents. Selon le magazine People, ils l’ont frappé à coups de batte de baseball.

Un rapace nocturne, puissant en vol, devient une cible. À terre, il n’a aucune chance de s’échapper. Il aurait pu mourir là, sans personne pour le savoir.

Mais un passant a vu la scène. Il n’a pas hésité une seconde, d’après la source : il est intervenu et a récupéré l’oiseau. Ce geste a probablement fait toute la différence.

Le bon samaritain a ensuite conduit l’animal jusqu’à l’Ojai Raptor Center, un centre de réhabilitation pour rapaces situé à Ojai, en Californie. C’est là que l’équipe a pu mesurer la gravité de la situation.

On sait que cette structure accueille chaque année 1 000 à 1 500 oiseaux, mais ce cas-là n’avait rien d’ordinaire. Pour comprendre ce que les soigneurs ont vu, il faut regarder de plus près ce que le hibou avait dans le corps, et ce n’était pas beau à voir.

Les animaux sauvages n’ont pas que les ados à craindre, d’ailleurs : parfois, un simple geste bien intentionné suffit.

Lésions internes, fracture : ce que les soigneurs ont découvert à l’arrivée

À l’examen, le verdict tombe. Le grand-duc souffrait de lésions internes et d’une fracture du métatarse, l’os de la patte. Autrement dit, l’agression avait été d’une grande violence.

Pour un oiseau de proie, une patte cassée n’est pas un détail. Les serres sont son outil de survie : elles servent à se percher, à saisir, à chasser. Sans elles, impossible de vivre en liberté.

Quant aux blessures internes, elles sont toujours imprévisibles. On ne voit pas de l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur. Le moindre faux pas médical aurait pu coûter la vie à l’animal.

Le centre a choisi de ne pas cacher la dureté du cas. En juillet, il a partagé une photo de son pensionnaire en difficulté sur Instagram. Dans la légende, l’équipe écrivait que ces cas sont toujours difficiles, mais que lorsqu’un animal a été volontairement blessé, il est particulièrement dur de comprendre pourquoi.

Le message ne s’arrêtait pas là. Le centre y insistait sur l’importance d’apprendre aux enfants à respecter la faune sauvage et à en prendre soin. Un appel plus qu’une plainte.

Restait une question, pour tout le monde : cet oiseau allait-il seulement s’en sortir ? Certains animaux recueillis par hasard réservent parfois de grosses surprises, mais ici, c’est la patience qui allait faire le travail.

Rapace s'envolant dans un paysage californien au crépuscule

Cinq mois de soins, puis un envol à Lancaster

La réponse est tombée le 20 octobre. Le centre a annoncé que le grand-duc d’Amérique avait été relâché dans la nature, après cinq mois de soins. L’oiseau est donc bel et bien vivant, et libre.

Selon la mise à jour du refuge, il est resté sur place jusqu’à la fin du mois de septembre. Une fois rétabli, il a retrouvé son habitat naturel à Lancaster, en Californie. Il vole de nouveau en toute liberté.

Le centre a tenu à remercier la personne qui l’a secouru, ainsi que son équipe, qui a veillé sur lui tout au long de sa convalescence. Sans l’un, pas de sauvetage. Sans l’autre, pas de guérison.

Le message de clôture tient en une phrase, que le centre a livrée : « Après des débuts très difficiles, le voir voler à nouveau en toute liberté, c’est exactement ce que représente la réhabilitation de la faune sauvage. » Pas de grande théorie, juste un constat.

Voilà donc la promesse du titre tenue : le hibou a survécu, a guéri, et a retrouvé le ciel. Reste un détail que la source laisse volontairement en suspens, et il n’est pas anodin. On ignore toujours ce qu’il est advenu des auteurs de l’attaque.

Ce que l’on ignore encore, et ce que ces cas rappellent

À ce jour, rien n’indique si les adolescents impliqués ont été interpellés. La source ne donne aucune information sur d’éventuelles suites judiciaires. Mieux vaut donc s’en tenir aux faits connus, sans conclure à leur place.

Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la plupart des oiseaux accueillis par l’Ojai Raptor Center sont victimes des activités humaines : collisions avec des véhicules, chocs contre les fenêtres, destruction de leur habitat. Ici, la cause est plus sombre, car elle semble volontaire.

Autrement dit, ce centre soigne en grande partie les dégâts invisibles de notre quotidien. Un pare-brise, une vitre, un chantier : chaque jour, des rapaces en paient le prix. Le grand-duc de cette histoire n’est qu’un cas parmi des centaines.

Il y a quelque chose de rassurant dans cette histoire. Face à la cruauté, il y a eu un témoin qui a agi, un centre qui a soigné, et une équipe qui a tenu cinq mois. Les animaux savent aussi rendre ce qu’on leur donne, parfois de façon spectaculaire.

Et quand un humain intervient au bon moment, tout peut basculer. Certains liens entre l’homme et l’animal traversent même la mort, comme le raconte une marche de 240 km devenue célèbre.

Un oiseau frappé, un inconnu qui s’arrête, et un grand-duc qui retrouve le ciel : parfois, un seul geste suffit. Et si vous croyiez que la faune sauvage ne réservait que des drames, ce que les éléphants font de leur deuil et de leur mémoire pourrait bien vous bouleverser. Quant aux jardins, ces gestes gentils envers les renards qui peuvent coûter jusqu’à 5 800 € cachent une vraie surprise.

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