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239 km/h au lieu de 110 sur l’A9 : l’Audi de location immatriculée en Allemagne finit en fourrière

Publié par Cassandre le 06 Oct 2026 à 11:15
SUV sportif filant sur une autoroute au coucher du soleil

Un compteur qui affiche 239 sur l’autoroute A9, dans l’Aude, là où la limite est fixée à 110. Au volant d’une Audi RSQ3 de location, un jeune conducteur a été intercepté par les gendarmes avec 129 km/h de trop. Entre le permis retenu, les points envolés et la voiture immobilisée, l’addition est lourde, et son détail réserve quelques surprises.

239 km/h sur l’A9 : ce que les gendarmes de l’Aude ont vu passer

Les faits tiennent en quelques lignes, mais ils méritent qu’on s’y arrête. Selon Auto Moto, qui s’appuie sur une publication Facebook de la gendarmerie de l’Aude, une Audi RSQ3 aurait été contrôlée à 239 km/h sur l’autoroute A9. La vitesse maximale autorisée à cet endroit était de 110 km/h.

Le conducteur est présenté comme un jeune automobiliste. Le véhicule, lui, était loué et immatriculé en Allemagne. Deux détails qui plantent le décor : une voiture qui n’est pas la sienne, et une puissance à portée de pied droit.

Faites le calcul : 129 km/h de trop, c’est bien plus du double de la vitesse permise. À cette allure, un kilomètre d’autoroute s’avale en une quinzaine de secondes environ. Autant dire que le paysage n’a pas vraiment le temps de se laisser admirer.

La location est souvent le terrain de jeu de ces grands excès de vitesse. Selon la source, la puissance de certaines voitures donne à leurs conducteurs l’impression de se prendre pour des pilotes le temps d’un trajet. Cette fois, le trajet a tourné court.

L’A9 n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’éclat : un contrôle de nuit sur cette même autoroute avait déjà réservé quelques découvertes aux gendarmes. Reste à comprendre pourquoi un dépassement de 129 km/h ne se traite pas comme une simple amende, et c’est précisément là que l’histoire bascule.

Plaques allemandes, voiture de location : quand l’excès de vitesse devient un délit

Dans l’esprit de beaucoup d’automobilistes, un excès de vitesse reste une affaire de petite contravention. Sauf que la loi trace une frontière nette. Au-delà de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, on ne parle plus d’une simple infraction : on parle d’un délit.

Ici, la marge a été pulvérisée. Avec 129 km/h de dépassement, le conducteur a franchi ce seuil avec une avance considérable, plus de deux fois et demie la limite fixée pour le délit. Les dispositions applicables aux grands excès de vitesse jouent donc à plein, selon la source.

Le fait que la voiture soit immatriculée à l’étranger ne change rien à l’affaire. Un véhicule loué et immatriculé en Allemagne roule, sur l’A9, sous les mêmes règles que n’importe quelle autre voiture. Les gendarmes n’ont d’ailleurs pas attendu pour réagir : les mesures conservatoires ont été appliquées immédiatement, toujours d’après le récit relayé par Auto Moto.

Ce type de contrôle se joue souvent sur le bord de la route, en quelques minutes, avec une décision prise sur-le-champ. Pas de délai de réflexion, pas de négociation possible quand la vitesse relevée dépasse à ce point le seuil. Le conducteur le découvre en direct.

D’autres grands rouleurs ont connu des fins de course comparables, comme ce conducteur dont le record d’excès de vitesse en Haute-Savoie avait fait beaucoup de bruit. Mais revenons à notre Audi : si le délit est établi, qu’est-ce que les gendarmes ont concrètement décidé ?

La réponse tient en trois mesures, et la dernière est celle qui a littéralement stoppé net le voyage : l’Audi n’a pas repris la route avec son conducteur, car elle a été placée en fourrière administrative.

Main gantée d’un gendarme tenant un permis sur le bas-côté

Permis retenu, 6 points envolés, sept jours de fourrière : le détail de la sanction

Avant de détailler, un détour par un cas voisin : cette Bentley confisquée en Aveyron montre que les gendarmes d’Occitanie ne plaisantent pas avec les grands excès. Et sur l’A9, la facture est détaillée point par point.

Premier coup de frein : le permis de conduire a fait l’objet d’une rétention. Le conducteur n’a donc pas pu repartir avec son document en poche. Cette rétention a ensuite été suivie d’une suspension administrative de six mois.

Deuxième sanction : l’infraction entraîne le retrait de 6 points sur le permis de conduire. C’est le maximum qui peut être retiré pour un seul fait, et un conducteur qui n’a pas un capital intact peut s’y brûler les ailes très vite. La source ne précise pas combien de points il lui restait.

Troisième mesure, la plus spectaculaire : l’Audi RSQ3 n’a pas repris la route avec son conducteur. Le véhicule a été placé en fourrière administrative pour sept jours. Pour une voiture de location, cela pose forcément une question pratique, même si la source ne dit rien de ce qu’il en est advenu entre le loueur et le conducteur.

Voilà donc la réponse complète : un permis suspendu six mois, six points en moins et une voiture clouée au sol une semaine, le tout pour avoir voulu goûter à 239 km/h. Le trajet s’est terminé bien plus tôt que prévu, mais pas à la destination espérée. Et ce n’est pas la fin du sujet, car ces sanctions administratives ne disent rien de la suite judiciaire qui peut attendre un tel dossier.

Ce que ce contrôle rappelle aux conducteurs de voitures de location

La source s’arrête aux mesures administratives. Elle ne mentionne ni poursuites devant un tribunal, ni condamnation. Puisque le grand excès de vitesse constitue un délit, une suite judiciaire reste possible, mais rien ne permet de l’affirmer ici, et la présomption d’innocence demeure jusqu’à une décision de justice.

Ce qui est sûr, c’est que les contrôles de vitesse sur autoroute ne s’arrêtent pas à la porte des voitures étrangères ou louées. Les forces de l’ordre relèvent les vitesses, interceptent, puis appliquent. Et la publication de la gendarmerie de l’Aude sert aussi de rappel à tous ceux qui voudraient tester la puissance d’un véhicule le temps d’un week-end.

Certains conducteurs ont appris à leurs dépens que les images peuvent servir de preuve : cet automobiliste de 18 ans condamné après avoir filmé son compteur à 315 km/h en est un exemple frappant. À chaque fois, le scénario est le même : la frime dure quelques minutes, les conséquences durent beaucoup plus longtemps.

Sur la question de la vitesse autorisée elle-même, le débat revient régulièrement : l’idée d’une limite à 150 km/h a notamment fait parler d’elle, sans que cela change quoi que ce soit au cadre actuel. Sur l’A9, la règle du jour restait de 110 km/h, et c’est bien celle-là qui s’appliquait au conducteur de l’Audi.

À retenir pour la suite : la fourrière de sept jours est administrative, la suspension de permis aussi. Quant à la suite éventuelle du dossier, elle dépendra de ce que décideront les autorités compétentes.

239 km/h pour 110 autorisés : le conducteur de l’Audi RSQ3 a découvert qu’en matière de vitesse, le compteur ne s’arrête pas là où le plaisir s’arrête.

Et si vous croyez que 239 km/h, c’est déjà beaucoup, ce retraité fortuné flashé à 256 km/h en Ferrari n’a pas vu venir ce qui l’attendait ensuite.

Et quand le radar lui-même perd la tête, un radar renversé qui se met à flasher les trains à pleine vitesse prouve que la vitesse n’épargne personne.

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