Ce SUV chinois se transforme en camping-car en 30 secondes, avec 1 705 km d’autonomie à la clé

Un SUV qui se transforme en camping-car sans passer par la case garage, ça fait rêver plus d’un vacancier. C’est exactement ce que Xiaomi vient de dévoiler en Chine avec sa gamme SkyNomad. Toit qui se déploie tout seul, mezzanine habitable, autonomie qui donne le vertige : on t’explique comment ce SUV hybride redéfinit le bivouac improvisé.
Un SUV qui n’a plus rien d’un SUV classique
Le 7 septembre dernier, Xiaomi a présenté sa gamme SkyNomad sur le marché chinois. Une annonce qui tranche avec les habitudes du constructeur, plus connu jusqu’ici pour ses smartphones et, plus récemment, pour ses berlines électriques.
Le secteur automobile chinois multiplie les paris audacieux ces derniers mois, un peu à l’image de la nouvelle stratégie de Dacia qui mise elle aussi sur la polyvalence pour séduire les familles.
La version phare de la gamme, baptisée N90 Max Explorer Edition, pousse le concept encore plus loin. Elle embarque un espace de couchage intégré, propose 7 places à bord et revendique une autonomie qui dépasse les 1 700 kilomètres cumulés. De quoi rivaliser avec les constructeurs les plus rentables du secteur automobile sur un segment totalement inédit.
Le plus surprenant, c’est que rien n’est ajouté après coup. Le toit électrique sort directement d’usine, sans passer par un quelconque préparateur spécialisé dans les aménagements de véhicules de loisirs.
Le toit qui transforme tout en 30 secondes chrono
Concrètement, comment ça marche ? Le toit se relève électriquement en une demi-minute et libère un volume intérieur annoncé à près de 2,29 mètres de hauteur. De quoi tenir debout sans se cogner la tête, un détail qui change tout pour un aménagement nocturne.
Cet espace surplombe la deuxième rangée de sièges, qui se transforme en couchage de 1,87 x 1,24 mètre. Xiaomi y ajoute un chauffage de sol à trois niveaux et, cerise sur le gâteau, un vidéo-projecteur intégré de 30 pouces pour une séance cinéma improvisée à l’arrêt.
Le mécanisme reste toutefois limité à un usage précis : il ne fonctionne qu’à l’arrêt et en dehors de la voie publique. On est donc plus proche d’un camping-car compact taillé pour le bivouac léger que d’un simple SUV familial, contrairement à des modèles comme la Renault 5 électrique pensée avant tout pour la ville.
Côté configuration, rien de révolutionnaire en revanche : 7 places réparties en 2+2+3 et un coffre qui grimpe à 1 831 litres une fois tous les sièges rabattus. Un schéma déjà vu chez Xiaomi, et qui évite au moins les mauvaises surprises rencontrées par certains acheteurs de véhicules électriques, comme cette MG4 immobilisée après achat faute de correctif logiciel.

Le détail qui change la donne sous le capot
Sous la carrosserie de 5,29 mètres, la technique surprend presque autant que le toit escamotable. La SkyNomad N90 Max repose sur un système à prolongateur d’autonomie articulé autour d’un moteur essence 1,5 litre turbo de 152 chevaux, qui fait ici office de simple générateur.
La propulsion, elle, revient à deux moteurs électriques : 286 chevaux à l’avant et 136 à l’arrière, alimentés par une batterie NCM de 76 kWh. Le cycle CLTC annonce 464 kilomètres en tout électrique avant l’intervention du bloc thermique, et jusqu’à 1 705 kilomètres en autonomie combinée. La recharge rapide, elle, promet 285 kilomètres récupérés en seulement 15 minutes.
Reste le prix, et c’est là que la France doit encore patienter. La gamme démarre à 259 900 yuans, environ 33 500 euros, pour le N90 de base. La version Max avec toit électrique grimpe à 299 900 yuans, soit près de 38 700 euros, un écart qui s’explique surtout par la fonction couchage.
Pour l’instant, ce SUV-camping-car n’est annoncé que pour le marché chinois, sans indication de prix, d’homologation ni de commercialisation européenne. Xiaomi a pourtant des ambitions affirmées sur le Vieux Continent, avec une arrivée prévue d’abord en Allemagne début 2027, puis en France quelques mois plus tard, portée d’abord par la berline SU7 et le SUV YU7.
Un toit qui se déploie en 30 secondes, une mezzanine chauffée et plus de 1 700 kilomètres d’autonomie : Xiaomi vient peut-être d’inventer le camping-car du futur, à condition qu’il traverse un jour les frontières chinoises. Reste à savoir si les Français seront prêts à troquer leur tente contre un SUV qui se prend pour un van aménagé.