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« J’espère qu’elles seront crues » : une mère brise le silence après la réouverture de l’enquête visant le père de Jérôme Barella

Publié par Cassandre le 11 Juin 2026 à 10:45

L’affaire Barella ne cesse de s’alourdir. Alors que Jérôme Barella reste le principal suspect dans la mort de la petite Lyhanna, c’est désormais son propre père qui revient sous les projecteurs de la justice. Et cette fois, c’est une mère qui prend la parole — avec une rage froide et des mots qui glacent.

jerome barella

Joël Barella : des accusations d’inceste classées puis rouvertes

L’histoire remonte à une période comprise entre 2010 et 2018. Deux petites-filles de la compagne de Joël Barella l’accusent de viols et d’agressions sexuelles. Des faits qu’il a toujours niés en bloc.

La justice avait alors classé les deux affaires sans suite. Un classement qui avait plongé les victimes présumées et leurs proches dans un sentiment d’abandon total. Comme dans d’autres affaires de violences sexuelles, la parole des victimes s’était heurtée à un mur judiciaire.

Mais aujourd’hui, au moins l’une des deux enquêtes vient d’être rouverte. Un rebondissement rare dans ce type de dossier, qui redonne un espoir concret aux plaignantes. Le contexte est évidemment amplifié par la médiatisation autour de la mort de Lyhanna, qui a remis toute la famille Barella sous une lumière crue.

Ce n’est pas un hasard si cette réouverture intervient maintenant. La pression médiatique et l’émotion publique ont manifestement pesé dans la balance.

« Elles ont été salies physiquement et moralement » : le témoignage glaçant de Bérengère Sinègre

Bérengère Sinègre est la mère de Maëva, l’une des deux victimes présumées. Au micro de BFMTV, elle a livré un témoignage d’une intensité rare. Ses mots sont pesés, mais la douleur transperce chaque phrase.

« J’espère que cette fois-ci, elles vont être entendues et qu’elles seront crues pour qu’on arrête de dire que ce sont des menteuses », lance-t-elle. Une supplique qui résonne bien au-delà de cette seule affaire. Combien de victimes d’inceste en France se sont entendu répondre qu’elles inventaient ?

Puis elle enfonce le clou : « Elles ont été salies physiquement, elles ont été salies moralement parce qu’elles ont été rejetées par toute la famille. » Un double traumatisme — celui des faits reprochés, et celui de l’isolement familial qui a suivi la dénonciation. Ce mécanisme de rejet est documenté dans la quasi-totalité des affaires d’inceste : la protection des enfants passe souvent après le silence imposé par le clan.

Ce témoignage n’est pas seulement celui d’une mère. C’est celui de milliers de familles confrontées à l’inceste, où la parole des enfants est systématiquement mise en doute. Selon les associations spécialisées, un Français sur dix déclare avoir été victime d’inceste.

Dossier judiciaire fermé sur un bureau avec un marteau de juge

Ce que cette réouverture change pour les victimes présumées

Une décision du parquet peut tout faire basculer. Dans le cas de Joël Barella, la réouverture d’au moins une des deux enquêtes signifie concrètement que de nouveaux actes d’investigation vont être menés. Auditions, confrontations, expertises : le dossier repart de zéro ou presque.

Pour Maëva et l’autre victime présumée, c’est d’abord une reconnaissance symbolique immense. Après des années à être traitées de « menteuses » — le mot revient dans la bouche de Bérengère Sinègre comme une blessure ouverte —, la justice accepte enfin de les écouter à nouveau.

Le timing n’est pas anodin. L’affaire de la mort de Lyhanna, dans laquelle Jérôme Barella est suspecté, a braqué les projecteurs sur l’ensemble de la famille. Ce que le silence avait enterré pendant des années refait surface sous la pression de l’opinion publique et des médias.

Reste une question cruciale : cette réouverture débouchera-t-elle sur des poursuites, ou s’arrêtera-t-elle à un nouveau classement ? Les suites judiciaires dépendront largement des éléments nouveaux que l’enquête parviendra — ou non — à mettre au jour.

« J’espère qu’elles seront crues. » Cinq mots qui résument des années de combat, de doute et d’attente. Si cette affaire nous rappelle une chose, c’est que dans les dossiers d’inceste, le premier ennemi des victimes n’est pas toujours l’agresseur présumé — c’est le silence de ceux qui refusent d’entendre. Et vous, pensez-vous que la justice française protège suffisamment la parole des enfants ?

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