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Une femme est morte à l’hôpital à cause d’un surdosage au paracétamol alors qu’elle voulait soigner une fracture !

Publié par Andri R le 07 Mar 2026 à 8:33

Une femme de 55 ans meurt après une hospitalisation. Jusque-là, le cas n’a rien de vraiment particulier, puisque la médecine n’est pas infaillible. Cependant, cette patiente n’est pas décédée des suites de la raison qui l’a emmenée aux urgences. Elle succombe à cause d’un défaut de prescription !

Cette femme perd la vie à cause d’une négligence !

En juin 2022, une affaire a secoué les Britanniques, et à juste titre. Une femme qui a été hospitalisée au Queen Elizabeth Hospital de Woolwich a perdu la vie. Après les premières constations, il y a suspicion de faute professionnelle de la part du personnel soignant. S’ensuit une enquête minutieuse, où les autorités ont publié des conclusions troublantes !

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Des agents ont mené leurs investigations auprès des spécialistes et des personnes concernées pour éviter toute erreur. Et il semble que la mort de cette femme vienne d’une négligence. En fait, les infirmiers, les médecins et même le pharmacien pourraient bien se retrouver au milieu de cette affaire. Il faut dire que le défaut de prescription est en lien direct avec la mort de la dame !

Un rapport formel et accablant !

Paula Doreen Hughes a fait une mauvaise chute le 06 janvier 2022. Il s’avère que cette femme a subi une fracture de l’humérus. Par conséquent, elle souffre abondamment. Les professionnels de santé tâchent alors de la soulager avec du co-codamol et du paracétamol. Or, le co-codamol contient également des molécules de paracétamol couplé avec de la codéine !

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Il y a donc double dose de l’antalgique. De plus, cette femme reçoit ce traitement plusieurs fois par jour. L’équipe de soignants finit par se rendre compte du doublon et essaie d’y remédier le 8 janvier. Notons que la dose maximale s’élève à 4g par jour chez un adulte en bonne santé, avec un risque déclaré pour le foie.

Malheureusement, le corps de la femme avait déjà été malmené. Son foie se retrouve dans le même état que celui d’une personne alcoolique, diabétique ou atteinte d’infection urinaire. Paula a quitté ce monde le 10 janvier 2022. En été 2025, les conclusions de l’enquête démontrent que l’overdose de paracétamol est la cause initiale de son décès !

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Le cas de cette femme incite à une plus grande vigilance

Liliane Field exerce comme coroner à l’Inner South London. Cette spécialiste note que les médecins, les infirmiers et le pharmacien mêlés à l’affaire avaient raté 3 opportunités de sauver la vie de la femme. Ils auraient pu repérer le doublon dès la prescription, ou lors du passage à la pharmacie. En effet, cette dernière aurait dû remarquer la surdose et ne pas valider ni délivrer le traitement.

Enfin, les infirmiers doivent effectuer des contrôles avant d’administrer les médicaments. Ainsi, ils auraient dû noter le trop-plein de paracétamol. Si les personnes orbitant autour de Paula avaient réagi à temps, la N-acétylcystéine qui est l’antidote à l’overdose l’aurait sauvé. Le cas de cette femme est également l’occasion de soulever un problème informatique.

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En fait, les logiciels hospitaliers sont normalement capables de repérer et de signaler les doublons via la prescription électronique. Or, ce garde-fou était désactivé lors de l’hospitalisation de la dame en question. Depuis cette triste histoire, la NHS England et la Royal Pharmaceutical Society appellent les responsables à bien vérifier leur système d’alerte en cas de duplication.

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