Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Collégienne de 14 ans poignardée dans l’Aisne : son ex-petit ami de 23 ans reconnaît les faits

Publié par Cassandre le 07 Mai 2026 à 13:06

Mercredi 6 mai, une adolescente de 14 ans a été retrouvée morte poignardée à Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne. Elle se rendait simplement au collège. Moins de 24 heures plus tard, le suspect interpellé — un homme de 23 ans, potentiel ex-petit ami — a reconnu les faits en garde à vue. Neuf ans d’écart entre eux. Retour sur un drame qui soulève autant de questions qu’il provoque d’effroi.

Poignardée sur le chemin du collège

C’est en plein cœur de Fère-en-Tardenois, un bourg de l’Aisne d’environ 3 000 habitants, que le corps sans vie de la collégienne a été découvert mercredi 6 mai. Selon le parquet, l’adolescente se rendait à son collège quand elle a été attaquée à l’arme blanche. Plusieurs coups de couteau au cou lui ont été portés.

Rue de Fère-en-Tardenois bouclée par la gendarmerie

La violence de l’agression n’a laissé aucune chance à la victime. Un matin comme les autres, un trajet quotidien vers l’école, et une vie fauchée en quelques instants. Le choc a été immense pour les habitants de cette petite commune, plus habituée aux faits divers liés à l’ouverture de fast-foods qu’à des meurtres de mineurs.

Une enquête de flagrance a été ouverte dans la foulée par le parquet, qui a retenu le chef d’assassinat — autrement dit, un homicide volontaire avec préméditation. L’affaire a été confiée à la section de recherches d’Amiens. Mais avant même que l’enquête ne prenne son rythme, un nom a très vite émergé.

Un suspect en fuite rattrapé par le GIGN

Dès les premières heures suivant la découverte du corps, les enquêteurs ont orienté leurs recherches vers un homme de 23 ans. Ce dernier avait pris la fuite. Sans profession, vivant chez ses parents, il a été localisé à Soissons, à une quarantaine de kilomètres de Fère-en-Tardenois.

Dispositif de gendarmerie mobilisé pour l'interpellation à Soissons

Pour le retrouver, les autorités n’ont pas lésiné sur les moyens. Un dispositif impressionnant a été déployé : militaires de la section de recherche d’Amiens, gendarmes du groupement départemental, dronistes, équipes cynophiles, et même une équipe du GIGN. Des spécialistes de la recherche de personnes ont également été mobilisés. Un déploiement de forces qui en dit long sur la gravité de la situation et la détermination des autorités à interpeller le suspect rapidement.

Vers 18 heures, mercredi soir, l’homme a finalement été rattrapé par les forces de l’ordre. Placé en garde à vue, il allait livrer des aveux quelques heures plus tard. Mais la nature exacte de sa relation avec la victime restait encore floue.

« Un ancien petit ami » : neuf ans d’écart

C’est dans le cadre de sa garde à vue que le suspect a reconnu les faits, comme l’a rapporté France Info de sources concordantes ce jeudi 7 mai. L’homme de 23 ans a admis avoir poignardé l’adolescente de 14 ans.

Le parquet a précisé que les liens entre le suspect et la victime « restent à déterminer avec précision, mais il pourrait s’agir d’un ancien petit ami ». Si cette piste se confirme, elle soulève une question vertigineuse : un homme de 23 ans entretenait une relation avec une collégienne de 14 ans. Neuf années les séparaient.

À lire aussi

En droit français, la loi du 21 avril 2021 a fixé un seuil de non-consentement à 15 ans. Toute relation sexuelle entre un adulte et un mineur de moins de 15 ans est considérée comme un viol ou une agression sexuelle, dès lors que l’écart d’âge est d’au moins cinq ans. Si la relation entre le suspect et la victime s’avérait de nature intime, cet aspect pourrait constituer un volet supplémentaire de l’enquête. Mais pour l’heure, c’est bien l’assassinat qui concentre l’attention des enquêteurs.

Un drame qui rappelle d’autres affaires

Ce type de violence contre des mineurs en France n’est malheureusement pas isolé. Ces derniers mois, plusieurs faits divers impliquant des enfants et des adolescents ont marqué l’actualité. On pense notamment à cette fillette de 7 ans blessée par un tir de carabine dans le Tarn-et-Garonne, ou encore à la disparition inquiétante d’une fillette possiblement victime d’un prédateur.

Hommage devant un collège après le drame dans l'Aisne

L’Aisne elle-même a déjà été touchée par des événements troublants. On se souvient de la disparition de quatre jeunes dans le département ou encore de l’incendie à Laon qui avait coûté la vie à deux jeunes pompiers. Chaque fois, la même stupeur dans des communes où tout le monde se connaît.

La question de la protection des mineurs face aux violences conjugales et relationnelles revient avec insistance. Comment une relation entre un adulte de 23 ans et une collégienne de 14 ans a-t-elle pu exister sans alerter l’entourage ? Cette interrogation sera probablement au cœur des investigations à venir.

Ce que l’on sait de la suite de l’enquête

L’homme est toujours en garde à vue au moment où ces lignes sont écrites. Les aveux ne signifient pas la fin du travail des enquêteurs — loin de là. La section de recherches d’Amiens doit encore établir avec précision la chronologie des événements : à quelle heure exactement l’agression a-t-elle eu lieu ? Le suspect a-t-il prémédité son geste, comme le suggère la qualification d’assassinat retenue par le parquet ? Avait-il tenté de reprendre contact avec la victime dans les jours précédant le drame ?

La nature exacte de leur relation passée devra également être documentée. Si le parquet évoque un « potentiel ex-petit ami », les contours de cette relation restent flous. Depuis quand se connaissaient-ils ? Qui avait mis fin à la relation, et dans quelles circonstances ? Autant de questions auxquelles les enquêteurs devront répondre pour comprendre le mobile de ce passage à l’acte d’une violence extrême.

Le suspect devrait prochainement être présenté à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. Compte tenu de la qualification d’assassinat — la plus lourde en matière d’homicide volontaire —, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. La communauté de Fère-en-Tardenois, elle, tente de digérer un drame qui restera gravé dans la mémoire de ce bourg picard.

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *