Flashé à 168 km/h sous cannabis, il avait une excuse : aller piquer une tête au lac
Samedi 27 juin, un automobiliste de 27 ans a été flashé à 168 km/h sur l’A43, en Isère. Son excuse face aux gendarmes ? Il crevait de chaud et voulait se baigner au lac d’Aiguebelette. Petit problème : il était aussi positif au cannabis. Résultat : permis retiré, voiture en fourrière, et zéro baignade.
Une Polo lancée à fond sur l’autoroute

Les faits se sont déroulés vers 9 h 30, sur une portion de l’A43 limitée à 110 km/h, au niveau de Saint-Quentin-Fallavier. Comme le rapporte Le Dauphiné libéré, le jeune Rhodanien roulait à 168 km/h au compteur, soit 161 km/h en vitesse retenue.

Au volant d’une Volkswagen Polo, ce n’est pas exactement le genre de bolide qu’on imagine en pleine course. Et surtout, le conducteur était titulaire d’un permis probatoire — autrement dit, il avait encore moins de marge qu’un conducteur classique.
Pour rappel, avec un permis probatoire, la vitesse maximale autorisée sur autoroute est de 110 km/h. Lui en affichait 51 de plus. Pas franchement discret.
Mais le meilleur restait à venir, au moment du contrôle par les gendarmes. Et l’excuse fournie mérite qu’on s’y attarde.
« Il voulait juste se rafraîchir »
Intercepté par les forces de l’ordre, le conducteur n’a pas nié sa vitesse. Il a simplement expliqué qu’il trépignait d’impatience de plonger dans le lac d’Aiguebelette, en Savoie. La canicule l’accablait, et il n’avait qu’une idée en tête : piquer une tête.
On a tous eu cette envie un jour de grosse chaleur. Sauf que la plupart d’entre nous ne transforment pas l’A43 en circuit de Formule 1 pour autant.

Et l’excuse a pris l’eau encore plus vite quand les gendarmes ont procédé au dépistage de stupéfiants. Résultat : positif au cannabis. Conduire sous l’emprise de stupéfiants, c’est déjà un délit. Ajoutez un excès de vitesse de plus de 50 km/h, et la note devient très salée.
Le cocktail infraction était complet. Il ne manquait plus que la sanction, et elle n’a pas tardé.
Permis retiré, voiture en fourrière
Les gendarmes n’ont pas tergiversé. Permis immédiatement retiré, véhicule placé en fourrière. Le jeune homme a dû rentrer chez lui par ses propres moyens — sans voiture, sans permis et sans baignade.
Un excès de vitesse de plus de 50 km/h, c’est une contravention de 5e classe : jusqu’à 1 500 euros d’amende, un retrait de 6 points et une suspension de permis pouvant aller jusqu’à 3 ans. Avec le cannabis en plus, les peines peuvent grimper à 2 ans de prison et 4 500 euros d’amende.
Pour un titulaire de permis probatoire, les conséquences sont encore plus lourdes. Avec seulement 6 points au compteur pendant les premières années, une telle infraction signifie l’annulation pure et simple du permis. Retour à la case départ, avec obligation de repasser l’examen.
Si l’affaire vous rappelle quelque chose, c’est normal. Ce genre de record de vitesse absurde se multiplie sur les routes françaises. Mais cette histoire a un twist final plutôt savoureux.
Même sans excès de vitesse, il n’aurait jamais pu se baigner
Voilà le détail qui rend toute cette affaire encore plus absurde. Selon ICI Isère, le lac d’Aiguebelette était tellement pris d’assaut ce week-end-là que la sortie de l’A43 menant au site a dû être fermée dans l’après-midi.
La raison ? Trop de monde. Les parkings étaient saturés, les accès bouchés. Des centaines de personnes arrivaient dès les premières heures pour s’assurer une place au bord de l’eau. Le lac d’Aiguebelette, réputé pour ses eaux turquoise, est l’un des plus prisés de Savoie en période de canicule.
Autrement dit, même en roulant à 168 km/h, notre conducteur aurait probablement fini bloqué dans les bouchons, à cuire dans sa Polo garée au milieu d’un embouteillage. L’ironie est totale.
Ce fait divers n’est pas un cas isolé. Les contrôles routiers se multiplient en période estivale, et les excuses les plus créatives ne changent rien aux sanctions. Qu’on soit à 80 ans devant un test salivaire ou à 27 ans avec une envie de baignade, la loi reste la même.
Le meilleur moyen d’éviter les ennuis reste encore de respecter les limitations. Et si la chaleur est vraiment insupportable, il paraît que la climatisation existe — même dans une Polo.