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40 millions de dollars pour une Ferrari électrique qui n’existe pas encore : le record qui affole Monterey

Publié par Elsa Lepic le 17 Août 2026 à 18:06
40 millions de dollars pour une Ferrari électrique qui n'existe pas encore : le record qui affole Monterey

Une voiture qui n’a même pas encore été livrée à son propriétaire vient de battre un record absolu. La Ferrari Luce, première berline 100% électrique de la marque au cheval cabré, s’est envolée aux enchères pour une somme qui dépasse l’entendement. Personne, pas même les experts de la maison de vente, n’avait vu venir un tel emballement.

Une estimation pulvérisée en quelques minutes

Samedi 15 août, pendant la prestigieuse Car Week de Monterey en Californie, la maison RM Sotheby’s a mis en vente le tout premier exemplaire produit de la Ferrari Luce, baptisé « châssis 0 ». Les spécialistes tablaient sur une adjudication autour de 1,1 million de dollars, soit environ 948 000 euros.

La réalité a dépassé toutes les projections. Le marteau est tombé à 40 millions de dollars, l’équivalent de 34,5 millions d’euros. Un montant qui fait plus de 36 fois l’estimation de départ, et qui installe déjà ce modèle dans l’histoire des grandes enchères automobiles, aux côtés des sujets qui font régulièrement trembler l’opinion par leur ampleur inattendue.

Pour donner une échelle encore plus parlante : la Ferrari Luce affiche un prix catalogue de 550 000 euros, soit environ 636 000 dollars. Le prix payé aux enchères représente donc plus de 60 fois sa valeur commerciale officielle. Un écart aussi vertigineux ne s’explique pas uniquement par la rareté du châssis. Ce qui a fait grimper les enchères tient aussi à ce que cache cette voiture, et à qui va profiter l’argent récolté.

Une pièce unique, une cause qui change tout

Ce n’est pas une Luce comme les autres. L’exemplaire a été façonné par le département sur-mesure « Tailor Made » de Maranello, celui qui personnalise les commandes des clients les plus exigeants. Sa carrosserie arbore une teinte baptisée Madreperla Semi-Gloss, dont les pigments changent littéralement de couleur, passant du vert au violet selon l’angle de lumière.

À l’intérieur, la surprise continue. La sellerie utilise un cuir métallisé Le Mans couleur « Perla », associé à des finitions grises baptisées « Grigio Corvara » plutôt qu’au noir habituel. Jantes spécifiques, étriers de frein sur mesure : chaque détail a été pensé pour faire de ce châssis un objet à part, loin des standards que Ferrari propose habituellement, un peu comme certaines innovations technologiques dont on parle sur le segment high-tech réinventent totalement leur catégorie.

Mais le vrai déclencheur de cette folle enchère se trouve ailleurs. L’intégralité des 40 millions de dollars sera reversée à la Fondation Ferrari, qui finance des programmes éducatifs destinés aux jeunes. Un geste philanthropique qui a clairement débridé les enchérisseurs, prêts à payer bien plus qu’une simple carrosserie inédite pour associer leur nom à cette cause.

Collectionneur stupéfait lors d'une vente aux enchères automobile

Un privilège qui vaut plus cher qu’une voiture

Au-delà du don, posséder ce châssis 0 ouvre les portes d’un cercle très fermé. L’acquéreur intègre de fait le club restreint des premiers collectionneurs de la marque, un statut qui lui garantit un accès privilégié aux futures séries limitées produites par Maranello. Un sésame social qui, dans l’univers très codifié des grands collectionneurs, peut valoir bien plus que la voiture elle-même.

Il faudra pourtant s’armer de patience. Le bolide file directement en Italie pour recevoir ses ultimes finitions en usine, avant une livraison officielle prévue au premier trimestre 2027. L’acheteur mystère devra donc attendre plusieurs mois avant de prendre le volant de sa pièce à 40 millions de dollars.

Cette flambée confirme surtout un succès commercial que peu attendaient. Malgré des critiques sur son design lors de sa présentation, la Ferrari Luce avait déjà atteint son objectif de ventes annuel en seulement deux mois. Un score qui rappelle que même les paris les plus incertains, comme certaines innovations liées à l’électrique, peuvent finalement convaincre un public sceptique au départ.

Et la Luce n’était pas seule à faire tomber des records ce week-end-là. Chez Gooding & Company, une Shelby Cobra Daytona Coupé de 1964 ayant appartenu à Carroll Shelby a atteint 42,9 millions de dollars, devenant la voiture américaine la plus chère jamais vendue aux enchères.

Chez RM Sotheby’s, une McLaren F1 GTR de 1996 a décroché 34,6 millions de dollars, record public pour une voiture britannique, tandis qu’une Chevrolet Corvette Grand Sport de 1963 a grimpé à 18,7 millions et une Ferrari Daytona SP3 à 17,8 millions de dollars.

Quarante millions de dollars pour une voiture qui n’a même pas encore roulé : voilà ce que peut valoir l’histoire, la rareté et une bonne cause réunies en un seul châssis. Reste une question qui plane sur Maranello : qui, parmi les prochains modèles électriques de la marque, osera défier ce record ?

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