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Crans-Montana : la facture retrouvée qui accuse la mousse inflammable des Moretti

Publié par Cassandre le 24 Août 2026 à 8:01
Facture et échantillon de mousse isolante calcinée sur table

L’incendie du Constellation à Crans-Montana continue de livrer ses secrets. Plusieurs vies ont été fauchées dans ce drame qui a bouleversé la station suisse, et l’enquête cherche depuis à comprendre comment le feu a pu se propager aussi vite. Un document vient d’être retrouvé, et il pourrait bien changer la donne pour Jacques et Jessica Moretti.

Un matériau au cœur de tous les soupçons

Depuis le drame, une question obsède les enquêteurs : pourquoi le feu s’est-il étendu à une vitesse aussi effrayante dans les étages du Constellation ? Les premiers éléments techniques pointaient déjà du doigt un matériau isolant particulièrement inflammable, utilisé lors de travaux dans l’établissement.

Cette hypothèse rejoint d’autres affaires similaires en Suisse, où des manquements aux normes incendie ont conduit à la fermeture d’un autre hôtel de luxe dans la région. Un fournisseur avait d’ailleurs déjà mis en cause le respect des normes incendie dans cette affaire, semant le doute sur la véritable origine du sinistre.

Mais un soupçon ne suffit pas à bâtir un dossier judiciaire. Il fallait une preuve tangible, un document qui relie noir sur blanc le matériau litigieux à ceux qui l’ont commandé. C’est précisément ce que les enquêteurs viennent de mettre la main dessus.

La facture qui relie les Moretti au matériau litigieux

Selon les informations du média suisse 24heures.ch, la facture de cette fameuse mousse inflammable a été retrouvée. Ce document technique, longtemps recherché, établirait un lien direct entre l’achat du matériau et sa mise en œuvre au sein du Constellation.

L’élément le plus troublant concerne le financement de cet achat. D’après l’enquête, c’est l’ex-propriétaire de l’établissement qui aurait prêté l’argent nécessaire aux époux Moretti pour acquérir ce matériau controversé. Un détail qui change la portée de l’affaire et qui pourrait élargir le cercle des responsabilités.

Cette révélation intervient après plusieurs semaines de révélations en cascade sur ce dossier. Les images de vidéosurveillance montrant Jessica Moretti bousculant des jeunes pour s’enfuir avaient déjà choqué l’opinion publique, tout comme la découverte de la collection de voitures de luxe du couple, mise en lumière après le sinistre.

Visage inquiet face à une façade d'hôtel incendiée

L’audition qui pourrait faire basculer l’enquête

C’est l’audition de l’ex-propriétaire du Constellation qui a permis de faire remonter ces nouveaux éléments. En racontant les circonstances de ce prêt, il a livré aux enquêteurs des détails jusqu’ici inconnus sur l’origine exacte du financement de la mousse inflammable.

Ce point est décisif pour la suite de l’instruction. Si l’argent utilisé pour acheter ce matériau à risque provenait bien de cette source, la question de la connaissance du danger par les différentes parties devient centrale. Savait-on, au moment de l’achat, que ce produit ne répondait pas aux normes de sécurité incendie en vigueur ?

L’affaire rappelle d’autres tragédies récentes liées à des défaillances structurelles, comme l’incendie de la tour Oxy à Bruxelles, où six ouvriers avaient péri. Dans les deux cas, la question des matériaux et des normes de sécurité se retrouve au cœur des investigations judiciaires, avec des conséquences humaines irréversibles.

Les enquêteurs suisses doivent désormais déterminer les responsabilités précises de chacun dans cette chaîne d’approvisionnement. La facture retrouvée constitue une pièce à conviction majeure, mais elle ouvre aussi de nouvelles questions sur qui savait quoi, et quand.

Une facture, un prêt, une audition : trois maillons d’une chaîne qui pourrait bien mener la justice suisse jusqu’aux véritables responsables du drame de Crans-Montana. L’enquête, elle, continue de dérouler son fil.

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