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« Je pense avoir tué notre fils » : cette infirmière soupçonnée d’avoir tué son bébé avec sa bague

Publié par Cassandre le 15 Sep 2026 à 19:10
Bague en diamant posée près d'un berceau d'hôpital

Un appel au 911 juste avant minuit, un bébé de trois mois inanimé, et une mère qui répète qu’il a suffi d’un moment d’inattention. L’histoire aurait pu s’arrêter là, comme tant d’autres drames du sommeil partagé. Mais l’autopsie a révélé des détails que personne n’attendait, et un simple bijou pourrait avoir joué un rôle décisif dans la mort du petit August Lionel.

Une nuit à Lakeland qui vire au cauchemar

Tout commence le 6 septembre, dans une maison de Lakeland, en Floride. Jessica Vlasac, 42 ans, infirmière de profession, contacte les secours en pleine nuit. Elle explique que son fils de trois mois, August Lionel, ne réagit plus. Les pompiers l’emmènent en urgence à l’hôpital Orlando Health, où il est déclaré mort peu après, selon le Polk County Sheriff’s Office.

Version donnée aux enquêteurs : elle se serait endormie avec le bébé dans son lit, un cas classique de co-sleeping accidentel, un phénomène qui touche encore trop de familles, un peu comme ce jeune rescapé qui avait survécu 62 heures dans des conditions extrêmes. À son réveil, dit-elle, l’enfant était face contre le matelas, froid, immobile. Mais les enquêteurs, eux, remarquent très vite des éléments qui ne collent pas avec ce récit.

Le corps du nourrisson porte une abrasion et des marques de contusion sur la tête. Un détail qui suffit à transformer une intervention de routine en enquête pour homicide. Les policiers du comté de Polk décident alors de creuser bien plus loin que le simple accident domestique évoqué par la mère.

L’autopsie qui change tout le récit

Le rapport d’autopsie tombe : August Lionel présentait une hémorragie sous-durale autour du crâne. Trois blessures distinctes sont recensées sur sa tête, dont l’une semble avoir été causée par un objet de petite taille, en forme de carré. Le médecin légiste est formel : rien dans les résultats ne correspond à une mort par co-sleeping.

C’est en interrogeant Jessica Vlasac que les enquêteurs remarquent un détail qui va tout faire basculer. La mère porte à l’annulaire une grosse pierre en forme de diamant, jugée « compatible » avec la blessure décrite dans l’autopsie, un peu comme dans ces dossiers où un détail matériel devient la clé de l’enquête.

Un mandat de perquisition est délivré. Les policiers confisquent la bague, mais aussi les appareils électroniques de la suspecte. Pendant la fouille, elle aurait elle-même posé la question aux enquêteurs : ce bijou est-il l’arme qui a tué son fils ?

Le père de l’enfant, entendu séparément, affirme que Vlasac « devient violente » lorsqu’elle boit, et qu’elle aurait admis avoir acheté de l’alcool ce jour-là, un contexte qui rappelle des affaires de violences aux conséquences dramatiques.

Bague sous scellé posée sur un dossier d'enquête

Des messages effacés et une arrestation qui ne fait que commencer

Le père montre aux détectives des messages que Vlasac lui aurait envoyés cette nuit-là, dans lesquels elle écrit avoir tué le bébé, et qu’il était mort, selon les policiers, un enchaînement d’éléments aussi troublant que celui découvert dans certaines affaires familiales aux rebondissements inattendus. Les enquêteurs découvrent aussi qu’elle a supprimé certaines conversations de son téléphone.

Plus troublant encore : elle aurait demandé au père de ne pas montrer leurs échanges aux détectives. D’autres personnes présentes dans la maison au moment du drame affirment n’avoir rien remarqué de suspect avant d’entendre Jessica Vlasac hurler. Elle s’occupait seule du bébé dans sa chambre ce soir-là, un huis clos que les enquêteurs tentent aujourd’hui de reconstituer, comme dans ces récits de disparitions élucidées grâce à un minutieux travail d’investigation.

Jessica Vlasac a été arrêtée jeudi dernier et inculpée pour maltraitance aggravée d’enfant ayant entraîné la mort. Elle n’a pas encore plaidé et n’est pour l’instant pas éligible à une libération sous caution, selon les registres de la prison du comté de Polk. Une audience de détention provisoire est prévue jeudi, et sa comparution est fixée au 13 octobre.

Un simple bijou, une nuit racontée deux fois différemment, et un enfant de trois mois qui n’aura jamais pu grandir. L’enquête du Polk County Sheriff’s Office se poursuit, et chaque nouvel élément semble éloigner un peu plus la version du drame accidentel. Que révélera l’analyse complète des messages effacés ?

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