« Je suis prêt à révéler où » : Cédric Jubillar aurait situé le corps de Delphine à quelques kilomètres du domicile
Cinq ans que la France entière attend une réponse à cette question qui hante l’affaire depuis décembre 2020 : où est passée Delphine Jubillar ? Le silence de Cédric Jubillar, condamné à trente ans de réclusion, semblait définitif. Jusqu’à ce courrier manuscrit qui vient de tout faire basculer, et qui pourrait enfin livrer l’emplacement du corps de l’infirmière disparue.
Un dossier bloqué depuis cinq ans par le silence de l’accusé

Depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020, le mystère reste entier. Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans, s’est volatilisée du domicile familial de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn, sans laisser la moindre trace exploitable. Son corps n’a jamais été retrouvé, malgré des mois de battues et de recherches méticuleuses menées par les enquêteurs.
Cédric Jubillar, lui, a toujours clamé son innocence. Même après sa condamnation à trente ans de réclusion criminelle en octobre 2025 par la cour d’assises du Tarn, le peintre-plaquiste maintenait sa version. Un mutisme qui a nourri chaque rebondissement de l’affaire Jubillar, avant que son dossier ne prenne un tournant à l’approche de son procès en appel prévu le 21 septembre à Toulouse.
Les aveux glaçants livrés dans une lettre à son avocat
Le rebondissement provient d’un courrier manuscrit adressé à son avocat, Pierre Debuisson, révélé par la Dépêche du Midi. Dans ce texte, Cédric Jubillar reconnaît pour la première fois avoir tué son épouse. Une bascule totale après cinq années de déni assumé devant les enquêteurs comme devant la cour.
Son avocat a confirmé « des aveux » et « son souhait de reconnaître sa culpabilité dans la disparition de sa femme Delphine ». Selon Pierre Debuisson, un « lien de confiance » s’est construit au fil des visites au parloir du centre de détention de Seysses. « Au fil de nos rencontres, il a reconnu sa participation dans cette affaire, avec soulagement », précise l’avocat, qui évoque aussi la volonté de Cédric Jubillar de « donner une sépulture à la mère de ses deux enfants ». Une intention qui change radicalement la trajectoire de ces aveux tant attendus et confirme le coup de théâtre annoncé quelques mois plus tôt.
Le corps localisé à quelques kilomètres du domicile familial
Selon les informations du Parisien, la dépouille de Delphine Jubillar se situerait, d’après les aveux de son mari, à seulement quelques kilomètres du domicile de Cagnac-les-Mines où elle a été vue vivante pour la dernière fois. Une proximité géographique glaçante après cinq ans de recherches infructueuses menées bien au-delà de ce périmètre.
L’avocat de Cédric Jubillar précise que son client poursuivra ses révélations lors de son audition par les magistrats. Une fois la justice saisie, la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne pourrait ordonner un supplément d’information débouchant sur une audition dans les prochaines semaines, selon une source proche du dossier citée par nos confrères.
Sur BFMTV, Pauline Rongier, avocate de la meilleure amie de Delphine, exprime un « soulagement » teinté d’amertume. « Enfin, on va savoir où est le corps de Delphine », confie-t-elle, tout en déplorant un « temps perdu pour la justice, pour les proches, pour le recueillement ». Elle anticipe également un report du procès en appel de septembre : « Il aura lieu plus tard, peut-être pendant moins longtemps », le temps de mener les vérifications nécessaires auprès des témoins.
Cinq années de silence viennent de se fissurer en quelques lignes manuscrites, et la vérité pourrait enfin sortir de terre. Reste à savoir si les investigations confirmeront cette localisation, et si Cédric Jubillar ira jusqu’au bout de sa démarche devant les magistrats.