« Ils ont piqué la caisse, ma mère a 70 ans » : la colère d’une fleuriste dont la boutique a été saccagée à Lyon
Une vitrine en miettes, des compositions florales piétinées, une caisse arrachée. Au milieu des tensions du 17 octobre à Lyon, une fleuriste s’est retrouvée dans la ligne de mire. Elle a pris la parole devant une caméra, encore sous le choc, avec sa mère à quelques mètres. Et une phrase qu’un passant lui aurait lancée explique, selon elle, pourquoi sa boutique a été visée.

Une boutique de fleurs en plein cœur des tensions lyonnaises
Selon un post de Fdesouche.com, la scène se déroule le 17 octobre, à Lyon. Dans la vidéo, la jeune femme se tient devant sa boutique, visiblement secouée. Derrière elle, d’autres personnes semblent choquées, et des détonations retentissent au loin.
Elle raconte que des individus sont entrés dans le magasin. « Ils ont voulu nous frapper, on s’est fait insulter », affirme-t-elle. Sa mère, qui a 70 ans, était présente. La caisse a été arrachée, dit-elle, et elle assure que la police a été appelée six fois.
Elle précise être fleuriste indépendante, sans lien avec l’hôtel voisin. Une question demeure : pourquoi sa boutique ? Dans les scènes de chaos qui ont ravagé la place Bellecour, la fleuriste n’est pas la seule à avoir vu son quotidien basculer. Son témoignage est à découvrir ci-dessous.
« Vous êtes dans le Sofitel, donc vous vous ferez casser »
C’est la phrase qui revient dans son récit. Selon elle, un homme lui a dit : « Vous êtes dans le Sofitel, donc vous vous ferez casser ». Elle répète que sa boutique est indépendante : « On travaille tous les jours, tous les jours ».
La caméra montre ensuite l’intérieur : une grande vitre brisée, des débris de verre jonchant le sol parmi les plantes. Une femme âgée, les bras croisés, se tient en retrait. Pour la fleuriste, « c’est tout cassé ».
Elle évoque aussi les Gilets jaunes, où sa boutique avait déjà été touchée, « mais moins ». Cette fois, dit-elle, c’est « en permanence ». Des personnes seraient entrées dans l’hôtel et se faisaient gazer, si bien qu’elle ne savait plus où se mettre en sécurité. La colère des Lyonnais contre le maire trouve ici un écho.
Son message final est simple : « On veut juste pas de violence, on veut juste travailler en paix ».
Ces faits reposent sur son seul témoignage, relayé par Fdesouche.com.
Une vitrine brisée, une caisse volée, une mère de 70 ans témoin : le bilan d’une journée se mesure aussi en petits commerces. Et le bilan humain du lendemain à Paris montre l’autre visage de cette journée.