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À 18 ans, il revend des LEGO sur eBay : 354 000 € de ventes en un an et un lot parti de 1 € à 26 500 €

Publié par Ambre Détoit le 06 Nov 2026 à 8:58
À 18 ans, il revend des LEGO sur eBay : 354 000 € de ventes en un an et un lot parti de 1 € à 26 500 €

Il a 18 ans, vit au sud de Londres et son stock dort dans de grandes boîtes en carton chez ses parents. Pourtant, selon Les Numériques, Jamie Bell aurait généré plus de 354 000 € de chiffre d’affaires en un an en revendant des LEGO d’occasion. Un lot parti de 1 € aurait même atteint un prix à cinq chiffres. Mais le plus surprenant n’est pas ce montant : c’est ce qu’il compte en faire.

À 13 ans, il vide ses placards. À 16 ans, il lui faut un comptable

Tout commence dans une chambre d’ado ordinaire. À 13 ans, Jamie Bell vend ses vieux jouets. Pas de collection rare, pas de trésor caché : juste l’envie de voir ce que ça rapporte.

À 14 ans, il franchit un cap. Il achète son premier set LEGO, mais au lieu de le monter, il revend les pièces séparément. Selon Les Numériques, il en tirerait environ le double de son prix d’achat.

Le principe tient en une phrase : une figurine vendue à l’unité vaut souvent plus que la boîte entière. Il écoule donc chaque minifigure une par une sur sa page eBay, avec patience. Et il peut compter sur des millions de passionnés de briques dans le monde.

À 15 ans, il change d’échelle. Il achète des stocks en masse pour les revendre à des collectionneurs et à des professionnels de la revente. « J’étais leur fournisseur », résume-t-il.

À 16 ans, l’activité tourne tellement bien qu’il doit faire appel à un expert-comptable. À un âge où beaucoup n’ont pas encore ouvert leur premier compte en banque, lui gère déjà des bilans. Les briques ont décidément le don de s’inviter partout, jusque dans le salon, où une simple table basse peut les ranger.

Reste à comprendre comment un tel chiffre a pu grimper aussi vite. La réponse tient en un mot : le triplement.

118 000 €, puis 354 000 € : la boutique qui écoule 100 kilos de briques par mois

La première année, le jeune homme réalise environ 118 000 € de chiffre d’affaires. L’année suivante, le compteur grimpe à 354 000 €. Soit un triplement en douze mois.

Attention toutefois à ne pas confondre chiffre d’affaires et gain. Une fois retirés l’achat du stock et les autres frais, il resterait près de 59 000 € de bénéfice. C’est déjà énorme pour un lycéen, mais l’écart rappelle que la revente est un métier de marges.

Le secret de Jamie Bell, c’est son positionnement. Il aurait trouvé un créneau de niche entre les gros vendeurs et les petits. Chaque mois, il écoule près de 100 kilos de LEGO, et sa boutique affiche 2 900 ventes conclues avec 100 % d’évaluations positives.

Autrement dit, des acheteurs satisfaits, un volume régulier et un nom qui circule chez les collectionneurs. Cette mécanique rappelle celle de ces jouets dont le prix en rayon n’a plus rien à voir avec le coût de fabrication. Quand une marque fait rêver, l’écart entre ce que ça coûte et ce que ça se vend devient un terrain de jeu.

Et c’est là qu’intervient la vente qui a tout fait basculer. Cette année, le jeune homme met en ligne 95 kilos de figurines LEGO Star Wars, avec un prix de départ de 1 €. Les enchères s’enflamment : après 65 offres, le lot part pour environ 26 500 €.

Le chiffre est spectaculaire. Mais est-ce vraiment sa plus belle opération ?

Jeune homme emballant des colis dans sa chambre

Pourquoi ce lot à 26 500 € n’est pas son meilleur coup

Beaucoup de gens s’imaginent qu’un coup d’éclat pareil, c’est la jackpot assurée. Le jeune homme, lui, nuance. Le même phénomène se retrouve chez les particuliers qui transforment la seconde main en vrai business : ce qui compte, c’est la différence entre ce que l’on paie et ce que l’on encaisse.

Et justement, Jamie Bell confie que ce lot Star Wars lui a coûté très cher. Les 26 500 € d’enchères ne seraient donc pas son meilleur résultat, puisqu’il a fallu payer le stock au prix fort pour le décrocher. C’est la vraie leçon de cette histoire : le chiffre d’affaires impressionne, la marge décide.

Ses autres grosses ventes racontent la même chose. Une enchère s’est terminée à environ 5 270 €. Deux figurines LEGO Batman, elles, ont été vendues près de 890 €.

Reste la question de ses clients. Toujours selon Les Numériques, environ 40 % de ses acheteurs seraient de gros collectionneurs avec un budget conséquent. Et parmi eux, 60 % achèteraient pour revendre à l’unité.

Le jeune vendeur travaille donc pour des gens qui font, à leur tour, de la revente. Il se place en amont de la chaîne, là où l’on vend en gros ce que les autres détaillent. C’est ce rôle de fournisseur, annoncé dès ses 15 ans, qui explique son rythme actuel.

Mais alors, que compte-t-il faire de tout cet argent ?

Ce qu’il prévoit pour la suite : les cartons, les parents, puis l’université

Côté organisation, rien d’une multinationale. Jamie Bell gère lui-même l’activité. Son père l’aide à expédier les colis et pour une partie de l’administratif, et le stock reste entreposé chez ses parents dans de grandes boîtes en carton.

Pas de local, pas d’employés : un garçon, une famille et des briques. C’est peut-être ce qui explique ses marges, car chaque euro de frais fixe évité reste dans la poche.

Ses projets, eux, ne passent pas par les LEGO. Il ne compte pas continuer dans la revente. Son avenir, il le voit à l’université, à étudier l’histoire, pour une carrière plus stable.

Une grande partie de ses revenus part sur un compte épargne, avec un objectif très clair : s’offrir un premier appartement. Gérer un budget, comparer les prix, viser le bon moment pour acheter : le même réflexe que ceux qui cherchent à dénicher un sapin de Noël sans exploser leur budget.

À son échelle, l’ado applique la méthode des chasseurs de bonnes affaires, ceux qui guettent les promotions comme les appareils de cuisine de la Black Friday Week chez Lidl. Acheter bas, revendre haut, et ne jamais oublier ce que coûte vraiment le stock.

Au final, le plus étonnant n’est pas le montant, mais la lucidité. Jamie Bell sait que la vague ne durera pas toujours, et il a déjà prévu l’après.

Une brique à la fois, un ado a transformé un jouet d’enfance en premier apport. La morale, c’est qu’un gros chiffre ne vaut rien sans une bonne marge. Et si les chiffres vous fascinent, la date exacte de la fin de l’humanité calculée par un scientifique vous réserve un tout autre vertige. Quant aux secrets bien gardés, ce que Mylène Farmer a caché en 2010 n’a pas fini de faire parler.

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