Il piège un inconnu sur un site BDSM pour maquiller le meurtre de sa femme : le plan glaçant d’un mari infidèle

Un ancien agent des forces de l’ordre, une liaison avec la nounou, un inconnu attiré dans un piège mortel via un site fétichiste. L’affaire Brendan Banfield ressemble à un thriller — sauf que chaque détail est réel. Le verdict vient de tomber en Virginie, et il est sans appel.
Brendan Banfield, 39 ans : la double vie qui a tout déclenché
L’histoire commence comme un banal fait divers conjugal. Brendan Banfield, 39 ans, vivait avec sa femme Christine et leur fille de quatre ans à Fairfax, en Virginie. Ancien membre des forces de l’ordre, il jouissait d’une respectabilité de façade.
Sauf que derrière cette façade, Banfield entretenait une relation avec Juliana Peres Magalhaes, l’au pair de la famille. Une liaison secrète qui, selon les procureurs, a fini par devenir le moteur d’un plan d’une cruauté méthodique. Plutôt que de demander le divorce, il a choisi une issue bien plus sinistre.
Sa stratégie : se débarrasser de Christine en faisant porter le chapeau à un parfait inconnu. Pour ça, il lui fallait un bouc émissaire crédible. Et il savait exactement où le trouver. Ce qu’il a mis en place ensuite dépasse l’entendement.
Un profil fictif, un site BDSM et un piège mortel pour Joe Ryan
Banfield a créé un faux profil sur un site de bondage et de fétichisme, en se faisant passer pour sa propre femme. Il a commencé à échanger avec un certain Joe Ryan, un homme qui n’avait aucune idée de ce qui l’attendait.
Les messages décrivaient un scénario de jeu de rôle sexuel impliquant des liens, un couteau pour découper des vêtements, et d’autres pratiques violentes. Ryan a accepté. Banfield avait trouvé la personne qui allait, à son insu, jouer un rôle fatal.
Le soir du passage à l’acte, Magalhaes devait appeler le téléphone de Christine dès que Ryan franchirait la porte. Un signal. Quand l’inconnu est entré, Banfield lui a tiré une balle dans la tête. Puis il s’est retourné vers sa femme et l’a poignardée à mort — devant leur domicile familial, pendant que leur fille de quatre ans dormait.
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Magalhaes a avoué avoir tiré une seconde fois sur Ryan alors qu’il gisait au sol. Mais elle affirme ne pas avoir pu regarder le meurtre de Christine. « Je me suis accroupie de l’autre côté du lit, je me bouchais les oreilles et les yeux », a-t-elle témoigné. « Les quelques fois où j’ai regardé, je l’ai vu la poignarder. » Son témoignage a été décisif devant le tribunal.

Perpétuité sans remise de peine : la juge ne lui a rien épargné
La justice américaine n’a pas tremblé. La juge Penney S. Azcarate a condamné Brendan Banfield à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle. Ses mots résonnent comme un verdict moral autant que pénal.
« Le niveau de cruauté, de calcul et d’inhumanité dans cette affaire reflète quelque chose de bien plus profond que la colère ou l’impulsion — cela reflète le mal », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que « le mépris de la vie de votre femme, quelqu’un que vous étiez censé aimer, est presque inconcevable ».
La juge a insisté sur un point qui a marqué toute la salle : Banfield n’a jamais, à aucun moment, pensé à l’impact de ses actes sur sa fille de quatre ans. Il a attiré un homme innocent dans un piège mortel, poursuivi son plan après les meurtres sans manifester le moindre remords, et privé son enfant de tout.
Quant à Magalhaes, elle a plaidé coupable d’homicide involontaire après avoir conclu un accord avec la police. Son témoignage contre Banfield a été le pivot du procès. Sans elle, l’ancien agent des forces de l’ordre aurait peut-être réussi à faire croire à sa mise en scène macabre.
Un ancien flic, un site fétichiste, un inconnu piégé, une femme assassinée, une fillette orpheline : l’affaire Banfield restera comme l’un des plans criminels les plus froids jamais jugés en Virginie. Et la question qui hante : combien de profils sur ces plateformes cachent des intentions qui n’ont rien à voir avec le jeu ?