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2 octobre : le jour où Gandhi est né, où Wall Street a cru à la fin du monde… et où un joueur a marqué 100 points

Publié par Claire le 01 Oct 2026 à 20:02

Un 2 octobre, un avocat frêle est né en Inde et allait faire plier l’empire le plus puissant du monde sans lever le poing. Un autre 2 octobre, un présentateur au costume sombre ouvrait une porte sur l’inconnu devant des millions d’Américains. Entre les deux, des batailles, des découvertes et des destins que l’histoire n’a pas oubliés.

Voici ce qui s’est passé un 2 octobre, du plus ancien au plus étonnant. Attention : le dernier détail de cette liste risque de vous faire regarder votre télévision autrement.

331 avant J.-C. : la bataille où 47 000 hommes ont défait 250 000 soldats

Nous sommes dans la plaine de Gaugamèles, en actuel Irak. Alexandre le Grand, à peine 25 ans, fait face à Darius III, le roi de Perse, dont l’armée serait cinq fois plus nombreuse. Les chiffres des historiens antiques sont discutés, mais l’écart est colossal.

Alexandre le Grand chargeant à cheval sur le champ de bataille

Alexandre ne gagne pas par la force brute. Il fait feindre à sa cavalerie un mouvement de retrait, ouvre une brèche dans la ligne perse, puis fonce droit vers Darius lui-même. Le roi, pris de panique, fuit le champ de bataille.

Sa fuite provoque l’effondrement de toute son armée. En une journée, l’empire perse, vieux de plus de deux siècles, vient de perdre son destin. Reste une question : la date exacte de cette bataille fait encore débat, et la raison est plus étonnante qu’on ne l’imagine.

Le calendrier truqué de Gaugamèles

Les Grecs datent la bataille par rapport à une éclipse de lune, observée onze jours plus tôt. Les astronomes modernes ont recalé ce phénomène, ce qui permet de situer l’affrontement autour du 1er octobre, parfois le 2 selon les conversions de calendrier.

Ce détail illustre un fait amusant : même les plus grandes batailles de l’Antiquité se datent grâce au ciel. Alexandre aurait vu son destin confirmé par une lune rouge, signe que ses devins avaient interprété comme favorable.

Mais les conquêtes ne s’arrêtent pas aux champs de bataille. Quelques siècles plus tard, c’est un autre type de pouvoir qui bascule un 2 octobre, celui du sang et de la peur.

1187 : Jérusalem change de mains sans bain de sang

Le 2 octobre 1187, la ville sainte se rend à Saladin après un siège de douze jours. Les croisés qui la tenaient depuis 88 ans espèrent le pire : lors de leur propre conquête en 1099, ils avaient massacré une grande partie de la population.

Saladin devant les portes de Jérusalem au coucher du soleil

Saladin choisit la clémence, du moins en partie. Il autorise les habitants à racheter leur liberté, fixe un tarif par tête et épargne les pèlerins chrétiens. Selon les chroniqueurs, son attitude contraste fortement avec celle des croisés.

Cette reddition provoque un séisme en Europe. Le pape Urbain III meurt, dit-on, de chagrin en apprenant la nouvelle. La troisième croisade, menée notamment par Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste, est lancée dans la foulée. La suite, elle, ne tourne pas comme prévu.

1869 : l’homme qui a prouvé que la violence ne gagne pas toujours

Retour au XIXe siècle, dans la ville de Porbandar, en Inde. Le 2 octobre 1869 naît Mohandas Karamchand Gandhi, d’une famille de marchands plutôt aisée. Rien ne le prédestine à devenir une icône mondiale.

Avocat formé à Londres, il découvre le racisme en Afrique du Sud, où il est jeté d’un train en première classe malgré son billet. Cette humiliation sert de déclic. Il y invente la désobéissance civile non violente, la fameuse « satyagraha ».

De retour en Inde, il mène la fameuse marche du sel de 1930, 390 kilomètres à pied pour protester contre la taxe britannique sur ce produit de base. L’Inde obtient son indépendance en 1947. Gandhi est assassiné quelques mois plus tard. Aujourd’hui, le 2 octobre est la Journée internationale de la non-violence, décrétée par l’ONU en 2007.

1929 : la panique qui a précédé le krach le plus célèbre

Les semaines précédant le fameux jeudi noir d’octobre 1929, Wall Street vacille déjà. Début octobre, plusieurs signes d’essoufflement apparaissent, avec des valeurs qui chutent par à-coups et des investisseurs nerveux.

Des économistes de l’époque prédisent pourtant que la hausse va continuer indéfiniment. Irving Fisher, professeur à Yale, déclare quelques semaines plus tôt que les actions ont atteint « un plateau permanent élevé ». Une phrase qui deviendra l’une des prédictions les plus ridiculisées de l’histoire économique.

Quelques semaines plus tard, la Bourse s’effondre. Mais attention : contrairement à la légende, les suicides de banquiers sautant par les fenêtres relèvent largement du mythe. Les statistiques de l’époque montrent peu de suicides liés directement au krach. Un détail que même certains manuels oublient.

1959 : la porte vers l’inconnu s’ouvre à la télévision

Le 2 octobre 1959, la chaîne américaine CBS diffuse le premier épisode d’une série qui va marquer des générations : La Quatrième Dimension. Son créateur, Rod Serling, scénariste déjà célèbre, y raconte des histoires fantastiques avec une chute toujours cinglante.

Serling a une idée géniale : utiliser la science-fiction pour parler de ce que la télévision de l’époque n’osait pas aborder. Racisme, paranoïa de la guerre froide, conformisme… tout y passe, déguisé en histoires d’extraterrestres ou de voyageurs dans le temps.

Les censeurs laissaient passer des critiques qu’ils auraient refusées dans un drame réaliste, car « ce ne sont que des martiens ». La série a inspiré Black Mirror, Stranger Things et d’innombrables autres productions. Et son créateur, lui, n’a jamais cessé d’être fasciné par un thème : l’ironie du destin.

1968 : la place des Trois Cultures et le silence qui a suivi

À Mexico, le 2 octobre 1968, dix jours avant l’ouverture des Jeux olympiques, des milliers d’étudiants se rassemblent sur la place des Trois Cultures, à Tlatelolco. Ils protestent contre l’autoritarisme du gouvernement.

Les forces de l’ordre ouvrent le feu. Le bilan officiel fait état de quelques dizaines de morts. Les estimations indépendantes avancent des centaines de victimes. Le massacre est longtemps resté un tabou au Mexique, et les Jeux ont eu lieu comme prévu.

Il a fallu attendre plusieurs décennies pour que des archives soient ouvertes et que le pays reconnaisse officiellement ce drame. Un 2 octobre qui reste, au Mexique, une date de mémoire et de deuil chaque année.

Ces célébrités nées un 2 octobre

Gandhi n’est pas le seul à avoir vu le jour ce jour-là. Plusieurs figures populaires partagent cette date de naissance, et leurs parcours sont tous plus surprenants les uns que les autres.

Sting, de son vrai nom Gordon Sumner, est né en 1951 à Wallsend, en Angleterre. Il doit son surnom à un pull jaune et noir qu’il portait lors de ses premiers concerts, qui lui donnait l’air d’une guêpe. Avec The Police puis en solo, il a vendu plus de 100 millions de disques.

Groucho Marx, l’un des Marx Brothers, est né en 1890 à New York. Son humour absurde et sa moustache peinte au crayon gras ont fait de lui une légende du cinéma burlesque. Il aurait un jour dit : « Je refuserais d’appartenir à un club qui accepterait de m’avoir pour membre ».

Enfin, l’actrice Kelly Ripa, la chanteuse Tiffany et l’ancien joueur de football Kévin Gameiro ont aussi soufflé leurs bougies ce jour-là. Mais l’anecdote qui clôt cette liste est la plus étonnante.

L’anecdote qui n’a pas sa place dans un livre d’histoire

Le 2 octobre 1869, le même jour que la naissance de Gandhi, aurait aussi eu lieu un événement beaucoup plus prosaïque : l’apparition de la première carte postale de l’histoire. L’Autriche-Hongrie l’introduit en 1869, mais sa date précise varie selon les sources, certaines évoquant le 1er octobre.

Ce petit rectangle de carton, vendu à l’époque pour 2 kreuzers, a connu un succès immédiat : environ 1,4 million d’exemplaires sont vendus en trois mois. Le format sans enveloppe choque d’abord : les gens craignent que leurs secrets soient lus par le facteur.

Il ne s’agit pas d’une rumeur sans fondement. Le facteur lisait bel et bien, et c’est pourquoi on y écrivait des messages courts, banals, jamais intimes. Une habitude qui, 150 ans plus tard, ressemble étrangement à nos publications sur les réseaux sociaux.

Si cette date vous a plu, ne repartez pas sans découvrir le jour où un tyran a proclamé un empire en Afrique, ou encore celui où un grand procès a scellé le sort des chefs nazis. Deux dates voisines, deux histoires à ne pas manquer.

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