À 28 ans, elle perd la vue et l’ouïe après avoir percé ce qu’elle croyait être un poil incarné

Un bouton qui gonfle, un geste réflexe, et tout bascule. C’est l’histoire que raconte Christy Collins, 28 ans, influenceuse britannique, dans l’émission Good Morning Britain. Elle pensait avoir affaire à un simple poil incarné sur son bikini line. Ce qu’elle a vécu ensuite ressemble à un cauchemar médical, et son témoignage, glaçant, révèle une mécanique bien plus dangereuse qu’on ne l’imagine.
Un bouton qu’elle croyait sans gravité
Tout commence un samedi soir. Christy Collins remarque une petite boule, façon « gumball », sur son bikini line. Rien d’alarmant selon elle : le genre de désagrément qu’on associe d’habitude à un rasage mal maîtrisé.
Le lendemain matin, sous la douche, la lésion commence à suinter. Mauvaise idée : elle la presse. « Ça a juste empiré les choses », raconte-t-elle aux présentateurs. Elle recouvre la zone d’un patch anti-bouton et part rejoindre ses amis à Londres, sans se douter que la chaleur de cet été particulièrement étouffant allait accélérer l’infection.
Les jours suivants, son état se dégrade. Elle perd connaissance à plusieurs reprises, se sent faible, doit s’accrocher à un plan de travail pour ne pas tomber. Elle met tout sur le compte de la canicule. Un réflexe presque logique, mais qui va lui coûter un temps précieux face à une urgence dont elle ignore encore l’existence : sensibiliser autour de soi à ce type de signaux reste essentiel, comme le rappellent régulièrement les campagnes de santé publique.
Vision brouillée, audition coupée : l’alerte de trop
Le mardi, Christy appelle son médecin, qui lui prescrit des antibiotiques. Sans effet notable après vingt-quatre heures, alors qu’ils sont censés agir vite en cas d’infection bactérienne classique.
Le jeudi, la situation devient critique. « C’était tellement douloureux que je ne pouvais plus marcher », décrit-elle. C’est à ce moment précis qu’elle perd temporairement la vue et l’ouïe. Une amie décide alors de l’emmener aux urgences sans attendre. « Dès que je suis arrivée aux urgences, j’ai été prise en charge immédiatement », se souvient-elle, encore marquée par l’épisode.
Le diagnostic tombe : une septicémie, provoquée par l’abcès qu’elle avait pressé quelques jours plus tôt. À son pic, la lésion atteignait, selon ses propres mots, « la taille d’un iPhone 16 Pro Max ».
Les médecins sont formels : attendre un jour de plus aurait pu lui être fatal, un scénario qui rappelle à quel point certaines pathologies graves, comme le rappellent d’autres cas traités par un traitement innovant, exigent une prise en charge rapide.
La chirurgie s’impose en urgence, et l’intervention lui sauve littéralement la vie, un peu comme ce chiffre historique qui redonne espoir aux malades pris à temps.

Comment un simple bouton peut virer au drame
Sur le plateau, le Dr Amir Khan, médecin résident de l’émission, remet les choses en perspective avant de détailler le mécanisme exact. Il précise d’abord que la septicémie « peut venir de n’importe quelle infection », mais qu’elle reste rare à partir d’un simple follicule pileux enflammé.
L’explication technique, elle, éclaire tout. Le rasage autour d’une zone poilue peut provoquer de minuscules coupures invisibles à l’œil nu, des micro-abrasions. La peau, première barrière naturelle contre les infections, se retrouve fragilisée. Une bactérie très commune, le staphylocoque, en profite alors pour s’infiltrer sous la surface et déclencher un abcès de grande taille, comme celui vécu par Christy Collins.
Ce type d’abcès, précise le Dr Khan, « nécessite toujours une intervention chirurgicale ». Impossible de le traiter seul avec des antibiotiques classiques une fois qu’il a atteint ce stade, comme le confirment aussi d’autres avancées en matière de détection précoce qui misent avant tout sur la rapidité de réaction.
Depuis son opération, Christy Collins vit un quotidien bouleversé : sa mère l’assiste même sous la douche, glissant un sac plastique autour de sa jambe pour protéger le pansement de l’eau.
« C’est un traumatisme dont j’essaie encore de me remettre », confie-t-elle, des propos qui font écho à l’importance de dépister vite, à l’image de ce test rapide et peu coûteux désormais capable de détecter certaines maladies dès leurs premiers signes.
L’histoire de Christy Collins tient en une phrase : un geste anodin, presser un bouton, a failli lui coûter la vie en quelques jours. De quoi rappeler qu’un corps qui envoie des signaux inhabituels ne ment jamais, même quand on préfère y voir la chaleur de l’été.
Si ce récit vous a fait froid dans le dos, ce test capable de détecter une maladie 14 ans à l’avance pourrait bien vous intéresser tout autant. Retrouvez aussi nos actualités santé en nous suivant sur Google Discover.