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« J’ai adoré chaque minute » : cet homme condamné organise son propre enterrement de vivant avant sa mort

Publié par Elsa Fanjul le 16 Sep 2026 à 18:25
Homme souriant entouré de proches dans un pub anglais

Imaginez recevoir la pire nouvelle possible : il vous reste moins d’un an à vivre. Que feriez-vous de ce temps qui vous échappe ? Austen Cole, un habitant du Buckinghamshire au Royaume-Uni, a choisi une réponse aussi inattendue que bouleversante. Il a organisé sa propre fête d’adieu, de son vivant, entouré de tous ceux qu’il aime. Ce que raconte cette soirée hors norme dépasse largement le simple pot de départ.

Un diagnostic tardif qui change tout

Pendant plus de six mois, Austen Cole a vécu avec des symptômes que les médecins mettaient systématiquement sur le compte d’un syndrome de l’intestin irritable. Une erreur de diagnostic qui a coûté un temps précieux, avant que la vérité n’éclate au grand jour.

Le verdict tombe finalement : un cancer du pancréas, déjà propagé au foie et aux ganglions lymphatiques. Pour cet ancien carreleur indépendant de 55 ans, l’annonce est glaçante : moins de douze mois d’espérance de vie. De quoi faire vaciller n’importe qui, un peu comme ces récits qui nous rappellent que la vie bascule parfois sans prévenir, à l’image de ceux qui perdent tout du jour au lendemain.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait attendre, le père de deux enfants n’a pas sombré. Il a choisi de transformer la peur en projet, et le compte à rebours en célébration, une démarche qui rappelle ces personnes capables de réinventer leur vie face à l’adversité.

Une fête pour dire au revoir avant l’heure

C’est dans son pub préféré, The Dove, à Newport Pagnell, qu’Austen Cole a organisé son événement. Plus de 200 personnes ont répondu présentes : famille, amis d’enfance, anciens collègues, et sa compagne Tracey Nash.

Sa partenaire voulait l’appeler « célébration de vie ». Lui préférait un mot plus direct : sa « fête de départ ». Le pub était bondé du début à la fin, un peu comme ces rassemblements populaires où l’émotion collective devient contagieuse.

« C’était incroyable, j’ai adoré chaque minute. Il y avait tellement de rires, d’amour et de joie », confie-t-il. L’ambiance était si festive qu’elle ressemblait « presque à un mariage », selon ses propres mots. Il a passé la journée entière à discuter avec chaque invité, retrouvant des visages disparus depuis l’école primaire. La fête a débuté à 14h30 et s’est terminée à minuit, avec lui et Tracey comme derniers debout.

Le moment où tout bascule vers l’émotion pure

Pub anglais vide et éclairage chaleureux en soirée

C’est au moment des adieux que la légèreté a cédé la place aux larmes. « Ce n’est qu’au moment où les gens partaient que ça a commencé à ressembler davantage à des funérailles, et il y a eu quelques larmes », raconte Austen Cole. Il ajoute, sans détour : « Je peux honnêtement dire que j’ai adoré assister à mon propre enterrement de vivant. Pourquoi voudrais-je le manquer ? »

Sa compagne Tracey Nash décrit un moment « vraiment incroyable », rendu si fort par les histoires et souvenirs partagés par les invités. « Cela a donné à chacun l’occasion de dire les choses qu’ils auraient pu regretter de ne jamais avoir prises le temps de dire », explique-t-elle.

Face à la maladie, Austen a fait un choix radical : refuser la chimiothérapie, qui n’aurait rallongé sa vie que de quelques mois, au prix d’un état affaibli. « Les gens n’arrêtent pas de me dire à quel point j’ai l’air en forme, alors que je suis mourant », plaisante-t-il.

Il refuse de laisser la maladie dicter le temps qui lui reste, avec une lucidité qui rappelle celle de ceux qui, face à des situations extrêmes, choisissent malgré tout la vie.

« On m’a distribué une carte et j’ai cette maladie, mais je ne vais pas la laisser dicter ce qu’il me reste à vivre.

Je peux quand même être heureux », résume-t-il, avec une pointe d’humour glissée en conclusion : « Qui sait, l’an prochain, j’organiserai peut-être une fête pour dire merde au cancer en phase terminale ! »

Cette histoire résonne bien au-delà du Buckinghamshire : elle rappelle que dire au revoir n’est pas toujours triste, et que le courage prend parfois la forme d’un pub bondé un après-midi de semaine. Et vous, à qui aimeriez-vous dire tout ce que vous n’avez jamais osé dire ?

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