Un homme de 72 ans avoue avoir tué sa femme à l’haltère au Havre

Dimanche 27 septembre 2026, en plein centre-ville du Havre, les policiers reçoivent un appel qui glace le sang. À l’autre bout du fil, un homme affirme avoir tué sa femme. Ce qu’ils vont découvrir en arrivant sur place dépasse tout ce qu’ils imaginaient.
Un appel en pleine après-midi dans le quartier Perrey
Il est 13h30 ce dimanche-là quand les forces de l’ordre sont alertées. L’appel provient d’un domicile du quartier Perrey, non loin de la plage du Havre, un secteur résidentiel plutôt tranquille.
L’homme au bout du fil ne tourne pas autour du pot. Il dit avoir tué sa femme, chez eux, dans leur propre appartement.
Un aveu aussi direct laisse peu de place au doute, mais les enquêteurs doivent encore constater les faits sur place. Ce genre d’appel, rare, déclenche une intervention immédiate.
Quelques minutes plus tard, les policiers pénètrent dans le logement. Ce qu’ils y trouvent va confirmer, dans le détail le plus terrible, ce que cet homme venait d’annoncer au téléphone. Un précédent inquiétant existait déjà dans cette même ville, comme le rappelle ce fait divers survenu récemment au Havre.
Ce que les enquêteurs découvrent dans l’appartement
Sur place, la scène est sans appel. Les policiers découvrent le corps sans vie d’une femme âgée de 70 ans, selon les termes du communiqué de Soizic Guillaume, procureure du Havre, confirmant une information de France 3 Normandie.
Le conjoint, âgé de 72 ans, est aussitôt interpellé. Il est placé en garde à vue pour meurtre aggravé par conjoint, une qualification qui pèse lourd dans le droit pénal français.
Mais c’est un détail glissé plus tard dans le communiqué du parquet qui donne toute la mesure de la violence des faits. Retrouver ce niveau de détail dans ce type de dossier reste rare, et l’affaire du féminicide de Martigues avait connu une même sidération.
La victime a reçu plusieurs coups à la tête, portés par un haltère retrouvé sur les lieux. Une arme du quotidien, transformée en instrument de mort, dans le salon d’un couple installé au Havre depuis des années.
Un objet du quotidien devenu l’instrument du drame

Le détail de l’arme utilisée n’est pas anodin. Un haltère, objet banal de gymnastique domestique, retrouvé sur la scène du meurtre : c’est ce détail qui achève de donner à cette affaire sa dimension glaçante.
Le parquet du Havre reste, pour l’heure, mesuré sur les circonstances exactes du passage à l’acte. « L’enquête se poursuit avec les auditions du mis en cause et des expertises médico-légales, et des auditions des proches », précise la procureure Soizic Guillaume dans son communiqué.
Un élément du passé du couple refait surface. En 2012, la victime avait déposé plainte pour des faits d’appels malveillants. Cette plainte avait finalement été retirée, classant l’affaire sans suite à l’époque.
Un signal, resté sans conséquence pendant plus d’une décennie, avant ce dimanche fatal. L’enquête devra désormais établir si d’autres tensions existaient dans ce couple installé depuis longtemps dans le quartier Perrey, et ce que révéleront les auditions des proches et des voisins.
Un chiffre qui donne le vertige à l’échelle nationale
Ce drame du Havre ne reste malheureusement pas un cas isolé. Selon le décompte tenu par le collectif Nous Toutes, qui recense les féminicides commis en France depuis le début de l’année, il s’agirait du 106e depuis janvier 2026.
Un chiffre qui interroge sur la répétition de ces drames commis par des conjoints ou ex-conjoints, souvent après des signaux d’alerte ignorés ou classés sans suite, comme la plainte retirée de 2012.
Ce n’est pas non plus la première fois que la ville du Havre est confrontée à ce type de violence en 2026. En mai dernier, un homme avait déjà été placé en garde à vue dans la cité Océane pour homicide volontaire sur une personne vulnérable, après la défenestration d’une femme, un dossier qui rappelle celui de cette autre affaire de chute mortelle.
L’enquête ouverte ce dimanche va désormais se poursuivre dans la durée. Les auditions du mis en cause, les expertises médico-légales et les témoignages des proches devront éclairer les zones d’ombre qui subsistent encore autour de ce passage à l’acte.
Un homme de 72 ans, une victime de 70 ans, un haltère retrouvé sur les lieux : cette affaire du Havre s’ajoute à une liste qui ne cesse de s’allonger en France. D’autres histoires tout aussi bouleversantes continuent de secouer les tribunaux, comme celle de Laëtitia, qui a mis sept ans à échapper à son bourreau, ou encore ce procès où cinq fillettes ont assisté au pire sans que personne ne puisse les protéger à temps.