« Il a regardé les Experts » : cet Espagnol démembre son ami en s’inspirant de Dexter, un détail le trahit

Un crâne retrouvé dans un caniveau, un suspect qui cite Les Experts pour se disculper, et une série télé qui aurait inspiré l’horreur. L’affaire secoue l’Andalousie depuis l’été 2025. Ce que la police vient de découvrir dépasse tout ce qu’elle avait imaginé.
Un crâne dans un caniveau relance une disparition vieille de six ans
Tout commence en juin 2025, près du complexe résidentiel Pinos de Alhaurín, non loin de Malaga. Un employé municipal tombe sur un sac plastique coincé dans un caniveau. À l’intérieur, un crâne humain. La découverte relance aussitôt les soupçons autour de la disparition de Francisco José Agüera, porté disparu depuis avril 2020, en plein confinement lié au Covid-19.
Mais l’enquête part sur une fausse piste. Les premières analyses médico-légales concluent que l’os appartient à une femme. « Ça nous a complètement déstabilisés », confieront plus tard les autorités à El País.
Il faudra attendre le début de l’année 2026 pour qu’une contre-analyse génétique rétablisse la vérité : ces restes sont bien ceux de Francisco José Agüera, disparu six ans plus tôt à Coín. Une confusion qui a fait perdre un temps précieux à des enquêteurs déjà confrontés à une affaire hors norme.
Un premier interrogatoire raté à cause d’un fan de séries policières
La géographie finit par trahir le coupable. Le caniveau où gisait le crâne se trouve tout près de la maison de la sœur d’un ami de la victime. Les policiers convoquent cet homme de 65 ans pour un premier interrogatoire. Sa réponse, digne d’un scénario, glace les enquêteurs.
« Vous n’avez rien contre moi. Et je sais que vous ne pouvez le prouver, car j’ai beaucoup de temps libre et j’ai regardé Les Experts et de nombreuses autres séries policières », leur lance-t-il, persuadé de son impunité. Une arrogance qui ne tiendra pas longtemps face à un second interrogatoire, bien plus décisif que le premier.
Cette fois, le suspect craque et livre des détails glaçants. Il évoque une dispute avec son ami, qu’il soupçonnait de lui avoir volé un bien. Une bagarre aurait éclaté, se terminant par un étouffement fatal. Une version des faits que la Guardia Civil met sérieusement en doute, tant les circonstances réelles semblent plus sombres encore.

Inspiré par Dexter, il découpe le corps et l’expédie en colis
L’homme mentionne alors une seconde série, celle qui a véritablement guidé son geste : Dexter, dont le héros tapisse ses scènes de crime de bâches plastique pour ne laisser aucune trace. Le suspect assure avoir reproduit exactement cette méthode chez lui, avant de découper le corps sur plusieurs jours.
Chaque morceau a ensuite été soigneusement emballé dans des sacs, avec des gants en latex pour éviter toute trace ADN. Le détail le plus troublant reste sa méthode de dissimulation : il a envoyé les restes de son ami sous forme de colis, disséminés à différents endroits du quartier résidentiel de Pinos de Alhaurín.
Le mardi 4 août, la brigade criminelle de Malaga a mobilisé des chiens spécialisés pour retrouver l’intégralité de la dépouille. Le torse de Francisco José Agüera a été localisé dans une petite grotte, un indice supplémentaire que les enquêteurs espèrent exploiter pour établir les causes exactes du décès. L’homme, aujourd’hui incarcéré pour homicide, continue de clamer une version que la justice espagnole s’apprête à confronter aux preuves scientifiques.
Une fiction devenue mode opératoire, une arrogance qui a fini par le perdre : voilà comment six années de silence viennent de s’effondrer d’un coup. Reste une question qui hante encore l’enquête : combien d’autres détails du crime restent à découvrir dans cette petite grotte andalouse ?