Hache, cagoule et recherches glaçantes : l’homme qui a confronté le prince Andrew visait aussi Kate et ses enfants
Un homme cagoulé, une hache, une course-poursuite sur le domaine royal de Sandringham. L’affaire qui secoue la Couronne britannique depuis le 6 mai vient de prendre une dimension bien plus inquiétante. Car les recherches retrouvées sur le téléphone du suspect ne concernent pas seulement le prince Andrew — elles visent aussi Kate Middleton et ses trois enfants.

Sandringham, 6 mai : le face-à-face qui a tout déclenché
Ce jour-là, Andrew Mountbatten-Windsor promène tranquillement ses chiens près de sa résidence de Marsh Farm, sur le vaste domaine de Sandringham, dans le Norfolk. Un homme surgit. Cagoule sur le visage, tenue de camouflage intégrale. Il s’approche de l’ex-prince, le poursuit à pied, puis en voiture.
Les policiers armés interviennent rapidement et interpellent le suspect. Lors de la fouille, ils découvrent sur lui une hache à manche en bois et une pierre dans sa poche. Des objets qui, associés à la tenue et au comportement, dessinent un scénario bien au-delà de la simple intrusion.
L’homme est identifié : Alex Jenkinson, 39 ans, originaire du Suffolk. Deux chefs d’accusation sont retenus contre lui — usage de propos ou comportement menaçants, injurieux ou insultants. Devant la cour des magistrats de Westminster, il plaide non coupable des deux chefs. La journaliste Caroline Davies, citée par le Guardian, confirme ce plaidoyer de non-culpabilité.
Mais l’arrestation n’est que le début. Ce que les enquêteurs vont trouver dans son téléphone va faire basculer l’affaire dans une autre dimension.
Armes à feu, explosifs et recherches sur Kate et ses enfants
Après l’interpellation, la police du Suffolk épluche le téléphone et l’historique de navigation de Jenkinson. Le tableau est saisissant. Les enquêteurs affirment avoir découvert un volume massif de recherches portant sur les armes à feu, les couteaux et les explosifs.
Plus troublant encore : l’historique contient aussi des requêtes ciblant directement la princesse de Galles et ses trois enfants — le prince George, la princesse Charlotte et le prince Louis. Des recherches sur des « armes et méthodes pour tuer » complètent ce tableau qui a poussé la Suffolk Constabulary à demander une ordonnance civile spéciale.
Devant le tribunal, James Farrell, représentant la police, a été explicite. Sans contrôle strict, Jenkinson risque de « se focaliser sur d’autres armes et méthodes pour tuer, ce qui pourrait dégénérer et avoir des conséquences plus graves ». L’avocat a évoqué un schéma d’escalade ciblée caractéristique du harcèlement, ajoutant que le suspect « manifeste des signes de ressentiment et d’obsession ».
Une ordonnance de protection provisoire a été émise dans la foulée. Elle impose des restrictions drastiques sur ses déplacements et son usage d’internet, avec un risque allant jusqu’à cinq ans de prison en cas de violation. Mais la question que tout le monde se pose : Kate et ses enfants sont-ils réellement en sécurité ?

Forest Lodge, forteresse invisible : ce que l’on sait de la protection de Kate
Depuis fin 2025, William, Kate, George, Charlotte et Louis vivent à Forest Lodge, un manoir de huit chambres niché au cœur de Windsor Great Park. La zone est privée, difficilement accessible au public, et protégée en permanence par les services spécialisés de la Couronne.
Point crucial : aucune procédure ne mentionne pour l’instant de tentative de Jenkinson d’approcher cette résidence ni d’entrer en contact avec la famille du prince et de la princesse de Galles. Les recherches en ligne restent, à ce stade, cantonnées au virtuel.
Le suspect est soumis à une mise en liberté sous caution extrêmement encadrée. Interdiction formelle d’entrer dans le Norfolk. Interdiction de s’approcher à moins de 500 mètres de plusieurs résidences royales. Son procès pénal est fixé au 29 juillet, suivi en août de l’examen complet de l’ordonnance de protection — deux étapes décisives pour mesurer l’évolution du risque.
La présomption d’innocence reste entière, comme le rappellent les juges et la police en parallèle du renforcement sécuritaire. Mais le simple fait qu’un homme armé d’une hache ait pu approcher un membre de la famille royale, puis que son téléphone révèle un intérêt pour la princesse de Galles et ses enfants, pose une question vertigineuse sur les failles du dispositif.
Hache dans la poche, cagoule sur le visage, historique de recherche obsessionnel : l’affaire Jenkinson n’est peut-être qu’un fait divers isolé. Mais elle vient rappeler que même derrière les grilles de Windsor, la sécurité d’une mère et de ses trois enfants n’est jamais acquise. La prochaine audience, le 29 juillet, dira si la justice britannique estime que la menace est réelle — ou si elle relève d’un esprit dérangé mais inoffensif.