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Ford rappelle 388 000 SUV : ce siège arrière peut se détacher pendant que vous roulez

Publié par Elsa Lepic le 30 Juil 2026 à 8:30
Siège arrière de SUV légèrement basculé sur son axe

Vous venez d’installer les enfants à l’arrière et vous démarrez, tranquille. Sauf que pour près de 388 000 propriétaires de Ford et de Lincoln, ce moment banal cache un vrai risque. Un défaut mécanique touche le mécanisme d’accès facile des sièges arrière, et il peut provoquer un mouvement inattendu du siège en pleine conduite. Voici ce que les autorités américaines viennent de révéler, et ce que ça change concrètement pour les propriétaires concernés.

Un siège qui bouge tout seul, un risque que personne ne voit venir

Le constructeur Ford vient de lancer un rappel massif. En cause : certains modèles Ford Explorer produits entre 2020 et 2026, ainsi que des Lincoln Aviator fabriqués entre 2020 et 2027. Au total, 387 911 véhicules sont concernés aux États-Unis, selon les données transmises par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’agence fédérale américaine chargée de la sécurité routière.

Le problème vient d’un détail que la plupart des conducteurs ne remarqueraient jamais en temps normal : le bouton qui permet d’incliner facilement les sièges de la deuxième rangée, pour laisser passer les passagers vers l’arrière du véhicule. Ce système, appelé « easy-entry », peut se gripper ou rester bloqué. Résultat : le siège risque de se déverrouiller, de basculer ou de glisser sans prévenir, y compris pendant que le véhicule roule.

Ce type de défaut mécanique n’est pas isolé dans l’industrie automobile. On se souvient par exemple du récent classement des villes françaises qui pointait déjà des écarts surprenants sur des sujets liés au quotidien des automobilistes, comme les dépenses en carburant selon les départements. Mais ici, l’enjeu dépasse largement le budget : c’est la sécurité des passagers assis à l’arrière qui est directement en jeu.

Ce que révèle l’enquête interne de Ford sur les incidents déjà recensés

La NHTSA est claire sur les conséquences potentielles de ce défaut. « Un siège qui bouge de façon inattendue peut ne pas retenir correctement un occupant en cas de choc, ce qui augmente le risque de blessure », explique l’agence dans son avis de rappel officiel. Concrètement, un siège mal fixé perd toute son efficacité en cas d’accident.

Le groupe de veille interne de Ford, baptisé Critical Concern Review Group, a recensé 14 signalements à la date du 16 juin 2026. Ces incidents concernent tous un mouvement involontaire du siège de deuxième rangée alors que le véhicule était en mode conduite. Sur ces 14 cas, six véhicules avaient déjà bénéficié d’une réparation lors d’un précédent rappel similaire. Les huit autres n’avaient jamais été concernés par cette première campagne de correction.

Un signe doit particulièrement alerter les propriétaires : si le bouton du siège reste coincé en position basse. Dans ce cas, impossible d’utiliser la fonction d’accès facile, ou de remettre le siège en position normale après l’avoir actionné. C’est souvent le premier symptôme visible avant que le problème ne s’aggrave.

Ce genre de vigilance rappelle d’ailleurs les précédents rappels dans le secteur, comme celui concernant Hyundai et ses ceintures de sécurité défectueuses. Ford insiste toutefois sur un point : aucun accident ni aucune blessure n’a été signalé à ce jour en lien direct avec ce défaut.

Mécanicien inspectant le mécanisme de verrouillage d'un siège

La réparation gratuite qui doit rassurer les propriétaires concernés

Bonne nouvelle pour les propriétaires inquiets : la correction est entièrement gratuite. Les concessionnaires Ford et Lincoln vont remplacer l’interrupteur d’accès facile du siège arrière, avec une nouvelle version du boîtier et de son support, conçue pour éviter que le mécanisme ne se bloque à nouveau.

Contrairement à d’autres rappels dans le secteur automobile, ici aucune pièce structurelle majeure n’est en cause : c’est un composant précis, ciblé, qui sera changé.

Cela ne veut pas dire que le risque doit être pris à la légère, surtout pour les familles qui transportent régulièrement des enfants ou des passagers à l’arrière.

À l’image des évolutions récentes du marché automobile suivies de près par les experts, ce type d’incident rappelle à quel point la vigilance des constructeurs doit rester constante, même sur des véhicules relativement récents.

Le calendrier est désormais fixé. Les lettres de notification aux propriétaires seront envoyées par courrier dès ce mois-ci. Une seconde vague de courriers, détaillant précisément la procédure de réparation, doit suivre en janvier. D’ici là, les propriétaires de Ford Explorer ou de Lincoln Aviator concernés peuvent contacter leur concessionnaire pour vérifier si leur véhicule fait partie du lot rappelé, sans attendre la lettre officielle.

Un siège qui glisse, un bouton qui coince, et 388 000 véhicules qui repassent par la case atelier : la sécurité automobile ne tient parfois qu’à un mécanisme minuscule. Si vous roulez en Explorer ou en Aviator récent, direction votre garage pour vérifier le siège arrière avant le prochain trajet.

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