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Saint-Priest : un cortège de mariage sanctionné de 87 amendes, 10 945 euros et 242 points de permis retirés

Publié par Cassandre le 28 Sep 2026 à 15:50
Policier verbalisant un cortège de voitures de mariage

Un samedi de septembre comme un autre à Saint-Priest, dans le Rhône. Sauf que ce jour-là, un cortège de mariage a transformé les rues de la commune en circuit improvisé. Klaxons incessants, passagers perchés sur le rebord des fenêtres, comportements qualifiés de « particulièrement problématiques » par la mairie. Ce que la police a fini par constater sur place dépasse largement le simple tapage.

Un cortège de mariage qui tourne au chaos dans les rues de la ville

Contravention tenue en main près d'un volant de voiture

Samedi 26 septembre, le maire Gilles Gascon (LR) publie une vidéo sur son compte Facebook. On y voit une longue file de voitures klaxonnant sans interruption, certains passagers assis sur le rebord de leurs fenêtres, en pleine circulation.

La commune compte près de 50 000 habitants, et ce genre de scène n’est visiblement pas passé inaperçu auprès des riverains. Excédé par ce qu’il qualifie de « dérives », l’édile décide de ne pas laisser filer l’incident. Il aurait alors demandé une intervention conjointe et immédiate.

La police municipale et la police nationale sont mobilisées pour « relever les infractions constatées », selon les mots du maire. Une décision rare pour un simple mariage, mais pas isolée : d’autres villes françaises ont déjà eu affaire à ce type de débordements collectifs lors de rassemblements festifs. Restait à savoir ce que les forces de l’ordre allaient réellement trouver une fois sur le terrain.

Le bilan que le maire qualifie lui-même de « sans ambiguïté »

Dans son message publié sur Facebook, Gilles Gascon ne mâche pas ses mots. Il évoque « des comportements particulièrement problématiques » et affirme avoir voulu que la loi s’applique, sans exception, même pour une célébration familiale.

La mobilisation policière n’a pas été symbolique. Les agents ont sillonné le trajet du cortège pour dresser des constats précis, verbalisation après verbalisation. Ce type d’opération, coordonnée entre deux forces distinctes, demande une organisation rapide un jour de week-end.

Et le résultat tombe, sans détour : 87 verbalisations, 10 945 euros d’amendes et pas moins de 242 points de permis retirés. Un chiffre qui donne une idée du nombre de conducteurs impliqués dans ce cortège devenu incontrôlable. « Le bilan est sans ambiguïté », résume le maire, avant d’ajouter que Saint-Priest reste ouverte aux mariages, mais pas aux « comportements dangereux ». Un rappel qui, visiblement, n’a rien d’anodin dans la région.

Ce précédent qui montre que Saint-Priest n’est pas un cas isolé

Ce genre d’épisode n’est pas propre à la banlieue lyonnaise. Des cortèges de mariage bruyants et dangereux ont déjà défrayé la chronique ailleurs en France, obligeant plusieurs municipalités à durcir leur position.

Mi-septembre, à quelques centaines de kilomètres de là, le maire de Nice Éric Ciotti a carrément annulé une célébration en cours de préparation. Sur X, il explique qu’un « cortège de mariage a bloqué la voie rapide et multiplié les infractions au Code de la route ».

Sa décision a été radicale : mobilisation de la police municipale et annulation du mariage prévu à 11 heures au Parc Phoenix. « À Nice, un mariage n’autorise ni les rodéos ni le mépris des règles », a-t-il martelé, promettant que « chaque mariage provoquant des troubles à l’ordre public sera automatiquement annulé ».

Une fermeté qui n’est d’ailleurs pas nouvelle sur la Côte d’Azur : son prédécesseur, Christian Estrosi, avait déjà utilisé cette arme de l’annulation à la dernière minute pour sanctionner des cortèges incivils.

Ce que ces sanctions changent pour les prochains mariages

Difficile désormais d’ignorer le message envoyé par ces deux villes. À Saint-Priest comme à Nice, les municipalités affichent une tolérance zéro envers les cortèges qui débordent sur l’espace public et mettent en danger d’autres usagers de la route.

Le montant des amendes à Saint-Priest, plus de 10 000 euros au total, illustre concrètement le coût réel de ces débordements pour les invités concernés. Et avec 242 points de permis retirés d’un coup, certains conducteurs risquent de se retrouver avec un solde très réduit.

Reste à voir si d’autres communes suivront cet exemple dans les mois à venir, à l’approche de la saison des mariages 2026. La méthode Ciotti, plus radicale encore avec l’annulation pure et simple, pourrait faire des émules si les incidents se multiplient.

Une chose est sûre : les futurs mariés feraient bien de rappeler certaines consignes à leurs invités avant le grand jour, sous peine de voir la fête tourner court.

Pour suivre ce type d’actualité au fil de l’eau, certains lecteurs choisissent d’ajouter Le Parisien en favori sur Google, quand d’autres préfèrent encore feuilleter le journal le week-end.

Une facture à cinq chiffres, deux polices mobilisées et un maire qui ne compte visiblement pas laisser passer : voilà le vrai coût d’un mariage qui dérape. Et si vous pensiez que seuls les cortèges finissaient par déraper en pleine rue, ce que d’autres rassemblements festifs ont provoqué ailleurs risque de vous surprendre tout autant. Quant à savoir jusqu’où certains événements privés peuvent déraper en public, un autre banquet géant récent pose lui aussi de sérieuses questions.

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