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Patrick Bruel : 2 nouvelles plaintes déposées, ce que l’on sait

Publié par Cassandre le 15 Mai 2026 à 8:06

L’affaire Patrick Bruel connaît un nouveau tournant judiciaire. Deux femmes, dont les plaintes avaient été classées sans suite en décembre 2020 par le parquet de Nanterre, viennent de redéposer plainte ce mardi 12 mai 2026. L’une pour agression sexuelle, l’autre pour tentative de viol. Leur avocate, Iris Biehler, a confirmé l’information à France Inter. Le combat judiciaire reprend, six ans après un premier échec. Voici ce que l’on sait de ces accusations et pourquoi elles resurgissent maintenant.

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Classées sans suite en 2020 : pourquoi ces 2 plaintes reviennent devant la justice

En 2019, deux femmes avaient déjà porté plainte contre le chanteur. La première, alors âgée de 29 ans, accusait Patrick Bruel de lui avoir mis les mains sur les fesses et de l’avoir enlacée de force, alors qu’elle était masseuse dans un spa près de Perpignan. La seconde dénonçait des faits remontant au printemps 2010, au domicile du chanteur à Neuilly-sur-Seine.

À l’époque, le parquet de Nanterre avait estimé que les preuves étaient insuffisantes. Motif officiel : « infraction insuffisamment caractérisée ». Un verdict frustrant, mais hélas fréquent dans les dossiers de violences sexuelles, où la démonstration de la preuve reste le premier obstacle. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des accusations visent Patrick Bruel. Six ans plus tard, les deux plaignantes ont décidé de relancer la machine judiciaire, avec un contexte médiatique et social profondément transformé.

Mais que contiennent exactement ces nouvelles plaintes ?

Agression sexuelle et tentative de viol : le détail des accusations contre Bruel

Les faits reprochés sont graves. La première plaignante maintient sa version initiale : en juillet 2019, Patrick Bruel aurait profité d’une séance de massage pour imposer des contacts physiques non consentis. L’enlacement de force et les mains sur les fesses constituent, selon son avocate, une agression sexuelle caractérisée.

Le second dossier est encore plus lourd. La plaignante, qui aspirait à devenir chanteuse, s’était rendue au domicile de Bruel à Neuilly-sur-Seine pour lui faire écouter des maquettes sonores. Selon Iris Biehler, « il a tenté de la violer en la forçant à lui prodiguer une fellation et a tenté de l’embrasser de force ». Des faits qualifiés de tentative de viol. Le contexte — une jeune femme en position d’infériorité face à une star de la chanson — rappelle des mécaniques d’emprise bien documentées. D’autres témoignages avaient déjà été recueillis par Mediapart, incluant quinze accusatrices supplémentaires.

Reste une question essentielle : qu’est-ce qui a changé pour que la justice puisse, cette fois, aller plus loin ?

Dossiers juridiques empilés sur un bureau en bois sombre

Après 6 ans de silence, pourquoi ces plaignantes ont décidé de revenir en 2026

Briser le silence après des années n’a rien d’anodin. Iris Biehler l’a résumé en une phrase : « Le combat reprend. » Depuis 2020, le paysage judiciaire français a évolué. Les tribunaux accordent davantage de crédit aux témoignages croisés, et la jurisprudence sur les violences sexuelles s’est durcie.

Les deux femmes ont aussi pu s’appuyer sur la multiplication des révélations médiatiques autour de Bruel. En France et en Belgique, plusieurs plaintes et accusations se sont accumulées ces dernières années, créant un faisceau de témoignages concordants. C’est précisément ce type de dossier sériel qui peut faire basculer une instruction.

Le parquet, cette fois, devra décider s’il ouvre une information judiciaire ou s’il classe à nouveau. Mais le rapport de force a changé : 2 plaintes, des faits documentés, et une opinion publique qui ne tolère plus l’impunité. Patrick Bruel, lui, ne s’est pas exprimé publiquement sur ces nouvelles procédures.

Deux femmes, deux plaintes, six ans d’attente. L’affaire Patrick Bruel entre dans une phase décisive, et cette fois, le silence du classement sans suite pourrait ne plus suffire. Dans un contexte où les langues se délient partout en France, une question reste ouverte : combien d’autres dossiers similaires dorment encore dans les tiroirs des parquets ?

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