Agirc-Arrco : la hausse plafonnée à 1,9 %, ce que ça change sur votre virement
Vous touchez une retraite complémentaire du privé ? Alors un chiffre vous concerne : 1,9 %. C’est le plafond de la revalorisation Agirc-Arrco. Concrètement, combien cela représente-t-il sur votre compte ? On fait le calcul avec vous, sans jargon.
Pas besoin d’être fort en maths. Trois exemples simples suffisent pour savoir à quoi vous attendre, et à quelle date.
1,9 % : ce que ce plafond veut vraiment dire
Premier point à bien comprendre : 1,9 % est un maximum, pas un montant garanti pour tout le monde. La revalorisation de votre retraite complémentaire ne peut pas dépasser ce taux. C’est le cadre dans lequel la hausse s’applique à votre pension.
Autrement dit, on parle d’un pourcentage appliqué à votre point de retraite, donc à l’ensemble de votre pension complémentaire. Plus votre pension est élevée, plus l’effet en euros est important. Le taux, lui, reste le même pour tous.
Reste à traduire ce pourcentage en euros. C’est exactement ce qu’on fait juste après, avec trois profils types.
Les calculs pour 500, 1 000 et 1 500 € de pension

La méthode est la même pour tout le monde : on multiplie votre pension complémentaire mensuelle par 1,9 %, puis on l’ajoute au montant actuel. Voici ce que ça donne en appliquant le plafond.
Avec 500 € de pension complémentaire par mois, la hausse maximale atteint 9,50 € : vous passez à 509,50 €. Avec 1 000 €, le gain monte à 19 € et votre virement à 1 019 €. Avec 1 500 €, vous gagnez 28,50 € de plus, soit 1 528,50 € par mois.
Retenez le réflexe : pour une estimation rapide, multipliez votre montant par 0,019. Et si vous voulez tester votre propre cas, gardez votre dernier relevé sous la main. Le plus important se cache d’ailleurs dans ce qui n’apparaît pas sur ce chiffre brut.
Brut, net : pourquoi votre virement ne grimpera pas tout à fait autant
Les montants ci-dessus sont bruts. Sur votre compte, ce que vous voyez est un montant net, après prélèvements sociaux et, selon votre situation, prélèvement à la source. La hausse réellement perçue peut donc être un peu inférieure aux chiffres calculés plus haut.
Pas de panique : cela ne remet pas en cause la revalorisation. Vous gagnez bien du pouvoir d’achat, mais la différence en euros sonnants se mesure sur le net, pas sur le brut. Votre taux de CSG, par exemple, joue un rôle. Pour comprendre ce mécanisme, les seuils de CSG des retraités méritent un coup d’œil.
Et pour savoir à quel moment cette hausse se verra, il faut regarder le calendrier.
Quand la hausse apparaît-elle sur votre compte ?
La revalorisation Agirc-Arrco s’applique à une date précise de l’année, et non au fil de l’eau. Le versement concerné est celui du 1er novembre, avec la pension qui reflète le nouveau montant. Vérifiez votre relevé à ce moment-là pour constater la différence.
Pour le détail de ce qui change ce jour-là, notre article sur le virement du 1er novembre fait le point. Et si votre pension de novembre semble plus faible qu’en octobre, ce n’est pas forcément une erreur.
Un autre détail mérite votre attention : la hausse ne concerne que la partie complémentaire. Votre retraite de base, elle, suit son propre calendrier.
Complémentaire, base : ne pas tout mélanger

Beaucoup de retraités confondent les deux. Votre retraite de base est versée par la Cnav ou la Carsat. La complémentaire, elle, vient de l’Agirc-Arrco. Chacune a ses règles de revalorisation et ses dates.
Le plafond de 1,9 % ne s’applique donc qu’à la seconde. Pour ne rien rater, le calendrier des versements mois par mois permet de repérer chaque échéance.
Pour finir, un conseil simple : comparez votre virement avant et après la revalorisation, relevé en main. Si l’écart vous paraît anormal, rapprochez-vous de votre caisse. Et pour replacer cette hausse dans le contexte des négociations, la suite attendue pour 2027 pourrait bien vous intéresser.
