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Il cache le corps de sa mère au congélateur pendant 3 ans pour toucher ses allocations

Publié par Cassandre le 04 Août 2026 à 6:06

Pendant près de trois ans, un homme a vécu avec le corps de sa propre mère, caché dans un congélateur. Pas par accident, pas par panique passagère. Par calcul.

L’objectif : continuer à toucher les prestations sociales versées à sa mère, comme si elle était toujours vivante. Une affaire qui vient d’éclater au Royaume-Uni, et qui laisse les enquêteurs eux-mêmes sans voix.

Congélateur dans une cuisine britannique sombre la nuit

Une disparition qui n’en était pas une

Maison britannique avec bande de police devant l'entrée

Selon les informations relayées par le Mirror et reprises par Le Parisien, la mère de famille serait décédée il y a près de trois ans. Mais pour l’administration britannique, elle continuait d’exister sur le papier.

Son fils, lui, savait. Plutôt que de signaler le décès aux autorités comme la loi l’exige, il a choisi une tout autre voie : dissimuler le corps et maintenir l’illusion que sa mère était toujours en vie.

Ce type de stratagème n’est malheureusement pas isolé. Des affaires similaires ont déjà été documentées, comme celle d’un homme ayant caché le corps de son père décédé dans un congélateur pour continuer à percevoir sa retraite, ou encore ce fils qui s’était déguisé en vieille femme pour maintenir l’apparence que sa mère était encore vivante devant les services sociaux.

Le congélateur, complice silencieux pendant des années

Le corps a été placé dans un congélateur du domicile familial, où il est resté pendant environ 34 mois. Un choix macabre mais malheureusement efficace pour ralentir la décomposition et éviter que des voisins ou des proches ne s’alarment d’une odeur suspecte.

Ce recours au froid extrême pour dissimuler un décès n’est pas non plus une première. Une autre femme avait vécu avec le cadavre momifié de sa mère dans des circonstances tout aussi troublantes, motivée par les mêmes raisons financières.

Pendant ce temps, les versements continuaient d’arriver. Chaque mois, chaque trimestre, l’argent tombait sur le compte, sans que personne ne s’interroge sérieusement sur l’absence prolongée de la bénéficiaire.

Comment la supercherie a fini par tomber

La découverte du corps a eu lieu lors d’une intervention à son domicile, mettant fin à près de trois années de dissimulation. Les circonstances précises de cette découverte restent en partie floues, mais l’affaire a rapidement basculé entre les mains de la justice britannique.

Une fois le pot aux roses découvert, les enquêteurs ont dû reconstituer le puzzle : depuis quand la mère était-elle réellement décédée ? Quel montant total avait été perçu frauduleusement ? Et surtout, comment un tel stratagème avait-il pu passer sous les radars aussi longtemps ?

Ce type de fraude aux prestations sociales, bien que spectaculaire dans sa mise en scène, n’est pas isolé. En France aussi, des dossiers similaires émergent régulièrement, comme cette fraude à la CAF impliquant trois frères ayant touché 113 000 € grâce à des enfants fictifs à l’étranger, ou encore ce homme ayant piégé France Travail, la CAF et la CPAM pour un montant de 239 000 euros en seulement deux ans.

La condamnation tombée devant le tribunal

Salle de tribunal britannique vide dans une lumière dorée

Face à la justice, l’homme a dû répondre de ses actes. La dissimulation d’un décès combinée à une fraude aux prestations sociales constitue une infraction sérieuse au Royaume-Uni, passible de peines de prison ferme.

Le verdict est tombé : une condamnation à de la prison, assortie très probablement d’une obligation de rembourser les sommes indûment perçues pendant ces trois années. Un dénouement logique, mais qui ne referme pas complètement le dossier.

Car au-delà du verdict, cette affaire pose une question plus large : comment un système censé vérifier régulièrement l’éligibilité des bénéficiaires a-t-il pu laisser passer une fraude aussi longue ? Une interrogation qui résonne particulièrement outre-Manche, où les contrôles sur les versements de prestations font régulièrement débat.

Un phénomène plus fréquent qu’on ne le pense

Cette histoire, aussi choquante soit-elle, s’inscrit dans une tendance documentée par les services sociaux britanniques et français : la dissimulation de décès pour percevoir indûment des prestations. Un fait divers glaçant, mais loin d’être isolé.

Les motivations sont souvent similaires : difficultés financières, dépendance à une pension qui disparaîtrait du jour au lendemain, ou simple appât du gain. Certains vont jusqu’à des mises en scène élaborées, quand d’autres se contentent de ne rien déclarer et d’espérer que personne ne pose de questions.

Reste que dans ce cas précis, le choix du congélateur comme cachette pendant près de trois ans marque durablement les esprits. Un symbole glaçant, au sens propre comme au figuré, d’une fraude qui a duré bien plus longtemps que ce que la plupart des observateurs auraient imaginé possible.

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