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« J’étais sûre que c’était elle » : une retraitée affirme avoir croisé Maddie McCann au supermarché

Publié par Cassandre le 07 Oct 2026 à 6:34

Dix-sept ans : c’est l’âge que Maddie McCann aurait aujourd’hui. Et si la fillette disparue à Praia da Luz en 2007 avait été aperçue bien après les faits ? Selon Le Sun, une enseignante portugaise à la retraite affirme l’avoir croisée dans un supermarché. Son récit repose sur un détail physique très rare, et sur un véhicule que les enquêteurs connaissent bien.

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Un suspect allemand, une enquête qui tourne autour de Praia da Luz

Pour comprendre pourquoi ce témoignage fait du bruit, il faut revenir en arrière. Il y a quelque temps, Christian Brueckner est devenu le suspect numéro un dans l’enquête pour enlèvement et meurtre de la petite Madeleine. Cet Allemand de 43 ans est incarcéré à Kiel pour trafic de stupéfiants.

Il serait aussi visé dans plusieurs affaires de viols et de crimes pédophiles. C’est la police allemande qui a remonté la piste jusqu’à lui, dans le cadre du dossier de la fillette disparue au Portugal. Il vivait non loin de l’endroit où l’enfant s’est volatilisée.

Depuis, les éléments à charge s’accumulent, d’après la source. Reste que Christian Brueckner est un suspect : il n’est pas condamné pour cette affaire, et la présomption d’innocence s’applique.

Du côté de la justice allemande, le ton n’était pas à l’espoir. Le procureur Hans Christian Wolters avait déclaré détenir des preuves que Madeleine était morte. Il n’a jamais dit lesquelles. Pour mesurer ce que vaut cette conviction, il faut regarder de près ce que le principal suspect a lui-même admis sur sa position cette nuit-là.

Et c’est dans ce climat, où l’on pensait l’histoire presque écrite, qu’une nouvelle voix s’est fait entendre. Elle vient d’une femme qui n’avait jamais parlé.

Maria, l’enseignante qui dit avoir vu Maddie à Albufeira

Elle s’appelle Maria. Enseignante portugaise à la retraite, elle affirme avoir aperçu Maddie dans un supermarché d’Albufeira, à une soixantaine de kilomètres de Praia da Luz. C’était, dit-elle, il y a trois ou quatre ans. Elle ne se souvient pas de la date exacte.

Sa scène est banale, presque anodine. Une adolescente à sa droite, qui discute en allemand avec une autre fille. Rien de plus, jusqu’à ce qu’elle croise son regard.

La personne repérée aurait eu treize ou quatorze ans selon ses dires, ce qui correspondrait à l’âge de Maddie à l’époque. Un calcul simple, mais qui ne prouve rien à lui seul. Des milliers de jeunes filles ont cet âge, et beaucoup parlent allemand l’été sur la côte portugaise.

Pourquoi, alors, une telle certitude ? Parce que l’œil de Maddie a une particularité. Une autre histoire a d’ailleurs circulé autour de ce détail : une théorie qui s’appuie elle aussi sur l’œil droit de la fillette.

Maddie présente un colobome oculaire à l’œil droit, une anomalie qui touche un enfant sur 10 000. Cette marque distinctive aurait permis à Maria de la reconnaître. « Quand j’ai vu ses yeux, j’étais sûre que c’était elle », a-t-elle déclaré.

Mais pourquoi n’a-t-elle pas donné l’alerte sur le moment ? Sa réponse est plus troublante que prévu.

Van blanc et jaunâtre garé dans une rue du sud du Portugal

Le van blanc et jaunâtre qui relie le témoin au suspect

Ce genre de témoignage tardif n’est pas une première dans cette affaire, qui a vu défiler de nombreuses personnes affirmant savoir quelque chose. Il y a eu par exemple cette Américaine de 22 ans qui prétendait être Maddie. Le cas de Maria est différent : elle ne dit pas être Maddie, elle dit l’avoir vue.

Son explication tient en quelques secondes. Elle n’aurait fait le lien que juste après le départ des deux filles, « malheureusement trop tard ». Elle a cherché dans les allées, vérifié aux caisses si elles étaient seules ou accompagnées. Elle ne les a jamais revues.

À l’époque, elle n’a pas prévenu la police. Elle dit avoir décidé de parler après avoir appris l’implication présumée de Christian Brueckner. Autre limite de taille : le supermarché efface régulièrement ses enregistrements vidéo, donc les images ne peuvent pas être récupérées.

Voici le détail qui secoue vraiment l’enquête. Maria assure avoir aussi vu, près de ce supermarché, le van de Christian Brueckner, un véhicule très singulier, reconnaissable à ses couleurs blanches et jaunâtres.

« Je me rappelle parfaitement l’avoir vu quelque part, dans une rue adjacente ou dans la zone où les clients avaient l’habitude de se garer », affirme-t-elle. Elle reconnaît ne pas pouvoir dire quand exactement. Selon la source, ses éléments concorderaient avec les soupçons visant le suspect allemand.

Concorder n’est pas prouver. Mais ce double témoignage, une jeune fille et un van, est ce qui lui donne du poids.

Ce que ce témoignage peut changer pour l’enquête

Ces déclarations ont été faites dans l’émission Sexta as 9, présentée par Sandra Felgueiras. La journaliste portugaise est connue dans son pays pour avoir interviewé les parents McCann. Les propos de Maria n’ont donc pas surgi dans un coin obscur du web.

Reste la question qui fâche : à quoi sert un souvenir vieux de plusieurs années, sans image ni date précise ? Pour les enquêteurs, un témoin qui se rappelle un visage est un point de départ, pas une conclusion. Et la thèse défendue par le procureur Wolters, selon laquelle Maddie serait morte, n’est pas remise en cause officiellement dans la source.

Le dossier Brueckner, lui, continue d’évoluer sur le plan judiciaire. Certains articles évoquent même que le principal suspect pourrait bientôt être libéré, un paradoxe qui nourrit la frustration autour de ce dossier.

Autre axe à surveiller : les recherches sur le terrain. Des fouilles ont été évoquées, et ces fouilles qui pourraient tout faire basculer montrent à quel point les pistes restent ouvertes.

Que retenir, finalement ? Qu’une enseignante à la retraite affirme avoir vu une adolescente aux yeux singuliers, et un van que tout le monde associe au suspect. Qu’aucune preuve matérielle ne l’étaye pour l’instant. Et que l’enquête, vingt ans après les faits, continue de se nourrir de souvenirs.

Un doute de plus, ou le fil qui manquait : c’est aux enquêteurs de trancher.

Un témoin, un œil rare, un van : le puzzle Maddie reste incomplet, mais chaque pièce relance la question. Et si vous pensiez tout savoir sur la nuit de la disparition, ce mot laissé au restaurant que sa mère regrette amèrement a de quoi vous glacer. Et si une autre piste, plus inattendue, vous intrigue, cette théorie du chauffeur ivre qui a relancé l’enquête mérite aussi votre attention.

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