Il construit une Lamborghini dans son jardin : la pièce à 150$ qu’il a retrouvée à 20$ sur une Volkswagen

Une Lamborghini Aventador, grandeur nature, qui prend forme dans un jardin du Colorado : ça ressemble à un délire de jeu vidéo. Et c’est justement là que tout a commencé, entre un père, son fils, et une partie de Forza. Des milliers d’heures de travail plus tard, la supercar roule vraiment. Mais c’est en traquant le moindre détail que l’ingénieur Sterling Backus a fait une découverte qui change tout le regard sur sa création.
Une supercar née d’une partie de jeu vidéo
Tout part d’une discussion anodine. Sterling Backus et son fils jouent à Forza, ils admirent une Aventador virtuelle, et la question fuse : et si on en construisait une vraie ? Pas de carrossier, pas d’atelier professionnel, juste le jardin familial et une bonne dose d’obstination.
Le projet vise une réplique à l’échelle 1:1, avec une structure métallique tubulaire habillée de panneaux de carrosserie imprimés en 3D. Une méthode radicalement différente des chaînes de montage de Sant’Agata Bolognese, siège historique de la marque italienne.
Le chantier dévore des milliers d’heures et environ 20 000 dollars, soit près de 17 000 €, selon le média italien Autoblog. Un budget qui reste dérisoire face au prix d’une vraie Aventador, mais qui suppose une patience à toute épreuve.
Le résultat finit par attirer l’attention de la marque elle-même. Une reconnaissance qui n’a rien d’anodin pour un projet né dans un garage, à mille lieues des standards habituels de l’industrie automobile, un univers où même une Ferrari peut s’envoler aux enchères pour des sommes vertigineuses.
Reste que pour Sterling Backus, la voiture n’est jamais vraiment terminée. Chaque pièce est reprise, comparée, retravaillée, jusqu’à obtenir un rendu qu’il juge digne d’un modèle de série, un peu comme d’autres passionnés traquent la précision millimétrée d’une chaîne de montage industrielle.
Une quête d’authenticité poussée à l’extrême
Ce qui obsède Backus, c’est le rendu « OEM » : que chaque élément semble sorti d’usine, et non bricolé maison. Une exigence qui le pousse à revoir sans cesse des zones entières de sa création.
Il retravaille ainsi la partie sous le capot avant, où des soudures et des modifications antérieures ne le satisfont plus, notamment autour des optiques, encore différentes de celles d’une Aventador de série.
Les ajustements ne s’arrêtent pas là. L’ingénieur prévoit de repositionner la crémaillère de direction, trop proche du sol à son goût, et d’abaisser légèrement le réservoir pour libérer du volume à l’avant, avec l’idée d’y loger un jour le toit.
Il planche aussi sur le mécanisme des essuie-glaces, ajoute de nouveaux supports pour certains composants, et abaisse la position des sièges. Autant de retouches invisibles pour un œil non averti, mais essentielles pour se rapprocher d’un résultat industriel.
Ce niveau de détail rappelle à quel point l’automobile moderne repose sur des choix techniques minutieux, un peu comme quand une décote de 59% en 5 ans révèle des mécaniques cachées du marché. C’est justement en cherchant à reproduire fidèlement le système de fermeture du capot avant que Sterling Backus va tomber sur une trouvaille qu’il n’attendait pas du tout.

La pièce Lamborghini qui vient en fait d’une Volkswagen
C’est en cherchant le bon mécanisme de verrouillage du capot avant que Backus fait sa plus grande découverte. Le système utilisé sur l’Aventador se retrouve, presque à l’identique, sur une Volkswagen Jetta.
L’écart de prix, lui, donne le vertige. Acheter la pièce sous référence Lamborghini lui aurait coûté environ 150 dollars, une partie du mécanisme étant même vendue séparément. Le composant équivalent destiné à la Jetta s’achète, lui, autour de 20 dollars seulement.
Cette différence illustre un phénomène bien connu dans l’industrie : les partages de composants au sein d’un même groupe.
Lamborghini appartient au Groupe Volkswagen depuis la fin des années 1990, et certaines pièces techniques peu visibles circulent entre une supercar et une berline compacte sans que personne ne s’en aperçoive, un peu à l’image de ces rappels massifs liés à des poignées de porte qui rappellent que même le luxe automobile n’échappe pas aux petits détails techniques.
Malgré cette découverte, ou peut-être grâce à elle, la réplique de Sterling Backus continue de faire tourner les têtes. L’ingénieur aurait déjà refusé une offre de 100 000 dollars pour sa création, préférant continuer à la peaufiner plutôt que de s’en séparer.
Son Aventador de jardin reste ainsi un patchwork assumé : pièces d’origine, impression 3D maison, et petits bouts de Volkswagen dissimulés sous une carrosserie de rêve.
Une Jetta qui cache un bout de supercar italienne, et un père-fils qui refuse 100 000 dollars pour une voiture née d’un jeu vidéo : voilà le genre d’histoire qui rappelle que la frontière entre bricolage de garage et génie automobile est parfois plus fine qu’on ne le croit. Et vous, tenteriez-vous l’aventure d’une réplique grandeur nature dans votre jardin ?