Les panneaux « ZONE » néerlandais ont changé et bannissent certaines voitures : comment savoir si la vôtre est visée
Vous partez aux Pays-Bas en voiture ? Un panneau rond, une petite voiture et des gaz d’échappement vous attendent peut-être à l’entrée de certaines villes. Sous ce dessin, des chiffres colorés décident si vous avez le droit d’entrer ou non. Voici comment les lire, et où se cache l’information qui vous évitera une amende.
Un panneau tout neuf qui a remplacé l’ancien « zone environnementale »
Depuis le 1er janvier 2026, deux nouveaux panneaux de signalisation sont arrivés aux Pays-Bas. Ils ont remplacé les anciens panneaux « ZONE » et affichent désormais des informations supplémentaires aux automobilistes.
Le principe est simple à voir. Le panneau est un cercle, avec une voiture qui rejette des gaz d’échappement. Avant, il ne montrait pas de voiture : on y lisait juste la mention « zone environnementale ».
Ce panneau signale deux types de secteurs : une zone environnementale ou une zone zéro émission. Dans les deux cas, l’idée est la même : tenir à l’écart les véhicules qui polluent trop.
Concrètement, l’interdiction vise surtout les voitures anciennes, qui n’auront bientôt plus le droit de rouler dans ces secteurs. Si vous conduisez un vieux modèle, vous êtes donc en première ligne. Pour ceux qui voyagent, c’est le genre de détail qu’on découvre rarement avant d’être sur place, un peu comme ce petit carré collé sur le pare-brise qui cache une raison très précise.
Reste le plus important : ce qui se trouve juste en dessous du dessin. Car c’est là que tout se joue.
Sous la voiture, des pictogrammes et des cercles numérotés
Sous le grand panneau, de petits schémas représentent les différents types de véhicules. On y voit une voiture particulière, une camionnette, un camion et un bus. Chacun a sa propre ligne de lecture.
À côté de chaque dessin, des cercles numérotés et colorés signalent les véhicules qui n’ont pas l’autorisation de circuler. Autrement dit, ces cercles ne disent pas qui peut entrer : ils listent ceux qui sont refusés. Le réflexe de lecture est donc inversé.
Le numéro correspond à la classe d’émission Euro de votre véhicule. Si la vôtre apparaît sur le panneau, vous n’avez pas le droit d’entrer dans la zone. Si elle n’y figure pas, la voie est libre.
Ce système rappelle la logique des vignettes que l’on connaît en France, sujet sur lequel certaines vignettes obligatoires peuvent coûter une amende. Mais ici, pas de pastille à coller : tout repose sur les caractéristiques de votre voiture.
Selon la source, le ministère néerlandais des Transports a partagé une illustration pour expliquer le fonctionnement. Elle montre un exemple précis, le panneau C22e4. Il indique que la zone est interdite aux voitures de classe 0 à 3.
Autrement dit, si votre voiture appartient à l’une de ces classes, ce panneau vous barre la route. Mais où trouver cette fameuse classe sur vos papiers ?

La case V.9 de votre carte grise, le détail qui évite l’amende
Avant de prendre la route, il y a un réflexe à adopter, comme pour cette vignette dont l’oubli peut coûter 450 € en France. Ici, le document à sortir est votre carte grise.
Pour connaître votre classe d’émission Euro, il suffit de consulter la case V.9. C’est là que figure l’information à comparer avec les cercles du panneau. Un simple coup d’œil, et vous savez si vous pouvez entrer.
La méthode tient en trois gestes : repérer le panneau rond avec la voiture, regarder la ligne de la voiture particulière, puis comparer le numéro avec votre case V.9. Si le chiffre est dans les cercles, faites demi-tour.
L’enjeu est bien réel. Si vous ignorez la signalisation et roulez dans une zone environnementale ou zéro émission avec un véhicule non autorisé, l’amende est de 120 euros pour les voitures particulières et les camionnettes.
Pour les camions et les bus, la note grimpe à 310 euros. Pas de tolérance annoncée pour les touristes : le panneau s’applique à tous.
Ce que ça change pour les automobilistes qui voyagent
Le message est clair pour tous ceux qui comptent traverser la frontière : les voitures anciennes sont les premières visées. Selon la source, elles n’auront bientôt plus le droit de rouler dans ces secteurs. Mieux vaut donc vérifier sa classe d’émission avant le départ plutôt que devant le panneau.
Autre point à retenir : le nouveau visuel a été pensé pour être plus lisible. La voiture et ses gaz d’échappement remplacent la simple mention écrite, ce qui parle même à un conducteur étranger. Reste à savoir lire les cercles, et c’est tout l’objet de cet article.
La question se pose aussi côté français. Ces panneaux pourraient-ils arriver chez nous ? La source évoque seulement cette possibilité, sans rien affirmer. Et le débat sur les zones à faibles émissions agite déjà le pays, comme le montre la question de garder ou d’arracher sa vignette Crit’Air.
En attendant, les automobilistes qui roulent déjà à l’étranger connaissent ce type de contrainte. Pour ceux qui hésitent encore, voici les villes françaises où la vignette Crit’Air est obligatoire, un bon point de comparaison.
Le ministère néerlandais a mis en ligne un document de référence sur ces panneaux pour les communes. De quoi vérifier l’information à la source.
Un panneau, un chiffre, une case de carte grise : c’est tout ce qui sépare un séjour tranquille d’une amende de 120 euros. Et si vous croyez que les règles de la route étrangères n’ont plus de secrets pour vous, ces deux pays où l’autoroute reste presque gratuite face à la France pourraient vous surprendre. Et ce maire qui a supprimé les panneaux qu’il jugeait inutiles pose une tout autre question sur nos routes.