Mort du petit Émile : des objets saisis dans la cave des grands-parents relancent l’enquête
Près de trois ans après le décès du petit Émile, de nouveaux éléments attirent l’attention des enquêteurs et donnent lieu à de nouvelles analyses.
Le flou persiste. Cela fait pourtant près de trois ans qu’Émile a disparu et perdu la vie dans le Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence). Le garçonnet de deux ans séjournait alors chez ses grands-parents maternels le temps des vacances. Un court passage chez papi et mamie qui a viré au drame.
Coup de théâtre, une partie de ses ossements est retrouvée au mois d’avril 2024. Une découverte qui permettra à l’enquête d’avancer quelque peu, sans qu’ils parviennent à déterminer la cause ou les circonstances du drame. Au fil des mois se profile toutefois une certitude : le décès de l’enfant relève moins de l’accident que de l’acte criminel…
Ces nouvelles conclusions ont entraîné en 2025 l’arrestation des grands-parents ainsi que de deux de leurs enfants majeurs. En vain. Les quatre membres de la famille seront finalement relâchés sans poursuites.
Quels sont ces objets saisis dans la cave des grands-parents ?
Malgré tout, les enquêteurs ne perdent pas de vue la résidence secondaire de la famille. C’est ainsi que, fin 2025, de nouvelles perquisitions sont menées dans le Haut-Vernet et donnent lieu à la saisie « d’objets volumineux » dans la cave. Parmi eux, trois vélos, dont un ou plusieurs appartiennent à un oncle d’Émile, Maximin, 20 ans.
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Si les premiers articles sur le sujet n’évoquent que deux vélos, il apparaît rapidement que les enquêteurs ne se sont pas arrêtés à ces quelques objets.
Dans ses colonnes, Marie-France évoque en effet le transport d’autres objets qui ont ensuite été confiés au laboratoire spécialisé dans l’ADN du professeur Christian Doutremepuich. À terme, ces expertises minutieuses permettront peut-être d’identifier des traces de sang ou d’ADN et d’y associer une identité. En attendant, les grands-parents d’Emile gardent espoir et espèrent une résolution de l’affaire.
Cette demande de la grand-mère
Leur avocat, Me Julien Pinelli, a récemment rapporté qu’ils avaient procédé à des « demandes concrètes » auprès de deux juges d’instruction en charge de l’affaire. « Il ne s’agit pas de porter une critique sur l’enquête, ni de concurrencer le travail des enquêteurs », précisait-il au micro de la matinale Bonjour !.
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On apprend toutefois que certaines demandes de la grand-mère exigeaient la récolte d’ADN dans le village du Vernet, l’approfondissement des fouilles dans les lieux avoisinant le hameau et le passage en revue de rares témoignages qui corroborent la disparition du garçonnet.
En attendant les réponses des juges, les investigations se poursuivent.