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« J’aurais dû le virer » : l’aveu glaçant de l’ancien patron de Jérôme Barella sur son comportement avec les enfants

Publié par Cassandre le 08 Juin 2026 à 6:39
« J'aurais dû le virer » : l'aveu glaçant de l'ancien patron de Jérôme Barella sur son comportement avec les enfants

Depuis la découverte du corps de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, chaque jour apporte son lot de révélations. Un ancien responsable de Jérôme Barella a brisé le silence sur BFMTV. Ce qu’il décrit des années passées aux côtés du suspect donne froid dans le dos — et pose une question vertigineuse : combien de signaux ont été ignorés avant le drame ?

Affaire Lyhanna : un encadrant sort du silence et décrit des signaux troublants dès les premiers jours

Chaussures d'enfant abandonnées devant un club sportif rural

Le 4 juin 2026, le corps sans vie de Lyhanna était retrouvé sur une exploitation agricole du Gers. Jérôme Barella, mis en examen pour meurtre, est le principal suspect. Mais bien avant cette date, son comportement avait déjà semé le trouble autour de lui.

Sur le plateau de BFMTV, un ancien responsable qui l’a encadré professionnellement raconte ce qu’il a observé. Ses mots sont lourds. « Il passait beaucoup, beaucoup de temps avec les enfants. Ça me paraissait anormal. » Une proximité excessive, répétée, qui ne laissait personne indifférent dans son entourage professionnel.

Ce témoignage s’inscrit dans un contexte où d’autres affaires récentes ont rappelé combien les signaux d’alerte peuvent rester sans réponse pendant des années. Le suspect, selon ce témoin, délaissait toute autre activité pour se consacrer exclusivement aux mineurs, y compris pendant les cours.

Ce n’était pas une impression fugace. C’était un schéma installé, visible, qui mettait mal à l’aise ceux qui le côtoyaient au quotidien. Et pourtant, comme souvent dans ces drames, la sidération a d’abord pris le dessus sur l’action.

« Il s’entraînait exclusivement avec les enfants » : la mécanique d’un isolement progressif des mineurs

L’ancien responsable précise un détail qui glace. Jérôme Barella ne se contentait pas d’être présent auprès des enfants. Il s’entraînait exclusivement avec eux, au point que l’équipe avait fini par juger la situation « trop » envahissante.

Face à cette dérive, des mesures avaient été prises. L’encadrement avait tenté de l’écarter des mineurs, de l’orienter vers les groupes adultes. Mais rien n’y faisait. Le suspect revenait toujours vers les enfants, comme aimanté. « À partir du moment où le quotidien s’est installé, j’ai vu que c’était récurrent ce contact avec les enfants », explique le témoin.

L’équipe avait alors décidé de le surveiller de plus près. « Là on s’est dit il faut vraiment qu’on ait un œil sur lui. » Une vigilance accrue, certes, mais qui n’a jamais débouché sur une exclusion ferme. Difficile de franchir ce cap sans preuve formelle, dans un cadre où la présomption d’innocence pèse lourd — un dilemme que d’autres affaires ont cruellement illustré ces dernières semaines.

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Ce qui frappe, c’est la récurrence du mot « anormal » dans la bouche de cet homme. Pas une fois, pas deux. Un constat martelé, ancré dans des années d’observation directe. Et malgré tout, le suspect est resté en place. Jusqu’à ce que l’irréparable se produise, une question hante désormais tous ceux qui l’ont côtoyé.

« J’aurais dû le virer du club » : le regret qui résume des années de signaux ignorés

Quand les proches brisent le silence, c’est souvent trop tard. L’aveu de l’ancien responsable tient en une phrase, et elle pèse des tonnes : « J’aurais dû le virer du club. » Sept mots qui résument des années d’hésitation, de doute, de culpabilité sourde.

Ce regret est d’autant plus douloureux que Jérôme Barella avait accumulé, depuis 2017, plusieurs signalements et plaintes pour des faits présumés impliquant des mineures. Aucun n’avait abouti à une condamnation avant son placement en détention provisoire dans l’affaire Lyhanna.

Le témoignage diffusé sur BFMTV s’ajoute à un tableau déjà accablant. La mère de Maëlys, tuée par Nordahl Lelandais, a publié un message bouleversant sur Facebook après la mort de Lyhanna. Une marche blanche a été organisée dans le Gers. Et le chroniqueur judiciaire Dominique Rizet a provoqué la polémique en commentant le drame en direct.

Ce qui ressort de ce dossier, c’est un enchaînement de failles. Des comportements repérés, signalés, documentés — mais jamais suffisamment pris au sérieux pour empêcher le pire. La question de la protection des mineurs face aux individus signalés se pose, une fois de plus, avec une brutalité insoutenable.

Un homme qui « passait trop de temps avec les enfants », des alertes qui n’ont jamais franchi le seuil de l’action décisive, et une fillette de 11 ans qui n’est plus là. L’affaire Lyhanna ne pose pas seulement la question de la culpabilité d’un suspect — elle interroge tous ceux qui ont vu, su, et hésité. Et vous, à quel moment estimez-vous qu’un doute devient une responsabilité ?

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