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Il filmait ses pointes à 248 km/h pour frimer sur les réseaux… la police n’a eu qu’à appuyer sur « play »

Publié par Cassandre le 19 Juin 2026 à 8:30
Compteur de vitesse affichant 248 km/h avec smartphone filmant

Publier ses exploits au volant pour impressionner ses abonnés, c’est une tentation que certains conducteurs ne savent pas résister. En Suisse, un jeune automobiliste de 23 ans vient de l’apprendre de la pire des manières. Les 24 vidéos qu’il avait soigneusement enregistrées pour briller sur les réseaux sont devenues le dossier à charge le plus solide que la police bernoise ait jamais reçu sur un plateau.

Un chauffard de 23 ans qui traitait les limitations comme des suggestions

L’affaire débute en 2024, quand une première vidéo attire l’attention de la police cantonale bernoise. On y voit un véhicule lancé à une vitesse manifestement excessive, filmé par le conducteur lui-même. Le genre de contenu qui circule abondamment sur les réseaux sociaux, où la course à la performance au volant n’a rien de nouveau.

Selon les informations du média suisse 20 Minuten, les enquêteurs décident alors de remonter la piste numérique. L’identification de l’auteur des images ne pose guère de difficulté : le jeune homme de 23 ans avait laissé suffisamment d’indices visuels pour être localisé.

Une fois le conducteur identifié, les autorités obtiennent l’accès à ses téléphones portables. Et là, ce qui n’était qu’une simple vérification se transforme en jackpot judiciaire. Les policiers découvrent un véritable catalogue d’infractions filmées, bien au-delà de ce que les radars classiques auraient pu capter.

Le profil qui se dessine est celui d’un conducteur habitué à défier les limitations de vitesse, convaincu que ses prouesses méritaient d’être immortalisées. Un comportement routier qui relève moins de l’inconscience que d’une mise en scène assumée.

24 vidéos accablantes : 248 km/h sur une route limitée à 100

Le contenu retrouvé dans les appareils du jeune homme dépasse l’entendement. Pas moins de 24 séquences vidéo documentent ses excès de vitesse dans des contextes variés, chacune plus dangereuse que la précédente.

La plus spectaculaire le montre lancé à 248 km/h sur une portion d’autoroute limitée à 100 km/h. Soit près de deux fois et demie la vitesse autorisée. D’autres clips révèlent des pointes à 94 km/h dans une zone limitée à 30 km/h — plus de trois fois la limite — ou encore 130 km/h en pleine agglomération.

Habituellement, les grands excès de vitesse sont constatés par des radars automatiques ou lors de contrôles routiers. Ici, le scénario est inédit. Le conducteur a lui-même constitué les preuves, les a montées, les a publiées. Chaque séquence comporte des indicateurs exploitables : compteur visible, repères géographiques, horodatage.

Pour les enquêteurs bernois, ce dossier est presque trop beau pour être vrai. Là où il faut d’ordinaire multiplier les dispositifs de contrôle et les heures de surveillance, un simple visionnage suffit. Le chauffard a fait le travail d’enquête à leur place, image par image, infraction par infraction.

Difficile d’imaginer stratégie de défense plus compliquée pour l’intéressé. Quand les récidivistes au volant tentent généralement de contester les relevés radar, celui-ci a fourni des preuves en haute définition.

Policier suisse tenant un téléphone saisi près d'une voiture

Permis déjà suspendu, véhicule saisi : la chute est brutale

Un détail aggrave considérablement la situation du jeune Suisse. Conduire sous le coup d’une interdiction est un délit à part entière en Suisse. Or, selon 20 Minuten, certaines des vidéos auraient été tournées alors que son permis de conduire était déjà suspendu. Ce qui signifie qu’il roulait à 248 km/h sans même avoir le droit de prendre le volant.

Les autorités bernoises ont procédé à la saisie immédiate de son véhicule et au retrait définitif de son permis dans l’attente du jugement. La liste des chefs d’accusation potentiels s’allonge : excès de vitesse qualifiés, mise en danger de la vie d’autrui, conduite malgré suspension, sans compter les circonstances aggravantes liées à la récidive.

En Suisse, un excès de vitesse de plus de 80 km/h au-dessus de la limite sur autoroute relève du « délit de chauffard », passible d’une peine plancher d’un an de prison ferme. Avec 148 km/h de dépassement sur la séquence la plus grave, le jeune homme entre largement dans cette catégorie.

L’affaire illustre un phénomène croissant : les réseaux sociaux, conçus pour se mettre en valeur, deviennent des mines de preuves pour les enquêteurs. Ce que les radars ne captent pas, les smartphones le filment. Et ce que les conducteurs publient pour épater la galerie finit parfois directement dans un dossier pénal.

À 23 ans, celui qui se rêvait pilote audacieux devant ses abonnés se retrouve face à un juge avec un dossier qu’il a lui-même constitué, image par image. Moralité : sur la route comme sur les réseaux, la quête de visibilité peut mener tout droit au tribunal. Et vous, avez-vous déjà croisé ce genre de vidéos dans votre fil d’actualité ?

1 commentaire

  • p
    papapa
    20/06/2026 à 11:43
    Un couillon de premier choix, il a bien fait comme cela il a fourni toutes les preuves à la police qu'ils ont reçu sur un plateau.....

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