Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. requin

« Je l’ai frappé encore et encore » : cette Australienne survit à un requin mais perd un bras

Publié par Elsa Fanjul le 06 Sep 2026 à 20:27
Femme sur une plage australienne avec bras bandé

Ce jour-là, Leah Stewart pensait simplement profiter de l’eau à Coogee Beach, dans la banlieue de Sydney. Une baignade tranquille, comme des milliers d’Australiens en font chaque été. Sauf que derrière elle, une nageoire gigantesque venait de surgir. Ce qu’elle a fait dans les secondes suivantes va bouleverser tout ce que vous pensiez savoir sur les attaques de requin.

Une baignade à Coogee Beach qui vire au cauchemar

Le 13 juin dernier, cette enseignante australienne de 34 ans se trouve dans l’eau à Coogee Beach lorsqu’un cri strident retentit derrière elle. Elle se retourne. Une nageoire immense fend la surface, juste à côté d’une autre baigneuse.

« Elle était gigantesque », raconte Leah Stewart à la chaîne Nine Network. Le requin fond alors sur elle. Elle décrit des dents et une bouche « énormes », un visage qu’elle affirme ne jamais pouvoir oublier. Comme après une scène violente difficile à effacer, la panique est immédiate et totale.

« Je n’ai jamais crié aussi fort et aussi frénétiquement de toute ma vie », confie-t-elle. Ce genre de sursaut de survie, on le retrouve aussi chez d’autres animaux confrontés à un danger inattendu, mais peu d’humains y survivent aussi bien qu’elle.

Le geste qui lui a sauvé la vie

Face à l’animal, Leah Stewart ne se fige pas. Elle frappe. Avec son bras gauche, elle martèle le requin encore et encore, malgré la douleur immédiate : l’animal lui déchire la peau entre l’avant-bras et la main.

Pendant que le requin lui saisit la jambe pour l’entraîner vers le fond, une pensée s’impose à elle : sa fille. « Je me suis dit qu’elle allait grandir sans maman », confie-t-elle. Cette peur, loin de la paralyser, décuple sa force.

« C’était comme se battre contre un dinosaure. J’ai dû en placer une vraiment bonne, et c’est pour ça qu’il m’a lâché », raconte-t-elle. Une issue presque inespérée pour ce type de confrontation. « C’était la chose la plus difficile au monde, mais je me suis battue pour m’en sortir. »

Secourue par un pagayeur, elle est ramenée vers le rivage dans un état grave, puis hospitalisée en urgence. Elle subira une douzaine d’opérations, une série d’interventions comparable aux longs parcours médicaux qu’on retrouve parfois dans des histoires de résilience médiatisées.

Nageoire de requin fendant l'eau turquoise

Pourquoi son réflexe a fonctionné, selon les experts

Malgré tous les soins prodigués, les médecins n’ont pas pu sauver son bras gauche. Leah Stewart a dû être amputée. Un prix terrible, mais elle se dit aujourd’hui reconnaissante d’avoir obtenu, selon ses propres mots, « une seconde chance dans la vie », même s’il lui reste « un long chemin » à parcourir.

Les experts en comportement animal insistent pourtant sur un point précis : un requin qui mord n’est pas le prédateur acharné qu’on imagine au cinéma. La plupart des attaques sont des morsures exploratoires, parfois de simples erreurs d’identification. L’animal teste sa proie, puis évalue s’il doit poursuivre l’attaque.

C’est exactement là que la riposte de Leah Stewart a tout changé. Un coup sec sur le museau, les yeux ou les branchies envoie à l’animal un signal de douleur immédiat, associé au danger. Résultat : il fuit. Ce réflexe, aussi contre-intuitif soit-il face à une attaque de requin, reste aujourd’hui l’un des seuls gestes documentés qui augmentent réellement les chances de survie.

Le combat de Leah Stewart résume à lui seul une vérité que peu de baigneurs connaissent : face à un requin, la panique tue, mais le sang-froid sauve. Une leçon glaçante, gravée dans sa chair, qu’elle espère aujourd’hui transmettre à d’autres.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *