Mort du petit Emile : un voisin des grands-parents responsable du meurtre ?
Dans l’enquête sur la disparition et la mort du petit Emile, survenue le 8 juillet 2023 au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), les juges d’instruction ont lancé une vaste campagne de prélèvements ADN.
Début mars 2026, un ancien voisin des grands-parents de l’enfant a été contacté par la gendarmerie pour un test express à son domicile. L’objectif : ne laisser aucune piste inexplorée près de trois ans après le drame.
L’enquête sur la mort du petit Emile toujours en cours
Dans le cadre de l’enquête sur la mort du petit Emile, les juges d’instruction ont procédé à une série de prélèvements ADN auprès de plusieurs dizaines de personnes présentes au Haut-Vernet le 8 juillet 2023.
Parmi elles, un ancien habitant du hameau, voisin à l’époque des grands-parents de l’enfant, a reçu la visite de deux gendarmes à son domicile pour effectuer le test.
« Cela a pris cinq minutes », explique l’homme à BFM TV, précisant que les enquêteurs ont simplement réalisé un frottis buccal et relevé ses empreintes digitales, sans poser aucune question.
Prévenu quelques jours avant par téléphone, il juge cette démarche « une bonne chose », tout en la trouvant « peut-être un peu tard ».
Un voisin auditionné
Le jour de la disparition d’Emile, l’ancien voisin affirme être resté chez lui et assure n’avoir « rien vu ». La campagne ADN concerne non seulement les habitants, mais aussi les vacanciers et personnes de passage, afin de comparer leurs empreintes avec les éléments collectés dans l’enquête.
Comme le détaille BFM TV le 5 mars 2026, la procédure a été rapide et s’est limitée au prélèvement, aucun interrogatoire n’ayant été organisé.
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L’homme reste désormais dans l’attente des résultats et de l’évolution de l’enquête, qui dure près de trois ans.
Cette opération s’inscrit parmi les dernières démarches marquantes dans l’affaire Emile, rappelant la complexité de l’enquête.
Les grands-parents, Philippe et Anne Vedovini, avaient été placés en garde à vue en mars 2025 pour homicide volontaire et recel de cadavre, avant d’être relâchés sans poursuite.
L’avocat de la grand-mère avait estimé la campagne ADN « opportune » : « L’objectif, c’est d’arriver au constat selon lequel aucune porte ne sera restée fermée, aucune option n’aura pas été suivie », souligne-t-il à BFM TV, confirmant que les investigations continuent activement.