Festival de Cannes : elle loue un appartement à 2 000 € sur Booking, découvre un taudis infesté de blattes

Chaque année, le Festival de Cannes fait flamber les prix des locations. Des milliers de visiteurs réservent en ligne, souvent à l’aveugle, en espérant décrocher le bon plan. Lily, mannequin de 25 ans, pensait avoir trouvé le sien sur Booking : résidence moderne, piscine, plage à deux pas. Ce qu’elle a trouvé en poussant la porte ressemble davantage à un cauchemar sanitaire qu’à un séjour sur la Côte d’Azur — et la suite de son histoire est encore plus hallucinante.
Une réservation à 2 000 € pour un logement fantôme à La Bocca
Lily a quitté Toulouse un vendredi matin, le 8 mai 2026, le coffre plein et la tête déjà sur la Croisette. Plus de cinq heures de route pour rejoindre la résidence Cannes Beach, dans le quartier excentré de La Bocca. Sur les photos de l’annonce Booking, tout semblait correct : façade propre, piscine turquoise, proximité avec le littoral. La réalité a douché son enthousiasme avant même qu’elle n’atteigne l’ascenseur.
Couloirs délabrés, piscine hors service, jeunes fumant à l’entrée de la résidence. Comme le rapporte Nice-Matin, l’ambiance n’avait rien à voir avec le glamour du tapis rouge. En période de festival, les plateformes de réservation débordent de demandes et certains propriétaires en profitent pour louer des biens qui ne respectent aucun standard. La location était réservée du 8 au 25 mai — dix-sept nuits pour un montant de 2 000 euros. Autant dire que chaque euro comptait.
Mais le pire l’attendait derrière la porte de l’appartement.
Cafards, évier bouché et zéro volet : le cauchemar en détail
En entrant dans le logement, Lily découvre un studio infesté de cafards et de blattes. L’évier est bouché, les équipements de cuisine quasi inexistants, et il n’y a même pas de volets aux fenêtres. On est très loin du charme méditerranéen vendu par l’annonce. La jeune mannequin contacte immédiatement Booking pour signaler la situation.
Trois jours de bataille s’ensuivent. Échanges de mails, appels au service client, tentatives de médiation. Aucun compromis n’émerge : ni relogement, ni traitement du logement. Pire encore, la plateforme finit par annuler unilatéralement la réservation, promettant un simple remboursement partiel — alors que Lily se trouve encore à l’intérieur de l’appartement. Un comble, quand on sait que des événements internationaux font exploser la demande et rendent quasi impossible toute relocation de dernière minute à Cannes en plein mois de mai.
C’est alors que la situation bascule dans un registre encore plus surréaliste.

La police à la porte : quand Booking tente de l’expulser de son propre cauchemar
Connaître ses droits peut faire toute la différence dans ce genre de mésaventure. Le lundi 11 mai, des policiers frappent à la porte du studio pour expulser Lily. La plateforme ayant annulé la réservation, le propriétaire considère désormais la mannequin comme une occupante sans titre. Sauf que Lily refuse d’ouvrir et contacte son avocat dans la foulée.
La stratégie fonctionne. Après discussion, elle parvient à convaincre le propriétaire de la laisser rester jusqu’au 25 mai, date de fin de son séjour initial. Booking, de son côté, assure dans un communiqué faire le nécessaire pour que « des mesures soient prises afin d’améliorer la situation ». Une formule vague qui ne résout rien pour la locataire.
Le dossier n’est pas clos. Lily envisage des suites juridiques, et son avocat étudie les recours possibles contre la plateforme et le bailleur. Derrière cette histoire individuelle, c’est tout un système de locations saisonnières non contrôlées qui est pointé du doigt, particulièrement lors des grands événements culturels français.
Un appartement à 2 000 euros infesté de blattes, une expulsion orchestrée par la plateforme elle-même, et une mannequin qui refuse de plier : le Festival de Cannes 2026 a trouvé son scénario le plus grinçant, et il ne se joue pas sur grand écran. La prochaine fois que vous réserverez un logement en ligne pour un événement majeur, poserez-vous la question autrement — ou ferez-vous encore confiance aux photos ?