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Disparition de Lyhanna : « On l’avait toujours à l’œil »… cet entraîneur de sport déballe tout sur le suspect

Publié par Cassandre le 05 Juin 2026 à 10:22
Homme préoccupé devant l'entrée d'un gymnase sportif

L’affaire de la disparition de Lyhanna dans le Gers a pris un tournant dramatique avec la découverte d’un corps à proximité du lieu où l’adolescente avait été vue pour la dernière fois. Depuis, les langues se délient autour du principal suspect, Jérôme B.

Et le témoignage qui vient d’émerger donne froid dans le dos. Un responsable de club sportif qui l’a côtoyé pendant des années raconte ce qu’il avait observé — et ce qu’il n’a appris que trop tard.

Lyhanna : un corps retrouvé et une enquête qui s’accélère dans le Gers

Quelques jours après la disparition de l’adolescente, les enquêteurs ont fait une découverte qui a provoqué une onde de choc. Un corps a été localisé non loin du secteur où la trace de Lyhanna avait été perdue, selon les informations relayées par BFMTV. Une avancée majeure qui est venue confirmer les pires craintes.

Depuis le début de cette affaire, les gendarmes multiplient les investigations. Le nom de Jérôme B. est apparu très rapidement au centre des recherches. L’homme, présenté comme le principal suspect, fait l’objet d’une enquête judiciaire particulièrement suivie par les autorités.

Et puis, petit à petit, des personnes ayant croisé la route de cet homme ont commencé à parler. Des voisins, des connaissances, des parents d’enfants. Parmi ces voix, celle d’un entraîneur sportif a retenu l’attention de tous. Son récit, livré au micro de RMC, dresse un portrait troublant du suspect — bien avant le drame.

Car ce que cet homme raconte, c’est une accumulation de signaux. Des comportements qui avaient alerté plusieurs membres du club, sans que personne ne franchisse le pas décisif. Un enchaînement de situations graves qui prend aujourd’hui une résonance terrible.

« On l’avait toujours à l’œil » : le récit glaçant de l’entraîneur

Les mots de cet entraîneur sont sans ambiguïté. « Nous trouvions qu’il passait trop de temps avec les enfants, en particulier avec une gamine qui prenait elle aussi des cours de sport », explique-t-il. Plusieurs membres du club avaient exprimé leurs inquiétudes. Mais personne n’a osé aller plus loin.

« On l’avait toujours à l’œil. Hélas, je ne suis pas allé jusqu’à le virer du club. C’est affreux », confie-t-il avec un regret palpable. Certains comportements de Jérôme B. suscitaient régulièrement des interrogations, sans qu’aucun élément concret ne permette alors d’agir. La proximité inhabituelle qu’il entretenait avec certains enfants du club mettait mal à l’aise, mais restait dans une zone grise.

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Et puis il y a cette révélation, arrivée comme un coup de massue. L’entraîneur affirme avoir appris tardivement des faits d’une extrême gravité. « J’ai appris seulement mardi que la maman de cette gamine de notre club, auquel Jérôme B. semblait très attaché, avait porté plainte », raconte-t-il. La mère lui a expliqué avoir déposé plainte pour viol contre le suspect.

Comme elle avait déménagé en juin avec sa fille, elle n’avait pas informé le club. Et la gendarmerie ne l’avait pas fait non plus. Un silence institutionnel qui, rétrospectivement, interroge sur les failles du système de signalement et de protection des mineurs.

Intérieur vide d'un club de sport avec tatamis

Des parents méfiants, une adolescente « effacée » : les signaux que personne n’a su relier

Au fil de son témoignage, l’entraîneur détaille d’autres situations qui l’avaient amené à rester vigilant. Un épisode revient souvent dans les récits des parents du club. « Une maman m’a raconté que sa fille avait été invitée à dormir par la fille de Jérôme B. », explique-t-il. Cette mère avait refusé l’invitation. Motif : « Ce père de famille ne lui inspirait pas confiance. »

Un instinct parental qui, aujourd’hui, résonne douloureusement. L’entraîneur note aussi que le départ du suspect l’avait soulagé. « Il n’est pas revenu cette année et ça m’a soulagé qu’il soit parti. » Un soulagement de courte durée. Car le drame a frappé ailleurs.

Concernant Lyhanna elle-même, le responsable sportif la décrit comme une jeune fille discrète. « Elle venait pour les passages de grades, mais je ne lui ai jamais parlé. Elle était assez effacée. » Quant au comportement parental de Jérôme B., le portrait n’est guère plus rassurant : « C’était un père très laxiste, il ne reprenait jamais ses filles. »

Autant de pièces d’un puzzle qui, prises isolément, ne suffisaient pas à déclencher l’alerte. Mais mises bout à bout, elles dessinent un schéma que les enquêteurs s’emploient désormais à reconstituer dans ses moindres détails.

Un entraîneur qui surveillait, des parents qui refusaient les invitations, une plainte déposée dans le silence. L’affaire Lyhanna pose une question qui dépasse ce seul drame : combien de signaux faibles faut-il accumuler avant qu’un système réagisse vraiment ?

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