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« C’est une page qui se referme » : à Beauval, les deux dernières pandas partent le 17 décembre 2026

Publié par Elsa Fanjul le 16 Oct 2026 à 15:10
Jeune panda géant assis parmi des bambous

Cinq ans qu’elles font craquer les visiteurs de Saint-Aignan. Cinq ans de câlins, de bambous mâchouillés et de roulades devant les smartphones. Mais le calendrier vient de tomber, et il est plus serré que prévu : Yuandudu et Huanlili, les jumelles de Beauval, ont une date de départ précise, et une promesse l’accompagne.

Cinq ans à les voir grandir : l’adieu qui s’annonce à Beauval

Les deux femelles sont nées en France le 2 août 2021, au zoo de Beauval, dans le Loir-et-Cher. Elles sont les filles de Huan Huan et Yuan Zi, le couple de pandas géants devenu l’emblème du parc.

Depuis, elles ont tout vécu sous les yeux du public : leurs premiers mois collées à leur mère, leur Cérémonie du Nom, leurs jeux sur les Hauteurs de Chine, l’espace du parc dédié aux pandas. La direction évoque « de nombreux souvenirs » laissés aux visiteurs.

Leurs célèbres parents, eux, ont déjà quitté la France. Il y a un peu moins d’un an, leur retour en Chine avait été avancé à cause de l’insuffisance rénale dont souffrait Huan Huan. Les jumelles restaient donc les derniers pandas hébergés dans l’Hexagone, dans un parc qui n’en finit pas de faire parler de lui.

Jusqu’ici, tout le monde pensait qu’elles resteraient jusqu’en 2027. Ce n’est plus le cas. Et la raison du voyage, elle, n’a rien d’une surprise : elle était écrite dès leur naissance.

Un voyage avancé, une date gravée : le 17 décembre

Selon l’AFP et les informations reprises par Le Parisien, le départ devait se faire au plus tôt l’an prochain. Il aura finalement lieu plus tôt que prévu, le 17 décembre 2026, entre le Loir-et-Cher et la Chine.

C’est le parc lui-même qui a donné l’information sur ses réseaux sociaux, notamment Instagram. Son message est sobre et un peu mélancolique : « Cinq ans à les voir grandir… Et bientôt, l’heure des au revoir. »

La destination est connue : le Centre de conservation de Chengdu, que les deux femelles rejoindront à leur tour. Pour dire au revoir aux ursidées à la fourrure noire et blanche, la direction prévoit déjà une série d’événements.

Reste la question que tout le monde se pose : pourquoi les renvoyer à cet âge, alors qu’elles sont les chouchoutes du public ? La génétique joue souvent un rôle décisif dans ce genre d’histoire, et c’est précisément ce que le directeur du parc met en avant.

Rodolphe Delord l’a expliqué à l’AFP : « C’était anticipé et prévu qu’elles repartent. Dès leur naissance on savait qu’elles repartiraient pour pouvoir se reproduire avec d’autres mâles sans lien de parenté. »

Autrement dit, ce départ n’est pas un abandon ni un accident. C’est l’étape prévue d’un programme de reproduction, où les jeunes femelles doivent rencontrer des mâles qui ne sont pas de leur famille.

Visiteuse mélancolique observant l'enclos des pandas

Ce que le patron du parc promet pour la suite

Si l’on s’arrête là, l’histoire ressemble à une simple séparation. Mais les programmes de conservation animale ne se résument jamais à un départ : il y a toujours un après.

Ici, la direction l’a dit clairement. Rodolphe Delord a promis l’arrivée « tout début 2027 d’un nouveau couple pour une durée de dix ans ». Les pandas ne quitteront donc pas Beauval pour de bon.

Le directeur reste lucide sur le trou d’air à venir : « On va avoir une période sans panda, c’est la vie d’un parc zoologique. » Une phrase qui prépare les visiteurs à des Hauteurs de Chine vides pendant quelques semaines.

Il a aussi tenu à relativiser : le parc abrite 35 000 animaux, donc « il n’y a pas que les pandas heureusement ». Une manière de rappeler que Beauval ne se résume pas à ses stars noir et blanc.

Et Rodolphe Delord a une formule pour résumer l’ambiance : « C’est une page qui se referme, mais l’histoire des pandas à Beauval va continuer. » Le payoff est là : un adieu, oui, mais avec un rendez-vous déjà pris.

Ce que ça change pour les visiteurs dès cet automne

Concrètement, les visiteurs ont jusqu’au 17 décembre pour croiser Yuandudu et Huanlili. La direction a prévu une série d’événements d’adieu, sans en détailler le programme dans l’annonce relayée par la presse.

Le directeur indique aussi avoir plusieurs déplacements prévus en Chine. Le suivi de la relation avec Chengdu, et du futur couple, passe donc par ces allers-retours. Quand on déplace des animaux, les effets se mesurent souvent bien au-delà du départ, et la reproduction reste l’enjeu central.

Autre point à surveiller : le calendrier. L’arrivée du nouveau couple est annoncée « tout début 2027 », mais aucune date précise n’a été donnée. Les prochains mois diront si le trou d’air sera aussi court que promis.

Reste enfin la mémoire. Les jumelles ont grandi à Beauval, la première naissance de ce type pour le parc a marqué les visiteurs, et leurs parents sont déjà repartis. Le zoo de Saint-Aignan tourne, en quelques mois, une page de son histoire. D’autres géants du monde animal continuent de fasciner, mais peu ont eu autant d’admirateurs en France.

Les pandas de Beauval ne disent donc pas adieu, ils disent à bientôt. Le 17 décembre, deux jumelles prendront l’avion, et dix ans de pandas attendent derrière elles.

Et si les animaux rares vous fascinent, ce mini-dragon caché à Bornéo intrigue encore les scientifiques. Quant à ces graines vieilles de 4 000 ans, la fleur qui ne survit plus qu’à un seul endroit sur Terre a une histoire qui ne laisse pas indifférent.

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