2CV électrique : toit en toile, phares ronds, 15 000 €… mais ce que Citroën cache encore sur la Deudeuche

Elle a la bouille ronde, un toit en toile et des clips jaunes sur les roues. Citroën vient de présenter au Mondial de l’Auto 2026 le concept-car de sa future 2 CV électrique, et tout indique que ce sera bien une voiture de série. Mais derrière le sourire rétro, plusieurs informations capitales restent sous clé. On vous dit lesquelles plus bas.
Pourquoi le retour de la 2 CV n’est pas qu’un coup de nostalgie
Citroën a choisi le Mondial de l’Auto 2026, du 12 au 18 octobre, pour lever le voile sur son concept-car. Selon L’Internaute, le constructeur avait déjà confirmé qu’il s’agissait d’un futur modèle de série, et non d’un simple exercice de style.
Le message est clair : la nouvelle 2 CV devrait être accessible, simple et populaire. C’est exactement la philosophie de l’originale, lancée en 1948 pour mettre l’automobile à la portée du plus grand nombre.
Autre chiffre qui pèse : la Deudeuche s’est écoulée à plus de 5 millions d’exemplaires dans le monde. Difficile de trouver meilleur héritage pour une citadine censée parler à tout le monde.
Le pari reste osé, car l’électrique populaire n’est pas un terrain facile. Les acheteurs regardent déjà la facture de près, et la décote de 59% en 5 ans que Leboncoin vient de chiffrer rappelle que l’électrique se paie aussi à la revente.
Citroën joue donc sur deux tableaux : l’émotion d’un mythe et la promesse d’une voiture sans chichis. Un équilibre délicat, que le dessin du concept laisse déjà deviner.
Alors, à quoi ressemble cette Deudeuche du futur ? Et surtout, qu’a-t-elle gardé de l’ancienne ? Les détails sont étonnamment fidèles.
Phares ronds, hayon incliné, clips jaunes : le concept décortiqué
Premier constat, la silhouette parle toute seule. Phares ronds très proéminents, capot arrondi et nervuré, ailes avant généreuses : on reconnaît la citadine populaire du siècle dernier au premier regard.
Elle sera pourtant un peu plus petite que son aînée, avec 3,76 m de long contre 3,83 m. Et sans surprise, elle sera 100 % électrique.
À l’arrière, le hayon incliné descend jusqu’au pare-chocs, avec une couleur noire qui tranche sur la carrosserie du concept. Les clignotants sont intégrés aux montants arrière, et la poignée apparente sous le logo Citroën fait un nouveau clin d’œil au passé.
Le toit en toile rétractable et les poignées de portes rotatives semblent dessinés pour rappeler la simplicité de la voiture originelle. Rien de clinquant, tout est pensé pour évoquer l’essentiel.
Les roues complètent le tableau : jantes pleines de 18 pouces en tôle gris clair, clips jaunes portant l’inscription 2 CV, pneus Michelin aux flancs à chevrons. Mi-rétro, mi-moderne.
Reste la question que tout le monde se pose : combien ? Pendant que le neuf se fait attendre, la prime de 337 € pour l’électrique d’occasion prévue au 1er septembre montre que le marché cherche des solutions abordables.
Selon L’Internaute, le prix d’entrée serait attendu autour de 15 000 euros. Produite en Europe, du côté de l’Italie, elle serait donc éligible aux différentes aides à l’achat.

Autonomie, batterie, puissance : ce que Citroën ne dit pas encore
Pendant que ce concurrent américain de Tesla débarque en France avec 960 km d’autonomie, Citroën joue la carte inverse : le silence. Pour la 2 CV, la capacité de la batterie, l’autonomie et la puissance restent de vraies inconnues.
L’intérieur garde aussi son mystère. Celui du concept-car, très épuré, ne dit probablement pas grand-chose de l’habitacle de la future voiture, si ce n’est que le constructeur entend jouer à fond la carte de la simplicité.
Vu les tarifs visés, l’habitacle devrait aller à l’essentiel. Mieux vaut donc s’attendre à du dépouillé qu’à du luxe.
Ces zones d’ombre comptent, car la concurrence est déjà là. La future 2 CV devra se frotter à la Twingo électrique, à la nouvelle Dacia Spring et à la petite Dolphin du très ambitieux constructeur chinois BYD.
Sur ce terrain, l’autonomie et le prix décideront de tout. Or l’un est annoncé autour de 15 000 euros, l’autre n’est même pas évoqué.
Le concept exposé devrait pourtant être très proche de la voiture définitive, au moins pour le design extérieur. Ce que l’on voit dehors serait donc quasi acquis, ce qui se cache dedans et sous la carrosserie reste à découvrir.
Ce qu’il faudra surveiller d’ici 2028
L’arrivée de la 2 CV sur nos routes est espérée pour 2028. Deux ans d’attente, c’est long, et autant de temps pour que Citroën dévoile ses cartes au compte-gouttes.
Premier rendez-vous attendu : les chiffres techniques. Une fois l’autonomie connue, il faudra voir comment elle tient la route au quotidien, car l’hiver met les conducteurs d’électriques à rude épreuve.
Deuxième point : la confirmation du prix. Les 15 000 euros restent une estimation, et c’est elle qui fera, ou non, de cette citadine une vraie voiture populaire face à ses rivales.
Troisième : l’habitacle, dont on ne sait presque rien. Le retour officiel de la 2 CV va certainement beaucoup faire parler, mais c’est l’intérieur qui dira si la promesse de simplicité tient vraiment.
Le contexte, lui, bouge vite. Sur un marché où des modèles entiers disparaissent des concessions, l’arrivée d’une petite électrique à l’âme de légende ne passera pas inaperçue.
La Deudeuche revient avec un sourire et une étiquette de prix mesurée. Il lui reste à prouver qu’elle sait rouler comme elle sait séduire.
La 2 CV revient en costume électrique : le visage est dévoilé, mais le moteur et le ventre restent dans l’ombre. Un mythe populaire ne se juge pas à ses jantes jaunes.
Et si vous aimez les histoires de routes, vous ne regarderez plus jamais un rond-point pareil après avoir découvert le classement surprenant caché derrière le record français. Autre mystère au bord de la route : ce village fantôme que les automobilistes aperçoivent depuis 40 ans n’a pas fini d’intriguer.