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En arrêt maladie chez Auchan, elle est démasquée par un détective dans un autre magasin : son licenciement validé

Publié par Cassandre le 06 Août 2026 à 7:34
En arrêt maladie chez Auchan, elle est démasquée par un détective dans un autre magasin : son licenciement validé

Un arrêt maladie qui n’empêche pas de travailler ailleurs, la scène est presque banale. Sauf quand un employeur décide de vérifier, et qu’il embauche pour cela un détective privé. C’est exactement ce qui vient d’arriver à une salariée espagnole d’Alcampo, l’enseigne locale du groupe Auchan. Trois jours de filature plus tard, son destin professionnel basculait devant les tribunaux.

Une insuffisance veineuse qui interroge son employeur

L’histoire commence de façon très ordinaire. Une employée à temps partiel au rayon traiteur d’un supermarché Alcampo se retrouve en arrêt maladie pour une insuffisance veineuse périphérique chronique. Le diagnostic est réel : cette pathologie provoque de fortes douleurs dans les jambes, rendant, selon le certificat médical, la station debout prolongée et la manipulation d’outils difficiles.

Sur le papier, tout semble cohérent. C’est d’ailleurs un cas de figure que la justice a déjà tranché plusieurs fois, comme dans cette affaire où une salariée jouant au padel en arrêt maladie avait finalement obtenu gain de cause. Mais chez Alcampo, un doute s’installe. Les responsables de l’enseigne trouvent le comportement de leur employée suspect et décident de ne pas se contenter des documents médicaux fournis.

La décision est radicale : faire appel à un détective privé pour observer la salariée pendant sa période d’incapacité. Ce type de surveillance patronale n’est pas isolé en France non plus, où certains patrons paient plus de 2 000 € par jour pour ce genre de prestation. La méthode est intrusive, mais elle va s’avérer déterminante dans cette affaire espagnole.

Le rapport du détective qui change tout

Pendant la période de Noël, moment de forte affluence pour le commerce, le détective mandaté par Alcampo repère sa cible dans un magasin de vêtements. Ce qu’il filme ne colle absolument pas avec le certificat médical de la salariée.

La femme manipule des cintres, ouvre et ferme des rideaux métalliques, utilise des ciseaux, ajuste l’éclairage du magasin. Parfois seule, parfois accompagnée, elle enchaîne des gestes précis et répétés, sans montrer le moindre signe de gêne ou de douleur. Rien dans son attitude ne rappelle une personne souffrant d’une insuffisance veineuse invalidante.

Pour Alcampo, le constat est sans appel : la salariée a menti sur son incapacité pour justifier son absence tout en travaillant ailleurs pendant sa période d’arrêt. L’entreprise décide alors de la licencier pour faute grave, estimant qu’elle a fait preuve de mauvaise foi. Ce type de licenciement fait écho à d’autres dossiers similaires, comme celui d’une employée surprise en pleine activité sportive pendant son propre arrêt.

Pourquoi la justice a validé le licenciement

Détective privé en filature depuis une voiture

Face à son licenciement, la salariée n’a pas baissé les bras. Elle a saisi les tribunaux espagnols pour tenter de faire annuler la décision de son ancien employeur, réclamant au passage des dommages et intérêts pour violation de ses droits fondamentaux. Son argument principal : le rapport du détective serait insuffisant pour justifier un licenciement, et la méthode de surveillance aurait été trop intrusive.

Le juge n’a pas retenu cette défense. Premier élément décisif : la filature n’a duré que trois jours, et elle s’est déroulée exclusivement dans des lieux publics, un cadre légal et proportionné selon la jurisprudence espagnole. Cette question de la proportionnalité revient régulièrement dans ce type de contentieux, notamment lorsqu’une salariée en arrêt pour diabète avait été filmée en train de boire du vin par un détective mandaté par son employeur.

Second argument tranchant : le tribunal a estimé que les tâches accomplies dans le magasin de vêtements — manipuler des objets, se déplacer, ajuster des équipements — étaient similaires à celles exigées au rayon traiteur d’Alcampo. Impossible, dès lors, de soutenir une incapacité physique dans un contexte et une pleine capacité dans l’autre. Le tribunal a donc validé le licenciement pour faute grave, donnant raison à l’employeur sur toute la ligne.

Un arrêt maladie n’est jamais un blanc-seing pour travailler ailleurs, aussi discret que cela puisse sembler. La justice espagnole vient de le rappeler avec fermeté : trois jours de filature ont suffi à faire tomber un mensonge et à valider un licenciement pour faute grave. La prochaine fois que la tentation se présente, mieux vaut s’en souvenir.

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