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« Elle devait emmener le petit pour un examen » : une inconnue vole un nouveau-né dans un hôpital allemand

Publié par Cassandre le 30 Juin 2026 à 18:28
Femme en blouse bleue marchant dans un couloir d'hôpital

Un nourrisson de 7 jours arraché à sa mère dans sa chambre d’hôpital. Une inconnue en blouse bleue qui disparaît dans la nature. Et un bébé retrouvé, seul, sur l’escalier d’un parking de centre commercial. Ce samedi, à Lüdenscheid, en Allemagne, un enlèvement a glacé tout le pays. Voici comment le petit Noel a été sauvé — et ce que la suite de l’enquête a révélé.

Lüdenscheid : comment une inconnue en blouse bleue a trompé tout un service de maternité

Samedi, aux alentours de 15 heures, une femme entre dans la chambre de Djenet Askova, jeune mère qui a accouché une semaine plus tôt à l’hôpital de Lüdenscheid, dans l’ouest de l’Allemagne. La scène paraît banale : la visiteuse porte une tunique bleu clair, comme n’importe quelle soignante du service.

Son discours est rodé. Elle explique à la maman qu’elle doit emmener le petit Noel pour un examen de routine, et qu’il sera de retour dans dix minutes. Les affaires impliquant des nourrissons rappellent à quel point la vigilance est cruciale, même dans les lieux censés être les plus sûrs.

Dix minutes passent. Puis vingt. Puis une demi-heure. Djenet Askova alerte le personnel. Personne, dans l’équipe soignante, n’a prescrit d’examen. La police est immédiatement prévenue. Le service de maternité bascule dans le chaos.

Le beau-frère de la jeune mère résume l’effarement général : « Comment est-ce possible qu’un bébé disparaisse comme ça ? » Selon lui, n’importe qui pouvait aller et venir dans le service sans être contrôlé. Une affirmation que l’hôpital conteste fermement.

Le nourrisson retrouvé seul sur un escalier de parking, à côté d’un distributeur de tickets

L’alerte est lancée dans toute la ville. Les enquêteurs diffusent un signalement précis : une femme très mince, blonde, portant de grandes lunettes, mesurant entre 1,75 et 1,80 mètre, âgée de 25 à 35 ans, avec un sac bandoulière sombre. Les images de vidéosurveillance de l’hôpital et du parking sont immédiatement saisies.

Vers 16h10, soit un peu plus d’une heure après l’enlèvement, un témoin repère le bébé dans un centre commercial de Lüdenscheid. Le nourrisson est allongé sur un escalier, juste à côté d’un distributeur automatique de tickets du parking. Seul. Le témoin appelle la police sans hésiter.

Une ambulance transporte immédiatement Noel à l’hôpital. Un médecin l’examine : aucune blessure n’est constatée. L’enfant va bien. Le soulagement est immense, mais l’incompréhension reste totale.

Le procureur général Michael Burggräf, du parquet de Hagen, confirme les faits et ouvre une enquête pour suspicion d’enlèvement d’enfant. Les témoignages affluent. La justice ne tarde pas à identifier une suspecte.

Main de nouveau-né agrippant un doigt dans une maternité

La suspecte de 18 ans arrêtée : déjà connue pour des faits de violence

Plusieurs médias allemands révèlent rapidement l’identité du profil interpellé. Il ne s’agit pas d’une femme de 25-35 ans comme le laissait penser le signalement initial, mais d’une jeune femme de 18 ans, originaire de Lüdenscheid elle-même. Elle est déjà connue des services de police pour des faits de récidive, notamment des actes de violence.

Elle doit être présentée à un magistrat ce lundi. Les motivations de son geste restent pour l’instant inconnues. L’enquête devra déterminer comment elle a pu pénétrer dans un service de maternité supposément sécurisé par un code numérique réservé au personnel.

Car c’est bien là que le bât blesse. L’hôpital affirme, par la voix de sa porte-parole, que « la lourde porte d’entrée du service de maternité est toujours verrouillée et sécurisée par un code numérique connu uniquement du personnel ». Aucun commentaire supplémentaire n’a été fourni. La question de la sécurité dans les établissements de santé est relancée avec une acuité rare.

Du côté de la famille, Djenet Askova tente de reprendre ses esprits : « Nous allons bien. Nous n’avons rien, mais nous devons digérer tout ce qu’il s’est passé. » Elle et Noel doivent rester hospitalisés quelques jours encore. Le père de l’enfant a décidé de ne plus quitter la chambre, jour et nuit.

Un bébé de 7 jours, une blouse bleue, dix minutes de mensonge — et un service de maternité entier mis en échec. L’affaire de Lüdenscheid pose une question que des milliers de parents se posent ce soir : qui vérifie vraiment l’identité des personnes qui entrent dans la chambre de votre nouveau-né ?

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