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Suspicion de bavure à Chambéry : nuit d’émeutes après la mort d’un homme de 27 ans, les policiers mis hors de cause

Publié par Cassandre Jolivet le 09 Sep 2026 à 11:54
Véhicule calciné dans une rue après des émeutes nocturnes

Une rumeur de bavure policière, et c’est tout un quartier de Chambéry qui s’embrase. Véhicules incendiés, commerces vandalisés, centre social réduit en cendres : la nuit du 8 au 9 septembre a plongé l’agglomération savoyarde dans le chaos. Au cœur de cette flambée de violence, la mort d’un jeune homme de 27 ans, blessé par balle à la tête dans des circonstances que l’enquête tente désormais d’éclaircir.

Une nuit d’émeutes qui embrase plusieurs quartiers

Tout part d’un banal contrôle routier qui tourne au drame. Les policiers repèrent un automobiliste dont la conduite est jugée dangereuse et qui aurait refusé d’obtempérer, selon les premiers éléments transmis par les autorités.

Le véhicule est finalement retrouvé immobilisé dans le secteur du Biollay. À l’intérieur, un homme de 27 ans grièvement blessé par balle à la tête. Transporté en urgence absolue au centre hospitalier de Chambéry, il décède dans l’après-midi du mardi 8 septembre.

Très vite, des accusations mettant en cause les policiers circulent dans le quartier et sur les réseaux sociaux. La tension monte d’heure en heure, dans un climat qui rappelle d’autres épisodes de violences urbaines survenus ces dernières années en France, comme lors du débat sur la présence de l’armée dans les quartiers sensibles.

Dans la soirée, plusieurs dizaines d’individus, selon les autorités, se lancent dans des dégradations massives. Le centre social et d’animation du Biollay est entièrement détruit par les flammes. Une agence du bailleur Cristal Habitat est incendiée, tandis que le magasin Aldi du quartier subit d’importantes dégradations. Mobilier urbain, poubelles et conteneurs sont également pris pour cible, un scénario qui n’est pas sans écho avec d’autres affaires récentes marquées par une violence brutale.

Des renforts de la CRS83 envoyés en urgence

Face à l’ampleur des violences, les autorités réagissent sans attendre. Des projectiles sont lancés en direction des forces de l’ordre, sans faire de blessé selon les informations disponibles.

Deux sections de la CRS 83 sont envoyées en renfort au cours de la nuit pour tenter de contenir la situation. Les incidents ne se limitent pas au Biollay : des dégradations sont également signalées à Chambéry-le-Haut et dans la commune voisine de Cognin.

Cette mobilisation rappelle d’autres épisodes récents où les forces de l’ordre ont dû faire face à des situations de tension extrême, à l’image du guet-apens survenu près de Lyon ou des checkpoints sauvages armés découverts à Toulouse.

Mais un élément vient bouleverser le récit qui circule depuis le drame : le procureur de la République de Chambéry prend la parole pour clarifier les circonstances exactes de la blessure mortelle.

Policiers en tenue anti-émeute déployés dans la rue la nuit

Le procureur dément toute bavure policière

Selon les tensions récurrentes entre certains quartiers et les forces de l’ordre, la rumeur d’une bavure s’était propagée à une vitesse fulgurante. Le procureur de la République de Chambéry a pourtant été clair : à ce stade, aucun élément ne permet d’établir que les forces de l’ordre auraient fait usage de leur arme.

Selon les premiers éléments de l’enquête, aucun tir provenant des policiers n’a donc été démontré. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer dans quelles circonstances exactes le conducteur de 27 ans a été touché.

L’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a également été saisie du dossier, une procédure classique dès qu’un décès survient en lien avec une intervention policière, à l’image d’autres affaires sensibles comme celle du meurtre découvert à Pantin.

Une autopsie médico-légale doit permettre de déterminer plus précisément la cause et les circonstances exactes du décès. En attendant les conclusions, les autorités ont décidé de maintenir un dispositif policier renforcé à Chambéry afin d’éviter une nouvelle nuit de violences.

La nuit suivante s’annonce déjà plus calme, selon les premières observations locales, mais la tension reste palpable dans les quartiers concernés.

Entre rumeur et vérité judiciaire, l’écart s’est révélé immense à Chambéry : des quartiers entiers ravagés pour un tir qui, selon l’enquête en cours, n’aurait jamais existé. Reste désormais à savoir ce que révélera l’autopsie sur les véritables circonstances de ce drame.

4 commentaires

  • d
    david
    11/09/2026 à 22:40
    de toute façon ,actuellement en France tout est bon pour une minorité soutenue par lfi ,pour casser ,detruire,piller .....et puis le jour ou une personne victime de ces dégradations ,vas tirer dans le tas ... et bien on entendra ..comme toujours lfi dire ...les pauvres ils ni sont pour rien,ils sont toujours stigmatiser ...le fautif c'est celui qui defends son outil de travail ...vilain capitaliste ....!!
  • b
    boubou
    11/09/2026 à 15:30
    facile d'accuser la police mais l'enquete vas certainement faire son chemin et trouver le veritable tireur
  • m
    mamie62
    11/09/2026 à 12:40
    Qui va payer les dégâts maintenant?
    d
    david
    11/09/2026 à 22:37
    et bien nous ,à travers la nouvelle taxe mise en place sur nos assurance !!
    m
    mamie62
    11/09/2026 à 22:56
    Malheureusement, mais avec les caméras de surveillance, les témoignages, on pourrait faire payer les casseurs et leurs familles

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