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87 verbalisations, 10 945 euros d’amendes, 242 points retirés : un maire fait payer cher les débordements d’un mariage

Publié par Cassandre le 28 Sep 2026 à 15:21
Policier municipal contrôlant un cortège de voitures klaxonnant

Un mariage, des klaxons, et puis plus rien qui ressemble à une fête tranquille. Samedi 26 septembre, à Saint-Priest, dans le Rhône, un cortège nuptial a fini par attirer l’attention de la police municipale et nationale. Ce que révèle le maire quelques heures plus tard va bien au-delà d’un simple rappel à l’ordre.

Un cortège qui dégénère en pleine ville

Saint-Priest, commune de près de 50 000 habitants dans le Rhône, n’a pas l’habitude de ce genre de scène. Ce samedi-là, un mariage donne lieu à des « comportements particulièrement problématiques », selon les mots du maire Gilles Gascon, publiés sur les réseaux sociaux.

L’édile partage une vidéo tournée depuis les rues de la ville. On y voit une longue file de voitures, klaxons hurlants, avec des passagers apparemment installés sur le rebord des fenêtres. Une scène qui n’est pas sans rappeler d’autres cortèges de mariage devenus incontrôlables ailleurs en France, à l’image des excès de vitesse relevés lors de certains contrôles routiers musclés menés récemment.

Face à ces « dérives », Gilles Gascon ne se contente pas d’un communiqué agacé. Il décide de mobiliser directement les forces de l’ordre pour intervenir sur place et « relever les infractions constatées ». Une demande rare, formulée en direct, qui va transformer ce mariage en véritable opération de terrain pour la police municipale et nationale.

Reste à savoir combien d’infractions ont réellement été recensées ce jour-là. Le chiffre, révélé quelques heures plus tard, dépasse largement ce à quoi on pouvait s’attendre.

Le bilan qui ne laisse aucune place au doute

Le lendemain, le maire de Saint-Priest publie un décompte précis, presque martial. « Le bilan est sans ambiguïté », écrit-il, avant de détailler les chiffres un par un.

87 verbalisations ont été dressées sur la seule journée. Un volume qui traduit l’ampleur des comportements observés, bien au-delà d’un simple excès isolé.

À ces verbalisations s’ajoute une addition financière conséquente : 10 945 euros d’amendes cumulées pour l’ensemble des personnes contrôlées. De quoi rappeler que les excès du jour ont un coût très concret, comme dans d’autres affaires où une simple infraction routière peut aussi peser lourd sur le porte-monnaie.

Mais le chiffre le plus frappant concerne les permis eux-mêmes. Ce ne sont pas quelques points isolés qui ont sauté ce jour-là, mais un total cumulé impressionnant, révélé en fin de bilan par l’édile lui-même : 242 points de permis retirés au total sur l’ensemble des conducteurs verbalisés.

Carnet de contraventions et permis de conduire sur tableau de bord

242 points envolés en une seule journée

Ce total de points de permis retirés en une intervention donne une idée de l’ampleur du dispositif déployé ce samedi-là. Concrètement, cela représente l’équivalent de plusieurs dizaines de permis amputés d’un coup, répartis entre les nombreux conducteurs pris en faute pendant le cortège.

Klaxons prolongés, passagers hors du véhicule, vitesse excessive en pleine agglomération : chaque infraction relevée par les policiers a été comptabilisée et sanctionnée, sans exception ni tolérance particulière liée à l’occasion festive.

Le maire de Saint-Priest ne cache pas sa satisfaction face à ce résultat, qu’il présente comme un message clair envoyé à l’ensemble des habitants de la commune. « Un résultat qui rappelle une chose simple : à Saint-Priest, les mariages sont les bienvenus, les incivilités et les comportements dangereux, eux, ne le sont pas », conclut-il, en remerciant au passage les policiers mobilisés ce jour-là.

Une phrase qui résume à elle seule la philosophie de son intervention : célébrer, oui, mais dans le respect du code de la route et de la tranquillité des riverains. Et Saint-Priest n’est pas la seule commune à avoir dû sévir face à ce type de débordements.

Quand d’autres maires appliquent la même fermeté

Cette affaire de Saint-Priest n’est pas un cas isolé. Mi-septembre, à quelques centaines de kilomètres de là, Éric Ciotti, maire de Nice, avait pris une décision encore plus radicale face à un cortège nuptial jugé incontrôlable.

Sur le réseau social X, l’édile niçois avait raconté qu’un « cortège de mariage a bloqué la voie rapide et multiplié les infractions au Code de la route ». Sa réponse avait été sans appel : mobilisation immédiate de la police municipale, puis annulation pure et simple du mariage prévu à 11 heures au Parc Phoenix.

« À Nice, un mariage n’autorise ni les rodéos ni le mépris des règles. Chaque mariage provoquant des troubles à l’ordre public sera automatiquement annulé », avait alors promis Éric Ciotti, reprenant une pratique déjà utilisée par son prédécesseur Christian Estrosi, qui avait lui aussi annulé des cérémonies à la dernière minute pour sanctionner des comportements inciviques.

Ces deux exemples, à Saint-Priest comme à Nice, dessinent une tendance de fond chez certains élus locaux : celle d’un contrôle renforcé sur les cortèges nuptiaux, quitte à gâcher la fête pour les fautifs. Reste à savoir si d’autres municipalités suivront ce chemin dans les mois à venir, notamment à l’approche de la prochaine saison des mariages.

87 verbalisations, plus de 10 000 euros d’amendes, 242 points envolés : ce mariage restera dans les annales de Saint-Priest pour de mauvaises raisons. Mais la route reste aussi le théâtre d’autres histoires marquantes, comme celle de ce conducteur de 78 ans flashé à une vitesse que personne n’attendait sur son engin.

Et si les excès de vitesse vous semblent déjà spectaculaires, ce présentateur TV cumulant sept flashs en une seule journée risque de vous laisser sans voix.

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