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Il percute mortellement un cycliste de 16 ans, puis envoie un huissier réclamer 8 000 € aux parents pour sa voiture

Publié par Cassandre Jolivet le 30 Oct 2026 à 17:20
Femme sidérée tenant un papier devant sa porte

Un adolescent de 16 ans meurt après avoir été percuté à vélo, en Belgique. Quatre ans plus tard, ses parents voient arriver un huissier à leur porte. Ce n’est pas pour une indemnisation : c’est le conducteur qui leur réclame de l’argent. Reste à savoir pourquoi la justice pourrait bien lui donner tort, et ce que la famille a décidé de faire.

Un stage d’entraînement à Malmedy, un drame, puis quatre ans de silence judiciaire

Tout commence lors d’un stage d’entraînement à Malmedy, en région wallonne. Le jeune Lars Janssens, 16 ans, roule à vélo avec d’autres sportifs. Une voiture le percute.

Projeté hors de sa machine, l’adolescent est gravement blessé. Il est transporté à l’hôpital, où il meurt quelques jours plus tard. Pour sa famille, c’est le début d’un deuil que personne ne prépare.

Reste l’enquête. Selon les informations rapportées par la presse belge, le conducteur aurait été sous l’emprise du cannabis au moment des faits. Un détail lourd, qui laisse imaginer une suite judiciaire sévère.

Ce n’est pas ce qui s’est passé. Et c’est là que l’histoire prend un tour que personne n’attendait. Pour mesurer l’écart entre ce que vivent les proches et ce que décide parfois la justice, on peut relire cette autre affaire, où un mari a rattrapé le chauffard qui avait tué sa femme à vélo.

Alors, que dit exactement le dossier belge ? Et surtout, que s’est-il passé côté poursuites ?

Aucune poursuite contre le conducteur : ce qu’a conclu le ministère public

Le ministère public a tranché. D’après la source, il a estimé que le conducteur n’était pas responsable de l’accident. Aucune poursuite, donc, pour la mort de l’adolescent.

Restait la question du cannabis. Là non plus, rien : le conducteur n’a pas été poursuivi pour conduite sous l’emprise de stupéfiants. Le délai de prescription de cette infraction est désormais dépassé.

Pour la famille, le message est rude. Le dossier se referme sans coupable désigné, alors qu’un fils a perdu la vie. On comprend que l’idée d’un nouveau courrier officiel ait de quoi glacer.

Ce type de décision n’est pas rare : un classement ne dit pas que la douleur n’existe pas, seulement que la responsabilité pénale n’a pas été retenue. Dans d’autres dossiers routiers, la loi réserve parfois des surprises que peu de conducteurs connaissent.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Quelques années plus tard, le conducteur sort du silence. Et sa demande a de quoi stupéfier.

Selon la chaîne RTV, qui rapportait l’affaire à la mi-octobre, il réclame une somme précise à la famille. Un montant qui n’a rien d’une indemnité pour le deuil : c’est une facture de garagiste.

8 000 euros pour une carrosserie : la facture que le conducteur envoie à la famille

Voilà le cœur de l’affaire. Le conducteur estime que sa voiture a subi 8 000 euros de dégâts lors de la collision. Il exige cette somme des parents du cycliste mort.

Pour appuyer sa demande, il a fait envoyer un huissier chez eux, le mois précédant les révélations de la presse. Imaginez le moment : une porte qui s’ouvre, un document à la main, et une réclamation liée à l’accident qui a emporté leur fils.

Le frère de l’adolescent a réagi auprès du quotidien belge Het Laatste Nieuws. Sa phrase résume l’état d’esprit : « Il faut vraiment avoir de l’audace ».

Dans cette affaire, le conducteur n’est donc pas poursuivi, mais il se pose en victime d’un préjudice matériel. C’est ce renversement de rôle qui choque. Les faits restent toutefois ceux rapportés par la presse belge, et le conducteur n’a pas, dans la source, exposé sa version.

Reste la question qui compte vraiment : la famille doit-elle payer ? La réponse tient en une procédure que ses avocats viennent de lancer.

Vélo de course appuyé contre une barrière de route

Experts mandatés, procès ouvert : la famille contre-attaque

La famille n’a pas attendu. Selon la source, ses avocats ont mandaté leurs propres experts et engagé des poursuites judiciaires contre le conducteur. C’est un renversement de l’affaire.

Concrètement, le tribunal devra réexaminer la question de la responsabilité dans l’accident. Ce qui avait été conclu par le ministère public n’est donc plus le dernier mot.

Et c’est là le payoff pour les parents : tant que cette procédure n’est pas close, ils n’ont pas à verser d’indemnité. L’huissier a frappé à la porte, mais l’argent ne bouge pas.

Autrement dit, la facture de 8 000 euros est gelée. Si la justice conclut un jour à la responsabilité du conducteur, la demande perdrait son fondement. Si elle conclut l’inverse, le dossier prendrait un autre visage : la source ne dit rien de plus à ce stade.

Ce qui est établi, c’est que la famille ne reste plus spectatrice. Après quatre ans, elle retrouve un tribunal, des experts, et une chance de faire entendre sa version des faits.

Ce que la suite du dossier pourrait changer

La prochaine étape est judiciaire : le tribunal doit se pencher sur la responsabilité. Aucune date n’est donnée dans la source. Il faudra donc surveiller les décisions à venir, et les éventuelles réactions du conducteur.

L’affaire pose aussi une question que les lecteurs se posent souvent : que vaut un classement sans suite face à un nouveau regard d’experts ? Sur ce sujet, des dossiers où des juges ont dit non à un automobiliste montrent à quel point chaque affaire dépend de ses faits.

Autre sujet, celui de la prévention. Depuis plusieurs années, la sécurité des cyclistes revient dans le débat public, et des mesures encadrent désormais les équipements des voitures neuves. Par exemple, cette caméra bientôt obligatoire dans les véhicules neufs en Europe vise à surveiller le conducteur.

Pour les proches de Lars, ces débats ne ramèneront rien. Mais ils rappellent que, derrière un dossier de tribunal, il y a une famille qui doit continuer à vivre avec l’absence.

Le suspense reste entier : la justice belge va-t-elle revoir la responsabilité du conducteur ? La réponse dira beaucoup de ce qu’un classement peut, ou ne peut pas, effacer.

Un conducteur non poursuivi, une facture de 8 000 euros, une famille qui contre-attaque : l’affaire tient en trois lignes, mais elle est loin d’être terminée. Et si la route vous intrigue encore, ce présentateur TV flashé sept fois en un jour risque de vous laisser sans voix. Quant à ce que cache le futur pouvoir des maires sur les radars, il pourrait bien changer vos trajets dès 2027.

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