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Zone 30, coussins berlinois… rien n’y fait : à Gimont, un radar portatif arrive dès le 1er novembre

Publié par Elsa Lepic le 07 Nov 2026 à 21:40
Mains d'un policier tenant un radar portatif dans un village

Vous connaissez ce moment où l’on lève le pied devant un ralentisseur, avant de réaccélérer dix mètres plus loin ? À Gimont, dans le Gers, la mairie en a visiblement assez. Zone 30 et coussins berlinois n’ont pas suffi à calmer tout le monde. Reste à savoir ce que la commune sort de son chapeau, et ce que cela coûtera aux conducteurs pressés.

Zone 30, coussins berlinois : le pari des ralentisseurs n’a pas tenu à Gimont

Selon les informations publiées par Actu.fr, la commune de Gimont, dans le Gers, a déjà multiplié les aménagements pour inciter les automobilistes à ralentir. Une zone 30 a été instaurée. Des coussins berlinois ont été posés.

Ces coussins berlinois, ce sont ces surélévations conçues pour faire lever le pied sans bloquer les bus ni les secours. Sur le papier, le dispositif a tout pour fonctionner.

Sauf que, toujours selon la source, ces aménagements n’ont visiblement pas convaincu tous les conducteurs. Les excès de vitesse persistent, malgré les panneaux, malgré les bosses sur la chaussée.

Face à ce constat, la municipalité estime qu’il faut désormais passer à une surveillance plus directe. Autrement dit, ne plus compter uniquement sur le bon sens des automobilistes.

Cette décision n’est pas sortie de nulle part : elle répond à des préoccupations exprimées par de nombreux habitants. Et le sujet ne date pas d’hier, comme le rappelle le maire de Bordeaux parti en guerre contre les vélos électriques au nom de la sécurité des déplacements.

Alors, quelle arme la mairie de Gimont a-t-elle choisie ? Et surtout, qui va s’en servir ?

Un radar qui ne reste pas au bord de la route

La réponse tient en un mot : mobilité. À compter du 1er novembre 2026, la police municipale de Gimont sera dotée d’un radar manuel portatif.

Contrairement aux radars automatiques fixes, que les habitués finissent par connaître par cœur, cet équipement sera manié directement par les agents lors de leurs contrôles. Il n’a donc pas d’emplacement figé.

Concrètement, les policiers pourront mesurer la vitesse des véhicules là où il le faut. Selon la source, ils interviendront sur les axes où des comportements dangereux sont signalés.

Fini, donc, le jeu qui consiste à ralentir devant le cinémomètre habituel, puis à repartir de plus belle. Ici, c’est un agent en uniforme qui tient l’appareil, et qui peut se placer ailleurs la semaine suivante.

Ce type de contrôle de proximité rappelle que la vitesse reste un sujet sensible partout en France. Une police municipale qui roule dans une voiture peu commune a d’ailleurs fait parler d’elle ailleurs dans le pays.

Mais l’essentiel est ailleurs : à Gimont, le radar change de mains, et il se déplace. Reste la question qui fâche, celle que chaque conducteur se pose déjà : combien ça coûte, au juste, de se faire pincer ?

Conducteur ralentissant devant un coussin berlinois en zone 30

Entre 68 et 135 euros : la note pour les accélérations de trop

Voici le cœur de l’affaire. Les automobilistes pris en infraction s’exposeront à des amendes comprises entre 68 et 135 euros, selon la nature de l’excès de vitesse.

Un retrait de points pourra aussi s’appliquer, mais seulement lorsque les conditions légales sont réunies. Autrement dit, ce n’est pas automatique : tout dépendra de l’ampleur du dépassement constaté.

Pour ceux qui voient encore les limitations comme de simples suggestions, la facture devient nettement moins séduisante. Quelques secondes gagnées dans la traversée du village peuvent coûter plus cher qu’un plein de carburant.

Pour mesurer ce que peut coûter un écart plus sérieux, il suffit de regarder ces 20 km/h de trop transformés en 7 500 € d’amende. Gimont reste, bien sûr, très loin de ce cas extrême.

Le message de la mairie, lui, est limpide. Elle appelle les conducteurs à faire preuve de responsabilité pour protéger l’ensemble des usagers, notamment les piétons et les cyclistes.

Voilà le fin mot de l’histoire : un radar portatif, des agents municipaux, et une échéance fixée au 1er novembre. Mais que change vraiment ce dispositif au quotidien ?

Ce que ça change pour les conducteurs dès le 1er novembre

D’abord, une chose simple : le contrôle devient imprévisible. Un radar fixe se contourne mentalement, un agent muni d’un appareil portatif beaucoup moins.

Ensuite, la mairie assume un changement de méthode. Elle complète les mesures déjà engagées plutôt que de compter uniquement sur les ralentisseurs et les panneaux de limitation.

Pour les habitants, c’est la réponse à une demande entendue pendant la campagne électorale. La sécurité des déplacements figure parmi les enjeux sur lesquels les élus veulent apporter du concret.

Reste à voir comment ce dispositif sera déployé sur le terrain. La source ne précise ni les axes visés en priorité, ni la fréquence des contrôles, ni le nombre d’agents concernés.

Ailleurs, la vitesse alimente des histoires bien plus spectaculaires, comme ce conducteur flashé à 312 km/h au volant d’une Porsche. À Gimont, on parle d’abord de ramener un peu de calme dans les rues.

Et pour les contrevenants, une certitude : après la zone 30 et les coussins, il y a désormais quelqu’un au bout du radar. Les automobilistes ont jusqu’au 1er novembre pour prendre le pli.

Autre point à surveiller : l’effet réel sur les comportements. La commune l’espère dissuasif, les premières semaines de contrôles diront si les conducteurs lèvent enfin le pied.

Zone 30, coussins, puis radar : à Gimont, la patience des élus a trouvé sa limite, et elle s’affiche désormais au compteur. Le 1er novembre, mieux vaut regarder l’aiguille avant le policier.

Et si la vitesse vous intrigue, voyez ce que les juges ont répondu à un conducteur flashé à 73 km/h en zone 30 pour une raison qui n’avait rien d’anodin. Et pour savoir si la fameuse technique de la feuille est vraiment légale, un avocat a tranché.

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