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« Une immense souffrance qui la débordait » : Julie, première plaignante contre Cauet, s’est donnée la mort à 28 ans

Publié par Cassandre Jolivet le 06 Nov 2026 à 13:57
« Une immense souffrance qui la débordait » : Julie, première plaignante contre Cauet, est morte à 28 ans

Elle avait 28 ans. En novembre 2023, Julie était la première femme à porter plainte contre Sébastien Cauet pour viol. Selon Le Nouvel Obs, elle s’est suicidée le 2 novembre, trois ans après sa plainte. Ceux qui l’accompagnaient disent leur sidération, et décrivent une souffrance qui ne la quittait plus. Et un détail de son parcours judiciaire revient dans leur bouche.

Si vous traversez une période difficile ou avez des idées suicidaires, le 3114 est joignable 24h/24 et 7j/7, gratuitement.

Première plainte, 2023 : le début d’un long parcours

C’est en novembre 2023 que Julie dépose plainte contre l’animateur. Les faits dénoncés : viol sur mineure de plus de 15 ans et corruption de mineure, selon Le Nouvel Obs.

Le magazine avait alors publié son témoignage, aux côtés de ceux d’autres femmes. Sa parole avait ouvert la voie. Elle était devenue, sans l’avoir cherché, la première d’une série.

L’année suivante, l’animateur a été mis en examen dans le cadre de quatre affaires de viols et d’agressions sexuelles. Il conteste les accusations, et la présomption d’innocence s’applique à lui comme à tout justiciable. Pour rappel, un autre volet judiciaire concernant l’animateur avait connu un rebondissement, preuve que les procédures se multiplient autour de lui.

Mais pour Julie, le temps judiciaire n’a jamais été celui du soulagement. Il s’est étiré, année après année, pendant que la vie continuait. Que disaient ses proches de ces trois années ?

« Lumineuse, drôle, attachante » : ce que disent ceux qui l’accompagnaient

Le témoignage le plus marquant est celui d’Emmanuelle Dancourt, présidente de l’association MeTooMedia. Elle accompagnait la jeune femme depuis deux ans. « Nous sommes dévastés. Julie était lumineuse, drôle, attachante, mais elle avait cette immense souffrance qui la débordait », confie-t-elle, sous le choc.

Cette souffrance, Julie l’exprimait à ses proches. Parfois aussi sur les réseaux sociaux, quand la colère devenait trop forte. Elle l’avait menée à plusieurs reprises à l’hôpital, selon la source.

Le tableau est celui d’une jeune femme fragile, entourée, mais submergée. Ce genre de drame rappelle à quel point une plainte pour violences sexuelles peut peser sur celles qui la portent, et l’onde de choc des témoignages dans d’autres affaires médiatiques en dit long sur ce que cela exige.

Reste la question que posent aujourd’hui ses proches : qu’est-ce qui, dans ce parcours, pesait autant ?

Trois ans d’instruction et des « procédures-bâillons »

Bougie et fleurs blanches sur un rebord de fenêtre

L’affaire Cauet n’a pas fini de produire ses ramifications. L’instruction pour viols et corruption de mineures visant l’animateur est toujours en cours, trois ans après la première plainte de Julie.

C’est précisément ce que Julie dénonçait. Selon le texte de la source, elle pointait « sans cesse un parcours juridique long et complexe, et des procédures-bâillons qui s’ajoutaient à l’instruction de sa plainte ». Ces propos sont rapportés par l’une des personnes qui la soutenaient.

L’article du Nouvel Obs, dont seul un extrait est accessible, ne détaille pas davantage ces procédures. On retiendra donc ce qui est établi : une instruction qui dure, et une plaignante qui vivait cette durée comme une épreuve supplémentaire.

Dans un autre dossier, la question des suites judiciaires possibles montre combien l’attente structure la vie de celles et ceux qui ont parlé.

Julie ne verra pas la fin de l’instruction. Son témoignage, lui, reste au dossier.

Une parole libérée ne protège pas de tout, et son coût humain se mesure parfois bien après la plainte. Pour comprendre comment d’autres affaires secouent le monde médiatique, les mots d’Adeline Blondieau sur Johnny Hallyday ont ouvert un débat brûlant.

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