Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Physique transformé, 600 € par mois, rumeurs de couple : la vie de Jonathann Daval en prison intrigue

Publié par Cassandre le 17 Sep 2026 à 7:07
Homme musclé anonyme dans un atelier de prison sombre

Neuf ans après la mort d’Alexia, le nom de Jonathann Daval revient régulièrement dans l’actualité. Entre son quotidien à la maison centrale d’Ensisheim, ses relations avec d’autres grands noms du crime et une transformation physique qui a frappé les observateurs, l’ancien informaticien continue de fasciner. Mais un détail sur sa vie derrière les barreaux reste plus commenté que les autres.

Une peine de 25 ans dans une prison où se croisent les plus grands criminels de France

Condamné en novembre 2020 à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Alexia, Jonathann Daval a d’abord connu la Maison d’arrêt de Dijon, avant de quitter le quartier d’isolement en mai 2021. Il purge désormais sa peine à la maison centrale d’Ensisheim, en Alsace, un établissement où sont regroupés certains des détenus les plus surveillés du pays, à l’image de Dominique Pelicot, Nordahl Lelandais ou Guy Georges.

Sa période de sûreté, fixée à 12 ans et demi, exclut tout aménagement de peine avant ce terme. En tenant compte de sa détention provisoire débutée en janvier 2018, une libération conditionnelle pourrait théoriquement s’envisager au début des années 2030, avec un horizon fixé à 2035 pour la fin de la période incompressible. Une éventuelle sortie resterait soumise à l’évaluation stricte du juge d’application des peines, sur des critères de réinsertion et de dangerosité.

D’autres détenus emblématiques suivent des parcours similaires derrière les barreaux : le sort de Cédric Jubillar, jugé pour un fait divers tout aussi retentissant, alimente lui aussi régulièrement l’actualité judiciaire française.

600 euros par mois et une protection inattendue de Guy Georges

Loin de l’image du détenu isolé, Jonathann Daval a structuré un quotidien carcéral bien rempli. Comme l’a raconté sa mère, Martine Henry, dans son livre Moi, maman de Jonathann paru en novembre 2022, son fils fabrique des bobines de rouleau électrique et des rallonges, de 7h à 11h30 puis de 13h30 à 16h30.

Ce travail lui procurerait un salaire mensuel avoisinant les 600 euros, en partie reversé aux parties civiles et destiné à préparer sa sortie. Surnommé la « mascotte » de la détention, il pratiquerait aussi beaucoup de sport et se serait parfaitement intégré à la vie carcérale.

Selon sa mère, qui lui rend visite régulièrement, il côtoierait Guy Georges, qui l’aurait pris « sous son aile » à son arrivée pour l’aider à s’adapter. Un soutien inattendu, décrit par les surveillants pénitentiaires et son avocat, Me Randall Schwerdorffer, comme le signe d’un détenu modèle. Cette relation de protection entre codétenus rappelle d’autres histoires troublantes révélées sur les conditions de détention de prisonniers très surveillés, où les hiérarchies internes jouent un rôle déterminant. Reste que ce quotidien apparemment apaisé cache une autre rumeur, plus intime, que ses proches ont dû démentir publiquement. le salaire exact perçu par le détenu a d’ailleurs été détaillé dans plusieurs médias.

Couloir de cellule carcérale avec lettres et photo

La rumeur qui a forcé sa mère à sortir du silence

En septembre 2022, Dominique Rizet, consultant police-justice de BFMTV, affirmait au magazine Télé Star que Jonathann Daval vivait une histoire avec un codétenu plus âgé que lui. Une information formellement démentie par son entourage.

Interrogé par nos confrères de Gala, Me Randall Schwerdorffer a assuré avoir mené « des investigations » et confirmé qu’à ses yeux, aucune relation intime n’aurait été entamée, malgré une proximité réelle avec un détenu. Sa mère parle de « racontars » et affirme que son fils lui aurait dit « ne pas être comme ça ».

Autre transformation frappante : son apparence physique. Lors de son procès à Besançon en mai 2024 pour « dénonciation calomnieuse », l’ancien informaticien est apparu totalement métamorphosé et musclé, loin du profil bas de son procès à Vesoul. Son avocat évoquait alors un « parcours exemplaire ». Poursuivi pour avoir accusé à tort son beau-frère Grégory Gay du meurtre d’Alexia, il a été relaxé en avril 2024, une décision confirmée en appel le 13 juin 2025. Cette affaire collatérale rappelle d’autres rebondissements judiciaires glaçants qui ponctuent les grandes affaires criminelles françaises, tout comme la réapparition inattendue de son nom dans d’autres dossiers.

Neuf ans après le drame de Gray-la-Ville, l’histoire de Jonathann Daval continue de se réécrire à huis clos, entre rumeurs démenties et silhouette transformée. Sa prochaine échéance judiciaire concrète reste lointaine : rendez-vous, au plus tôt, à l’horizon 2035.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *