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Il achète un lion comme animal de compagnie… le fauve le dévore dans son propre jardin en Irak

Publié par Cassandre le 15 Juin 2026 à 5:30
Lion debout dans un jardin clôturé au Moyen-Orient

Posséder un lion dans son jardin comme on garderait un chien : pour certains, c’est un symbole de prestige. Pour Aqil Fakhr al-Din, 50 ans, ce rêve s’est transformé en cauchemar. Le 8 mai dernier, dans la ville de Koufa, au sud de l’Irak, le fauve qu’il venait d’acquérir l’a attaqué et tué dans des conditions que la police a qualifiées d’atroces.

Un lion acheté quelques jours avant le drame à Nadjaf

Cage métallique griffée entrouverte dans une cour poussiéreuse

Les faits se sont déroulés dans une propriété de Nadjaf, province du sud irakien. Selon le groupe de médias Rudaw, Aqil Fakhr al-Din s’était procuré le lion à peine quelques jours avant l’attaque. L’animal devait devenir un animal de compagnie, au même titre que les autres espèces sauvages que le quinquagénaire détenait déjà chez lui.

Ce n’est pas un cas isolé. En Irak, le trafic d’animaux exotiques prospère malgré l’adhésion du pays à la Convention sur la protection des animaux en 2014. Lions, tigres, faucons, singes : le marché noir alimente des acheteurs prêts à payer des fortunes pour exhiber un prédateur dans leur cour. Des espèces rares sont introduites en contrebande depuis l’étranger et revendues à prix d’or.

Le phénomène dépasse les frontières irakiennes. Fin janvier, un youtubeur pakistanais a été condamné pour détention illégale d’animaux exotiques après avoir reçu un lionceau de deux mois en cadeau de mariage. Des situations absurdes qui rappellent d’autres drames similaires à travers le monde.

« Le lion avait mangé une grande partie du corps » : le récit glaçant de la police

L’attaque s’est produite dans le jardin même de la victime. Le lion, prédateur de plusieurs centaines de kilos, a frappé avec une violence que les secours n’avaient jamais vue. Mufid Tahir, porte-parole de la police de Koufa, a décrit la scène dans des termes sans équivoque.

« Un citoyen a été attaqué par un lion dans son propre jardin et est mort sur le coup », a-t-il d’abord déclaré. Puis il a ajouté la phrase qui glace le sang : « Le lion avait mangé une grande partie du corps de l’homme et, comme il refusait de laisser les restes, nous avons été contraints de l’abattre. »

Le corps a été transporté à l’hôpital, où le décès a été officiellement constaté. Une enquête a immédiatement été ouverte. Les autorités ont découvert que la propriété abritait plusieurs animaux sauvages, confirmant l’ampleur du problème. Quand un prédateur retourne à son instinct, aucune clôture de jardin ne suffit. Et comme le montrent certaines attaques survenues dans des zoos professionnels, même des enclos sécurisés ne garantissent pas la sécurité face à un fauve.

Pourquoi un lion ne sera jamais un animal de compagnie

Il faut le rappeler, même si cela semble évident : les animaux sauvages ne se domestiquent pas. Un lion n’est pas un gros chat. Son instinct de chasse reste intact, quelle que soit la durée de sa captivité. Les spécialistes du comportement animal sont catégoriques sur ce point.

Un lion adulte pèse entre 150 et 250 kg et peut atteindre des pointes à 80 km/h sur de courtes distances. Sa mâchoire exerce une pression de plus de 400 kg par centimètre carré. Face à une telle puissance, un être humain n’a aucune chance. Même nourri, même « habitué » à la présence humaine, le fauve peut basculer en mode prédateur en une fraction de seconde.

Le drame de Nadjaf illustre un double échec. Celui d’un homme qui a confondu prestige et prudence. Et celui d’un pays où le commerce illégal d’espèces dangereuses continue de prospérer malgré les conventions internationales. Les sanctions restent trop faibles, les contrôles quasi inexistants.

Un lion dans un jardin, c’est une bombe à retardement. Aqil Fakhr al-Din l’a appris au prix de sa vie, et le fauve, lui, a payé de la sienne un caprice humain. Tant que des législations strictes ne seront pas appliquées dans ces régions, combien d’autres drames faudra-t-il encore compter ?

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